Vol Air France AF463 dérouté au Kenya : un policier à la retraite en garde à vue

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Dans la nuit de samedi à dimanche, un avion d'Air France, en provenance de l'île Maurice et à destination de Paris, a fait un atterrissage d'urgence au Kenya, après la découverte d'un colis suspect à bord.
Dans la nuit de samedi à dimanche, un avion d'Air France, en provenance de l'île Maurice et à destination de Paris, a fait un atterrissage d'urgence au Kenya, après la découverte d'un colis suspect à bord. (Crédits : Reuters Joseph Okanga)
Alors que la compagnie aérienne a annoncé avoir porté plainte contre X ce lundi matin, après l'atterrissage forcé du vol AF463 reliant l'île Maurice à Paris, deux passagers -dont un policier retraité- ont été interpellés à leur retour à Paris.

Air France a porté plainte contre X au tribunal de grande instance (TGI) de Bobigny (93) après la découverte d'un objet suspect à bord d'un de ses avions reliant l'île Maurice à Paris, a annoncé lundi à l'AFP un porte-parole de la compagnie.

Air France "a porté plainte contre X pour mise en danger de la vie d'autrui", a précisé ce porte-parole, alors que la découverte de l'objet -qui s'est finalement révélé inoffensif- a forcé le vol AF463 à atterrir en urgence à Mombasa (Kenya) dans la nuit de samedi à dimanche, avec 459 passagers et 14 membres d'équipage à bord.

Un couple interpellé à Paris

Un couple de passagers du vol Air France à bord duquel a été découvert l'objet suspect a été interpellé tôt ce lundi à son retour à Paris et placé en garde à vue.

Interpellés par la police des frontières (PAF) à l'aéroport de Roissy, cet homme et cette femme sont en garde à vue depuis 7H00, a précisé à l'AFP une source policière.

Selon une source judiciaire interrogée par l'agence de presse, il s'agit d'un policier à la retraite de 58 ans, passager du vol. Sa femme et des membres de l'équipage sont entendus comme témoins.

Selon l'équipage, l'homme interpellé avait fait de nombreux aller-retour dans les toilettes pendant le vol et est soupçonné d'avoir introduit les éléments.

"Acte de malveillance" ou "mauvaise plaisanterie"

Dimanche, le Pdg d'Air France, Frédéric Gagey, avait souligné que l'objet découvert en vol dans les toilettes de l'appareil était "un ensemble composé de cartons et d'une espèce de minuteur". Il avait évoqué "un acte de malveillance" ou "quelque chose qui s'apparenterait à une mauvaise plaisanterie".

"Après analyse, il s'agit d'une fausse alerte", avait-il déclaré lors d'une conférence de presse. Selon lui, "il n'y avait rien qui présentait un caractère dangereux" pour l'avion, les passagers ou l'équipage.

Pas de faille dans le dispositif de sécurité à Maurice

L'ensemble des procédures de sécurité à l'aéroport de l'île Maurice d'où est parti le vol ont été "scrupuleusement respectées", a déclaré lundi à l'AFP le ministre du Tourisme mauricien, Xavier Luc Duval.

"Le nouveau terminal de l'aéroport Seewoosagur Ramgoolam, construit il y a deux ans, dispose d'équipements de haute technologie comprenant des caméras de surveillance, des détecteurs de traces d'explosifs, des CT scanners pour les bagages de soute, des appareils à rayons X, ainsi que des chiens renifleurs", a indiqué M. Duval.

Il a annoncé qu'une enquête avait été ouverte par les autorités mauriciennes, avec l'aide de la France. "Tout est mis en œuvre pour retrouver le ou les coupables de cet acte irresponsable, qui sont passibles de peines très sévères", a-t-il dit.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 22/12/2015 à 10:41 :
Tiens, personne ne critique la " gestion exemplaire" ( dixit un passager intervenant sur BFM TV) de la part de l'équipage d'Air France ?
a écrit le 21/12/2015 à 14:07 :
Je connaissais l'histoire du pompier pyromane, mais celle du policier terroriste je ne connaissais pas encore.
Après l'histoire de l'instituteur auto-scarifié la semaine dernière, je commence à me demander s'il n'y a pas un problème de troubles mentaux sérieux dans ce pays.
a écrit le 21/12/2015 à 13:59 :
Si cette personne est responsable de cet acte, nous n'en connaissons pas les rasions, mais, cela prouve qu'il y a des failles dans la sécurité. Il faudrait les corriger, mais est-ce possible ? On ne peut pas tout surveiller et tout contrôler.
Réponse de le 21/12/2015 à 19:48 :
On devrait donc arrêter toute personne en procession de cartons rectangulaire, de tape et d'horloges ... Il n'y avait pas d'explosifs donc où est la faille?

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