Les fêtes de Noël approchent à grands pas. Résultat, les TGV vers la Bretagne affichent tous complet, et ce, depuis plusieurs semaines. La saturation récurrente de l'offre ferroviaire n'est pas le seul fait des Bretons qui se déplacent ou de résidents extérieurs en télétravail. Elle prouve que la région, qui affiche déjà la plus forte progression du nombre de voyageurs SNCF avec plus de 40% depuis 2019, continue de se maintenir parmi les régions touristiques les plus attractives de France.
Reste à savoir si le mois de décembre va conclure une nouvelle année de hausse globale. Bretagne Tourisme, qui prévoit d'établir un bilan annuel en janvier 2024, ne s'engage sur aucune perspective précise l'office régional à La Tribune. Il faut dire que la fréquentation sur l'année n'a pas montré un visage homogène. À partir d'octobre, l'arrière-saison n'a pas gardé le rythme du mois de septembre (+6% de nuitées sur un an). Absence de pont ou de week-end prolongé le 1er novembre, aucun événement majeur et une météo défavorable avec la tempête Ciaran : la fréquentation a baissé de 6% à la Toussaint.
Une déception pour 61% des professionnels ouverts en cette période et un contraste par rapport à la période couvrant avril à septembre. Depuis 2019, la tendance est pourtant aux séjours plus courts, plus écolos, avec une clientèle plus locale, en particulier hors période estivale. Après le Brexit, puis la crise sanitaire du coronavirus, l'inflation et la perte de pouvoir d'achat ont achevé de modifier les comportements. Ainsi, l'été dernier, c'est l'activité des campings et des mobil-homes qui a dynamisé la saison estivale.