Leclerc: 1,2 milliard d'euros d'investissements anti-crise

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Face à la crise, Leclerc investit. Le deuxième distributeur de France derrière Carrefour va mettre 1,2 milliard d'euros dans le développement du "drive" (service d'achat à distance par Internet, la livraison-réception des marchandises incombant au client), la rénovation de ses hypermarchés ou l'amélioration de ses outils logistiques. Commencés en juin 2014, ces investissements s'étaleront jusqu'à fin 2015.
Leclerc compte actuellement 665 magasins en France. Il prévoit d'ouvrir encore une centaine de drive d'ici la fin 2015, qui s'ajouteront aux 528 qu'il détient aujourd'hui.
"C'est un investissement d'adaptation à la crise (...) Il faut faire des gains logistiques, développer encore le drive et nos magasins spécialisés tout en attirant les clients dans les hypermarchés", a déclaré Michel-Edouard Leclerc, lors d'une interview avec Reuters en marge du "World retail congres" à Paris.
Selon l'institut IRI, le marché de la distribution, tous circuits confondus, a reculé de 1,6% en juillet et août en volume comme en valeur. Michel-Edouard Leclerc se défend toutefois d'alimenter le mouvement de baisse, estimant que "distributeurs et industriels sont obligés de suivre l'évolution du pouvoir d'achat des consommateurs".
Pour compenser les baisses de marges sur les produits courants, qui restent le vecteur d'attractivité de leur enseigne, les distributeurs retravaillent leurs gammes et les enrichissent.
Michel-Edouard Leclerc estime à 2% la croissance du chiffre d'affaires du groupement à la fin septembre, une progression essentiellement tirée par le développement des drive et de ses enseignes spécialisées dans la parapharmacie, les bijoux ou l'optique. Sur l'ensemble de 2014, la croissance devrait difficilement atteindre les 3%, au lieu des 3,5%-4,0% prévus en février et après 4,9% en 2013.
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