Quand il s'agit de leurs vacances, les Français ne sont pas à un paradoxe près. Plus tôt en décembre, une étude Ifop réalisée pour le courtier immobilier Ymanci révélait que six Français sur dix comptent réduire leurs dépenses liées aux festivités de cette fin d'année, qu'il s'agisse des repas familiaux, des sorties et des cadeaux. Si cette restriction du budget est plus marquée au sein des catégories socio-professionnelles pauvres et modestes, elle n'épargne pas les ménages financièrement plus confortables : 79% des Français de la classe moyenne se disent également dans cette situation cette année, mais aussi plus de la moitié (56%) des personnes considérées comme aisées (plus de 2 500 euros nets de revenus mensuels).
Pour autant, selon le baromètre Opinion Way-
Orisha
Ginkoia
, publié fin octobre, 26 % des Français prévoient de partir au ski pendant la saison d'hiver 2023-2024, contre 19% il y a tout juste un an. Pour rappel, cette même intention de départ n'était que de 20 % en octobre 2021 et 11 % en octobre 2020, année marquée par les confinements successifs. «
Les réservations pour les vacances de Noël sont en progression par rapport à l'année passée » confirmait récemment Jean-Luc Bloch, président de l'Association nationale des stations de montagne. L'Alliance France Tourisme, qui précise que le taux de réservation pour la première semaine de vacances (entre Noël et le nouvel an) est plus important que pour la seconde semaine, souligne de son côté que, dans certains domaines comme Chamonix-Mont-Blanc ou Paradiski, ce taux «
atteignait » voire «
dépassait » déjà les 80% à la mi-novembre.
Mais, et c'est ce qui peut en partie expliquer cette contradiction, face à la hausse des prix, 85 % des répondants à l'enquête Opinion Way -Orisha prévoyant de partir au ski pensent modifier leurs habitudes de consommation et plus d'1 sur 2 (52 %) considère le prix de la location comme un critère clé en 2023.