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Accident SNCF Brétigny-sur-Orge : une première piste privilégiée sur la cause du déraillement du Paris-Limoges

latribune.fr

Publié le 13 juillet 2013 à 10:23 - Mis à jour le 13 juillet 2013 à 10:25

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18 juillet 2026

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Une pièce de métal défaillante dans l'aiguillage de la voie sur laquelle circulait le train accidenté vendredi en gare de Brétigny-sur-Orge serait à l'origine du déraillement du Paris-Limoges. La SNCF va contrôler 5.000 pièces semblables sur l'ensemble de son réseau.

Une pièce de métal défaillante dans l'aiguillage de la voie sur laquelle circulait le train accidenté vendredi en gare de Brétigny-sur-Orge serait à l'origine du déraillement du Paris-Limoges, a annoncé samedi un responsable de la SNCF. "Cette éclisse", sorte d'agrafe en acier qui relie deux rails dans un aiguillage, "s'est désolidarisée, elle s'est détachée, elle est sortie de son logement", a détaillé le directeur général des infrastructures, Pierre Izard, après les premiers constats de la nuit de la compagnie. L'éclisse, qui s'est détachée, "est venue se loger au centre de l'aiguillage et à cet endroit elle a empêché le passage normal des roues du train et elle aurait provoqué le déraillement du train", a-t-il précisé.

Dans ce contexte, la SNCF a annoncé le contrôle des 5.000 pièces semblables de son réseau. "La désolidarisation de cette éclisse du rail est l'objet même" des enquêtes judiciaires et techniques en cours, a déclaré le patron de la SNCF Guillaume Pepy. "Nous avons décidé de vérifier les équipements de cette nature sur l'ensemble du réseau et cela commence maintenant", a-t-il précisé. Le chef de l'Etat François Hollande avait assuré vendredi soir que toutes les enquêtes seraient conduites "pour qu'il n'y ait aucun doute sur ce qui s'est produit".

Les enquêteurs à pied d'oeuvre

Des agents du Bureau enquête accident de transports terrestres (BEA-TT) devaient se rendre dès samedi sur les lieux de l'accident ferroviaire meurtrier de Brétigny-sur-Orge pour récupérer les "boîtes noires" du train, examiner les wagons accidentés et les voies, a expliqué à l'AFP son directeur, Claude Azam : "J'ai des enquêteurs qui, dès cet après midi (samedi, NDLR), se rendront sur le lieux pour essayer de voir la cohérence de ce que la SNCF a pu annoncer. Pour commencer notre enquête, nous allons récupérer les bandes ATESS, bande graphique du train, qui nous diront exactement comment le train roulait : vitesse, actions du conducteur (accélération, ralentissement, freinage d'urgence, déclenchement du signal sonore), quand le train a commencé à avoir des avaries, etc. A l'inverse des boîtes noires d'un avion, la bande graphique n'enregistre pas les conversations ni ne filme dans le poste du conducteur. Cette bande graphique est protégée et on arrive toujours à la récupérer dans un accident, même quand la locomotive est endommagée. Ensuite, on va regarder tous les wagons accidentés et observer visuellement les dégradations que les roues, les essieux, etc. ont pu subir. On va prendre des éléments de mesures sur ces différentes pièces pour voir si elles sont dans les normes ou pas. On va aussi faire des investigations sur la voie. Tant qu'elles ne sont pas faites, l'exploitant ferroviaire ne peut pas faire de démontage ou de modification sur les voies. De toutes les manières, il y a des traces qui ne se cachent pas comme ça".

Interrogé sur la durée de l'enquête, Claude Azam a rappelé que les "investigations peuvent être un peu longues. La directive européenne nous donne un an pour faire une enquête. Selon la nature des accidents, on peut être plus au moins rapide, et on peut sortir des rapports intermédiaires". S'agissant de l'éclisse incriminée, il a estimé que si elle a bougé, "il faudra savoir pourquoi elle est sortie de son logement. L'éclisse est vissée. Si elle a bougé, c'est qu'elle s'est dévissée. Il peut y avoir des causes liées aux vibrations du passage d'un autre train, au resserrage; il peut y avoir une pièce qui a cassé, ce qui peut se faire brutalement. Comme un boulon qui se desserre, cela n'est pas détectable immédiatement". Normalement sur les voies ferrées, il y a une tournée visuelle tous les 15 jours assurée par la SNCF en tant que gestionnaire opérationnel. RFF est le gestionnaire de l'infrastructure ferroviaire. Pour réaliser cette gestion au plan opérationnel, il s'appuie sur la SNCF et sur la SNCF Infra.

Six morts

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Au total, dans cet accident qui a coûté la vie à au moins six personnes, quatre voitures ont déraillé : deux se sont couchées sur la voie, une s'est trouvée à cheval sur la voie et sur le quai et la dernière est restée debout. Le train comptait sept voitures. C'est l'accident ferroviaire le plus meurtrier depuis la collision en 2008 entre un TER et un car scolaire à Allinges (Haute-Savoie), tuant 7 collégiens. Le responsable du SAMU de Paris, le professeur Pierre Carli, a annoncé samedi matin que le pronostic restait "réservé pour deux blessés" de la catastrophe ferroviaire survenue la veille sur le Paris-Limoges. "Le bilan fait état de deux blessés dont le pronostic est réservé ; les autres blessés, y compris les blessés graves, vont beaucoup mieux aujourd'hui", a-t-il précisé devant la presse, ajoutant que "neuf urgences absolues" et "51 urgences relatives" avaient été recensées. "Il y a très clairement une amélioration de la situation ce matin", a-t-il précisé. Le professeur Carli a précisé que les 51 blessés avaient reçu "des soins légers dans les hôpitaux de proximité". Les neuf blessés très graves, "des polytraumatisés, ont été évacués par hélicoptère". Il a indiqué en outre que "70 personnes avaient été prises en charge par des cellules d'urgence médico-psychologiques". Le responsable du Samu parisien a souligné la bonne "coordination" des secours.

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