Jean-Paul Bailly sera reconduit à la tête de La Poste
Sophie Rolland et Hélène Fontanaud
Sophie Rolland et Hélène Fontanaud
Jean-Paul Bailly, qui aura 64 ans le 29 novembre, vient de mener à bien les négociations conduisant à la très nécessaire augmentation de capital de La Poste. Dès que Bruxelles aura donné son feu vert, l'Etat apportera au groupe 1,2 milliard d'euros et la Caisse des Dépôts 1,5 milliard d'euros. De quoi financer son développement - 8,7 milliards d'euros d'investissements sont prévus entre 2010 et 2015 - et, ce qui n'a rien d'anecdotique, réduire la dette de quelque 800 millions d'euros.
Arrivé en 2002 à la tête de La Poste, le polytechnicien, diplômé du MIT, n'avait pas caché qu'il était candidat à sa propre succession. Il pourra ainsi continuer à faire « bouger » La Poste. Après avoir favorisé la création de La Banque Postale en 2006 (il en est le président du conseil de surveillance), en dépit de l'opposition très vive des établissements de la place, ce fin tacticien a accompagné le changement du statut de l'entreprise publique en société anonyme.
Il doit maintenant accompagner La Poste, dans la libéralisation totale du courrier prévue pour le 1er janvier 2011 (aujourd'hui seul 47% du chiffre d'affaires de l'activité courrier est ouverte à la concurrence), alors même que les volumes sont appelés à diminuer de 30 % d'ici à 2015.
Son expérience du dialogue social - à la RATP, il avait mis en place le dispositif d'« alarme sociale » - lui sera précieuse, au moment où le groupe prévoit de ne remplacer qu'un départ sur trois voire sur quatre.
Sophie Rolland et Hélène Fontanaud
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