Loi Macron : les lignes d’autocar vont exploser dès cet été

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Aujourd'hui Eurolines (Transdev) et iDBUS (SNCF) se partagent le marché de la longue distance en France.
Aujourd'hui Eurolines (Transdev) et iDBUS (SNCF) se partagent le marché de la longue distance en France. (Crédits : Reuters)
Selon Pierre Cardo, le président de l'autorité de régulation du transport en autocar (mais aussi du ferroviaire et des autoroutes), une centaine de nouvelles lignes devrait ouvrir dans la foulée de l'entrée en vigueur de la loi Macron, laquelle libéralise le transport par autocar.

Une flopée d'ouvertures de lignes autocar en vue. C'est ce que prévoit Pierre Cardo, le président de l'autorité de régulation des activités ferroviaires (ARAF), qui, dans le cadre de la libéralisation du transport en autocar prévue dans le projet de loi Macron, sera également le gendarme de cette activité ainsi que celle des autoroutes. L'ARAF va ainsi devenir l'ARAFER.

«Il devrait y avoir une centaine d'ouvertures de lignes très rapidement », a-t-il indiqué ce mercredi devant quelques journalistes. Soit probablement dès cet été (comme le souhaitent les opérateurs de bus pour profiter des voyages estivaux) une fois votée la loi, qui sera débattue à partir du 17 mars au Sénat.

La fin d'une législation archaïque

Cette loi mettra fin à une législation archaïque voulant qu'une société d'autocar ne peut relier deux villes françaises que si elle signe une convention avec une collectivité locale ou si la desserte se situe sur la route d'une liaison internationale.

Aujourd'hui Eurolines (Transdev) et iDBUS (SNCF) se partagent le marché de la longue distance en France. Sont desservies 61 villes françaises, via 175 liaisons, dont 10 représentent 75 % de la demande, et sont parallèles à des lignes TGV.

Les opérateurs dans les starting-blocks

Tous les opérateurs sont aujourd'hui dans les starting-blocks : Eurolines et IDBUS bien sûr mais aussi le groupe britannique Megabus. Starshipper est également cité par les observateurs. Des grosses sociétés régionales se préparent également.

En décembre, Transdev se disait prête à ouvrir une quarantaine de lignes, notamment sur « les lignes mal desservies par la SNCF » comme Bordeaux-Lyon, Rennes-Strasbourg, mais aussi sur des lignes très rentables comme Paris-Lyon. De nombreux observateurs citent aussi des lignes comme Lille-Lyon, Lyon-Clermont-Ferrand, Lyon-Saint-Etienne, Lyon-Nantes, Bordeaux-Marseille... Plusieurs opérateurs de bus pourraient se retrouver sur les mêmes axes. Une concurrence qui risque de faire des dégâts sur un grand nombre de dessertes ferroviaires TET.

"La bataille des 100 kilomètres"

Plusieurs points restent toutefois à éclaircir. Et non des moindres. Le texte adopté à l'Assemblée nationale stipule que les régions ou les départements pourront contester les liaisons par autocar inférieures à 100 km si elles menacent l'équilibre économique des lignes ferroviaires faisant l'objet d'une convention signée avec la SNCF. Au-delà de 100 kilomètres, la libéralisation totale est envisagée.

Or, un amendement relevant ce seuil à 250 kilomètres (proche de celui de 200 km recommandé par l'autorité de la concurrence) devrait être déposé. Il permettrait aux régions de protéger leurs lignes TER. Si ce seuil devait être relevé, il entraînerait une multitude de contestation.

"Jurisprudence Thello"

Dans ce débat, la jurisprudence « Thello » en région Provence-Alpes-Côte-d'Azur (PACA) pourrait peser. En effet, en ouvrant en décembre dernier la ligne Marseille-Nice-Monaco-Gênes-Milan, Thello, la seule compagnie ferroviaire privée sur les lignes internationales du réseau français, filiale du groupe italien Trenitalia (67%) et du Français Transdev (33%) a suscité l'inquiétude de la région PACA pour l'équilibre économique de ses TER exploités par la SNCF. La Région avait déposé un recours auprès du Conseil d'Etat qui a été rejeté le 30 janvier.

L'Allemagne qui a libéralisé les trajets par autocar en 2013 a fixé le seuil à 50 kilomètres. Selon une étude de la Deutsche Bahn, les autocars ont moins chippé des passagers aux trains régionaux qu'aux trains à grande vitesse.

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Commentaires
a écrit le 11/03/2015 à 9:36 :
Voilà un gisement d'emplois très importants et aussi une source d'économie pour les usagers. Macron à tout compris.
Réponse de le 20/08/2015 à 17:33 :
que de très bonne choses avec ce jeune ministre,continué,,nini
a écrit le 09/03/2015 à 11:21 :
et combien de morts en plus sur les routes de France cet été????
Réponse de le 18/03/2015 à 8:27 :
pourquoi ?
regardez l'Espagne :
il y a le reseau TGV ( 2 fois + developpé qu'en France ,
le train ( classique )est presque inexistant ,
la base du transport est le bus ( énorme reseau nationnal & internationnal ) ...
et , sur les routes : 2 fois moins de morts qu'en France...
alors ?
a écrit le 09/03/2015 à 10:30 :
Le train ne tue pas le TGV qui ne tue pas les cars qui ne tuent pas les taxis, ni autre variante (bus/ voiture / ..). Ça se complète harmonieusement (quand c'est bien géré, pensé, organisé, voire par sélection naturelle). Il y a de la place pour tout.
TGV Aix les Bains / Chambéry (15km), 4 euros et qq, 1,30 par ticket de bus (vendu par dix) (il faut passer d'une ligne Ondéa (2 par heure) / Stac (6 par heure) à l'autre mais juste une route à traverser), en voiture, plus souple, plus rapide (pas de grille d'horaires) mais pas encore calculé la dépense, et en semaine, stationnement payant donc à ne pas négliger.
Réponse de le 10/04/2015 à 13:59 :
Je suis d'accord avec vous, je travaille moi-même dans le transport de voyageurs par autocars, cela pourra enfin développer un secteur qui peut embaucher afin de subvenir à ce qui manque aujourd'hui en France, c'est à dire les lignes transversales qui manquent depuis 80 années. Sans compter qu'avec le tarif SNCF, nous avons désormais sur certains tronçons que la possibilité de voyager avec un budget de cadre supérieur, 120 Euros un Paris Nantes aller, pour le week-end de pâques c'est de la folie. Mais au niveau des conseils régionaux il va encore y avoir des pressions, car certaines personnes ont peur que les lignes bougent et que cela dérange leur petit confort, d'ailleurs retirer à ce dernier mot le suffixe "fort' et vous verrez ce qu'il en reste :)
a écrit le 08/03/2015 à 19:09 :
Bonne idée ? Ces lignes sont parfaites dans les pays où le train est défaillant mais en France, en dehors des créneaux mal desservis par la SNCF, que feront ces autocars lorsqu'ils affronteront les bouchons quasi-permanents de l'Ile de France ou des grandes agglomérations ? Faudra t-il construire des gares routières ... à Marne la Vallée ou à St Quentin en Yvelines et dépendre ensuite du RER ou des taxis ? ...
Réponse de le 08/03/2015 à 20:06 :
Prenez l'exemple des trajets "Orly-CDG" : le bus est largement compétitif, par rapport au rail : et pourtant, on est là au cœur de l'ile-de-France que vous décrivez comme invivable pour le transport routier !!!
Nombreuses sont les lignes en bus qui seraient compétitifs face au rail !! Car pourtant, entre Orly et CDG, le nombre de passagers serait suffisant pour remplir un train... sauf que le cout du foncier pour le rail rend l'opération économiquement risquée, surtout si des correspondances doivent compliquer le transport des bagages, avec des enfants, ou pour les étrangers !!!
a écrit le 08/03/2015 à 17:23 :
C'est une très bonne nouvelle, si évidement, cette mesure, sous le poids des lobbys du rail, ne finit pas par être étouffée dans l'œuf. Le transport par car est bien plus rentable, moins couteux et plus efficace que le rail. Lequel rail, il faut le rappeler ne peut vivre que grâce à l'argent du contribuable. Pour un service de qualité médiocre, des lignes qui ferment sans cesse, et un cout exorbitant. Si le rail n'était pas subventionné, on paierait son billet bien plus cher !
Réponse de le 08/03/2015 à 20:39 :
l'entretien du réseau ferré coute effectivement cher ; mais n'est ce pas le cas des routes aussi ? sans l'argent du contribuable , on roulerait encore sur des chemins de terre , car je ne crois pas que les routes , les nationales , les départementales etc ...nous soient tombées du ciel !!!
et par mes impôts , je finance des voies ferrées dont certaines que je n'utiliserai jamais , mais aussi des routes dont de nombreuses sur lesquelles je ne roulerais jamais ....
la seule différence , c'est que le transport routier ne paie pas (ou si peu ) les infrastructures qu'il utilise , alors que le rail paie plein pot !
Réponse de le 08/03/2015 à 23:10 :
"c'est que le transport routier ne paie pas (ou si peu ) les infrastructures qu'il utilise , alors que le rail paie plein pot !" C'est une blague ? Non seulement le transport routier paie les infrastructures qu'il utilise, mais c'est aussi lui qui finance le développement du rail. Saviez-vous, par exemple, que c'est l'automobiliste, entre autres, qui finance, par ses amendes, le budget de l'AFITF ? Et à votre avis, les recettes de la TICPE (ex TIPP), on en fait quoi ?
Réponse de le 09/03/2015 à 9:57 :
L'usager paye directement l'infrastructure seulement sur les autoroutes, et encore, sur celles payantes. En Bretagne, sur Vierzon - Toulouse, Clermont - Montpellier, c'est le contribuable ! Et que dire des nationales et départementales ?
Puis, rien n'empêche l’automobiliste de respecter le code pour pas avoir d'amendes !
a écrit le 08/03/2015 à 17:00 :
Foutaise ?
Nous ne sommes pas en US,du moins jusqu'en 2017!!
La pause obligatoire du chauffeur,les embouteilages,les limites de vitesse,et autres calamités bien franchouillardes,font que ce projet sera foutu avant de naitre.
a écrit le 07/03/2015 à 22:11 :
La SNCF vole le peuple depuis trop longtemps. Qui paye le billet dont le coût réel est le double du prix? Réponse: le contribuable.
Réponse de le 08/03/2015 à 7:46 :
Ah oui ?
Expliquez-nous pourquoi la SNCF n'a pas un bénéfice égal à la moitié de son chiffre d'affaires ?
Réponse de le 08/03/2015 à 10:13 :
Le bus et le métro à Paris, pareil, le billet est peu cher (trop pour certains) mais pas le vrai prix (5 ou 10 fois plus cher). Vu les tarifs, à Londres, c'est peut-être le vrai prix que paient les utilisateurs ?
Réponse de le 08/03/2015 à 11:07 :
Assez simple... Peu de bénéfices car une base de couts très élevés, et des politiques qui se servent de la SNCF pour faire de l aménagement du territoire....
a écrit le 07/03/2015 à 19:41 :
Les commentaires autour de la SNCF sont issus de personnes qui ne connaissent absolument pas lé "groupe SNCF". Tapez donc sur votre moteur de recherche préféré et vous vous apercevrez qu'il se trouve au sein de cette entreprise de 250 000 salariés plusieurs leaders mondiaux dans leurs secteurs. Outre Geodis (anciennement Calberson) pour le transport routier, on trouve aussi des sociétés de transport par... cars. Ne vous inquiétez donc pas pour la Sncf car vous emprunterez bientot la route à bord de jolis bus qui n'en porteront pas le nom mais qui viendrons compléter une diversification du groupe qui se lance même dans l'immobilier.
Réponse de le 08/03/2015 à 8:30 :
Ahhhh que c'est beau d'aller jouer l'entreprise privée quand on est subventionné par le contribuable, du capitalisme de connivence bien Français encore. Je serai curieux de savoir combien de temps ca durerait si l'entreprise devait se débrouiller avec ce qu'elle gagne réellement.
Réponse de le 08/03/2015 à 13:05 :
Encore faut il que les chauffeur d'autocar ne soient pas en grève :)
Réponse de le 08/03/2015 à 19:40 :
Vous vivez sur des vieilles lunes. Comment fonctionne la SNCF?
La SNCF est divisée en activité qui sont soit des activités commerciales soit des missions de service public.
- Activités commerciales: Les TGV qui ne vivent que leurs recettes. Le Fret SNCF qui ne vit que de ces recettes même si l'état en tant qu'unique actionnaire de la SNCF a recapitalisé à certaines époques l'activité fret.
- Les missions de services publiques: Les régions rémunèrent la SNCF pour assurer la circulation des TER. A partir de 2019 les régions pourront après appel d'offre faire appel à d'autres sociétés de chemin de fer pour assurer ces missions. des sociétés privées pourront alors concourir à ses appels d'offres et seront rémunérées selon le même principe que la SNCF aujourd'hui. Il ne s'agit donc pas de subventions. Depuis quelques années l'état finance en partie les trains d'équilibre du territoire (TET) trains grandes lignes inter-régions (les trains corail) qui servent aux usagers à se déplacer pour se rendre à leur travail par exemple. La aussi si cette mission était assurée par une entreprise privée la problématique serait la même.
Reste le système de retraite. La aussi si l'état verse de l'argent c'est pour palier à ce qu'on appel la baisse démographique, c'est à dire la baisse du nombre de cheminots. La SNCF n'est pas un cas particulier puisque plus de 800 professions sont soumise aux même versement pour le paiement des retraites.
Reste les autres entreprise nationale et internationales du groupe SNCF qui vivenet uniquement de leurs recettes.
Réponse de le 08/03/2015 à 20:00 :
Rassurés-vous : mêmes dans la filiale SNCF Keolis, les chauffeurs ne sont pas fonctionnaires !!!
a écrit le 07/03/2015 à 18:06 :
La concurrence fer-route est faussée par un cout du travail trop élevé et un prix de l'énergie trop faible. Et en plus, ça pollue et c'est plus dangereux. Mais c'est peut-être plus pratique si le trafic n'est pas très important.
Réponse de le 07/03/2015 à 19:28 :
Est-ce que le train, lyon-bordeaux, en passant par paris, serait vraiment moins polluant ? Et je ne parle pas du temps perdu, voire du changement de gare dans paris !
Réponse de le 07/03/2015 à 22:33 :
Plusieurs liaisons Lyon-Bordeaux traversaient le Massif Central avec des temps de parcours similaires en TGV au passage par Massy, ou plutôt par Toulouse.

Je ne pense pas que l'itinéraire autocar, même avec l'A89 partiellement subventionné (gratuite), permette de meilleurs temps de parcours.
a écrit le 07/03/2015 à 17:46 :
Bonne nouvelle ! Cela permettra enfin d'avoir un transport moins cher que la SNCF (et moins souvent en grève)
Réponse de le 07/03/2015 à 19:36 :
Dans des lignes longues distances, notamment en provenance d'Espagne, une compagnie anglaise a déjà eu deux GROS pépins avec des chauffeurs "exotiques". Vous en aurez TOUJOURS pour votre argent...
Réponse de le 07/03/2015 à 19:40 :
Houppss : oubli grave : je précise que je ne suis franchement pour les fonctionnaires. Surtout vu les injustices et la sécurité de l'emploi. Mais lorsque cela touche à l'intégrité des personnes, dont santé et éducation, là, non, ce n'est pas acceptable.
Réponse de le 07/03/2015 à 19:56 :
Entre les fonctionnaires et les salariés "exotiques", il existe un monde réel, celui du secteur privé respectueux des règles comme de la sécurité ! .. au fait : les salariés de l'autocariste Keolis (filiale SNCF), vous les placez dans les fonctionnaires...ou les chauffeurs exotiques !!???!
a écrit le 07/03/2015 à 17:17 :
combien de passagers quotidiens sur Lyon-Bordeaux ? Quelle rentabilité ?
Réponse de le 07/03/2015 à 19:35 :
... un bus sera certainement plus facile à remplir qu'un train.. ! Et à prix égal, on a pas à passer son voyage à surveiller ses bagages, on a pas à perdre son temps dans des escales à Paris !! (et dans paris, le train pour Bordeaux part-il de la gare de Lyon où faut-il changer de gare pour sa correspondance ??!)
La rentabilité : je n'imagine pas un autocariste maintenir une ligne non rentable. Je fais donc confiance au marché pour se réguler !
Réponse de le 07/03/2015 à 19:45 :
Je fais ce trajet TOUTE les semaine pour le travail. Plusieurs compagnie Aerienne arrive a remplir cette liaison. Plein de voiture propose ce trajet sur blablacar. chaque jour. starshipper arrive deja a remplir leur bus sur cette liaison d ailleur.
Réponse de le 07/03/2015 à 20:06 :
Si le bus peut vous amener directement en centre ville, il vous accélèrera presque le trajet par rapport à l'avion, si on prend en compte :
- le temps pour se rendre à l'aéroport (et éventuellmt le cout du parking),
- le temps d'enregistrement,
-le temps d'embarquement,
- le temps de vol,
- le temps de débarquement à l'arrivée,
- le temps de récupérer ses bagages,
- le temps de se rendre au centre ville !
Je ne parle pas du temps perdu si des intempéries entrainent le détournement de l'avion sur un aéroport de paris... !
Quand à bla bla car, pourquoi pas, mais là, on compare un conducteur professionnel d'autocar avec un conducteur automobile plus ou moins consciencieux : serait-il capable de repasser son examen de code aujourd'hui ?? Je crois que la compétitivité de l'autocar est entière !! Question pollution, la comparaison avion/bus est favorable au bus, surtout les petits coucous des lignes transversales !!
Réponse de le 08/03/2015 à 8:17 :
@Lyon : vous devez prendre en compte également la compagnie aérienne ..air France=retards,grèves etc ..Je connais bien les vols Toulouse Orly easyjet ou air France :comptez 1/2heure de retard en moyenne pour air France surtout le soir .
Réponse de le 08/03/2015 à 10:18 :
Lyon - Bordeaux, il est censé pouvoir passer par diverses villes et non faire le trajet d'une seule traite. Certains en route (par où passe le car) ont peut-être besoin d'aller à Bordeaux voire une ville avant, intermédiaire. Des villes où on ne trouve pas de gares, donc sans alternative au transport, sauf individuel.
Dans les campagnes, il passe parfois un car le matin (pour aller travailler) et un le soir, pour revenir du travail en ville, sinon, pas rentable. Dans la journée, les gens se débrouillent, ou pas.
Réponse de le 08/03/2015 à 12:54 :
Pour ce qui est de Blablacar, c'est un service sympa...comme l'autostop ! Mais on a affaire à un conducteur (H/F) dont on ne sait rien, notamment sur ses capacités à conduire ! Et pour son assurance ??...
Pour l'aérien, comptez :
- le temps pour se rendre à St Exupéry,
-le cout du parking ou du trajet en taxi ou rhonexpress,
- le temps d'enregistrement,
- le temps d'embarquement,
- le temps de vol,
- le temps de débarquement,
-le temps pour récupérer ses bagages si on en a,
- le temps et le cout pour se rendre de l'aéroport de Bordeaux jusqu'au centre ville : le bus, c'est du point-à-point !
Quand à la pollution, par passager, le bus version euro6 ne doit pas démériter face à des petits avions !
Enfin, en cas d'intempérie, le bus peut changer d'itinéraire... l'avion détourné, lui, doit attendre sur un aéroport tiers sans vous laisser débarquer, soit finir de vous acheminer... en bus !!
a écrit le 07/03/2015 à 16:47 :
Pourquoi les régions voudraient elles " protéger leurs ligne de TER " ??? Je suppose que la plupart doivent être déficitaires et que sous couvert de "service public" celles-ci financent déjà des rames à moitié vides... Donc si des bus privés peuvent remplacer des lignes déficitaires, on devrait plutôt être content... Bon OK, ça fera quelques fonctionnaires à recaser... Mais ça va dans le bon sens...
A moins que toutes les lignes de TER soient excédentaires et représentent un revenu conséquent pour les régions... J'ai quand même un doute...
Est-ce que quelqu'un connaît le sujet ?
a écrit le 07/03/2015 à 16:47 :
Pourquoi les régions voudraient elles " protéger leurs ligne de TER " ??? Je suppose que la plupart doivent être déficitaires et que sous couvert de "service public" celles-ci financent déjà des rames à moitié vides... Donc si des bus privés peuvent remplacer des lignes déficitaires, on devrait plutôt être content... Bon OK, ça fera quelques fonctionnaires à recaser... Mais ça va dans le bon sens...
A moins que toutes les lignes de TER soient excédentaires et représentent un revenu conséquent pour les régions... J'ai quand même un doute...
Est-ce que quelqu'un connaît le sujet ?
a écrit le 07/03/2015 à 16:33 :
La France est une république de fonctionnaires au service des fonctionnaires et assimilés. Ce n'est donc pas une république mais une oligarchie. Les bus seront pour les gens pauvres sans voiture ni train à leur portée. La SNCF garde ses protections et l'accès à l'argent public c'est le plus important pour elle. Réjouissons-nous !
a écrit le 07/03/2015 à 14:18 :
Le titre La Tribune ... "Loi Macron : les lignes d’autocar vont exploser dès cet été ..."

une autre version probable :
Loi Macron : dès cet été, les lignes d’autocar vont exploser la hausse des pollutions et de la mortalité sur les routes...
Réponse de le 07/03/2015 à 17:22 :
Une autre version : 1 autocar pour 40 voitures = baisse de pollution et d'accidents.
Réponse de le 08/03/2015 à 10:28 :
Sauf incompétent, les conducteurs de cars respectent les règles du code de la route, ce que ne semblent pas tous faire les particuliers, vu le nombre de flashs radar et autres accidents. Ceux qui transportent des enfants ont un éthylomètre anti-démarrage, peut-être est-ce généralisé à tous transports ?
Un car moderne, s'il est Euro 5 ou 6, c'est mieux que les tacots privés qui font tousser ? A l'époque Royer à Tours, ils fonctionnaient à l'éthanol !
J'ai vu un car de néerlandais couché dans le bas-côté en Norvège/frontière Suède dans le 'grand' nord (Laponie), le chauffeur avait du mordre un peu sur le bas côté (plutôt étroit, ça fait une marche après) et a basculé. Mais les touristes ayant leur ceinture bouclés (obligatoire !), il n'y a pas eu de blessés. Ça juste fait un embouteillage, mais peu de circulation dans ce coin. Un hélico est venu se poser mais pas de blessés, donc reparti.
a écrit le 07/03/2015 à 13:35 :
Quand M Macron va t il s'attaquer aux ponopoles des ces planqués de la SNCF, protégés des socialistes, dont ils attendent le vote, et font que les trains soient hors de prix pour les sans dents. Oui Egalité, égalite du temps de travail . Uniformisation des régimes sociaux c est ça l égalité si chère aux socialistes !
a écrit le 07/03/2015 à 13:22 :
"et sont parallèles à des lignes TGV" quand verra-t-on Lyon / Bordeaux ou Chambéry / Cahors (je prends la voiture sinon faut passer par Paris).
A Chambéry, ai vu des cars de Pologne ou Espagne pour faire voyager les gens (ai pas regardé les destinations, juste les plaques).
a écrit le 07/03/2015 à 12:42 :
Certainement pour diminuer la pollution... Vivement une vraie politique du rail et des transports en commun.
Réponse de le 07/03/2015 à 13:01 :
Tout à fait !!!!!!
Réponse de le 07/03/2015 à 13:26 :
Si ça pique des clients à la SNCF, sûr que ça n'arrange rien.
Par contre, si ça remplace les 45 voitures (pas toutes écolo) des 45 passagers, le bilan, avec un car Euro 6, est-il si mauvais ? Les voyageurs peuvent s'assoupir sur leur siège, pas besoin de concentration pour la conduite.
En Suède, ai vu l'équivalent des parkings de covoiturage, mais pour un arrêt de bus (vélo, voitures, ..) afin d'accéder à la ville sans encombrements. Ça permet de rejoindre un grand axe, et d'y déposer le véhicule (et le carburant est assez cher, taxe carbone oblige, l'essence plus onéreuse que le gazole, consommation plus forte donc plus taxée, mais le pompon est en Italie !! Hors de prix le carburant).
a écrit le 07/03/2015 à 12:13 :
Il est plus facile à M. Macron et consorts de faire accepter une réforme que tous les "sans dents" et opérateurs réclament (transport moins cher) plutôt que de se mettre à dos les cheminots en ouvrant le ferroviaire voyageurs à la concurrence... ou à défaut virer Pépy qui pense à toute voie de croissance exceptée le ferroviaire !

La réforme ferroviaire renvoie le système ferroviaire 18 ans en arrière en revenant sur la séparation infrastructure et transporteur. Il fallait regrouper RFF et SNCF Infra, et c'est tout !

Dans quelques années on se déplacera en camionnette longue distance, c'est ça l'avenir selon Macron !
Réponse de le 07/03/2015 à 14:45 :
Le regroupement de RFF et de la SNCF est logique et non pas un retour en arrière.
En effet partout dans le monde, les sociétés ferroviaires les plus performantes sont celles où sont intégrés réseau et activité commerciale. C'est par exemple le cas du Japon. Je me rappelle avoir lu dans les années 90 une interview d'un directeur d'une société de chemin de fer japonaise qui jugeait le modèle européen de séparation de l’infrastructure et de l'exploitation commerciale aberrante et contreproductive.
Alors pourquoi n'avoir qu'une société intégrée? tout simplement parce que les intérêts entre une société gérant le réseau et une autre l'exploitant ne sont pas forcement les mêmes . Par exemple un exploitant (ex: la SNCF) peut avoir comme intérêt l'augmentation de la vitesse sur une potion de ligne pour améliorer son service. La société exploitant le réseau peut juger que ce n'est pas une priorité. Ce type de gestion ne fait donc qu'accentuer les problèmes et les conflits.
Réponse de le 07/03/2015 à 14:51 :
Il y a beaucoup à faire pour améliorer la compétitivité de la SNCF, je suis d'accord avec vous. Mais croire que l'ouverture à la concurrence du ferré va révolutionner notre quotidien est utopique. Les entreprises vont venir sur les lignes les plus rentables (type PLM), là où la SNCF fait justement des bénéfices, mais certainement pas sur les petits TER régionaux qui vivent sous perfusion publique
Réponse de le 07/03/2015 à 19:52 :
Vous comparez des choses non comparables ! UN bus, c'est 45 à 90 passagers, la taille est modulable d'un trajet à l'autre ! Pour relier Vienne (sous-préfecture de 38) à Grenoble(préfecture de 38), par le train, il faut remonter à Lyon, changer de gare et reprendre un autre train... le bus direct, ça a donc du sens !
Réponse de le 07/03/2015 à 22:53 :
Pourquoi voulez vous voir la concurrence arriver uniquement sur l'open-access ?

Commençons déjà par ouvrir à la concurrence des liaisons TER (les Conseils Régionaux passent aujourd'hui commande des services qu'ils subventionnent... ils sont contraints de faire appel à la SNCF, qu'on leur propose de choisir avec d'autres opérateurs).

Pour relier Vienne à Grenoble, il y une voie, qui n'est pas déclassée, qui pourrait faire le travail si la SNCF voulait bien y mettre du sien (St Rambert d'Albon - Rives). Je ne suis pas sur que l'éventuel changement de train nécessaire compense les bouchons sur l'A51 à l'entrée de Grenoble.


Concernant RFF, je pense qu'il est impératif d'avoir un gestionnaire de l'infrastructure nationale indépendant qui permettent à tous les services qui souhaitent utiliser ce réseau de le faire avec égalité d'accès. Celui-ci doit bien entendu gérer lui-même la maintenance de son réseau, et ne pas la déléguer au transporteur... (sinon ça n'a pas de sens, et c'est ce qui se passait avec RFF et SNCF Infra).
Ensuite, je suis assez partisan de la reprise par un gestionnaire d'infrastructure délégué et unifié à des opérateurs ferroviaires de proximité pour gérer des petites lignes (comme le fait Transdev sur Carhaix-Guingamp ou la régie régionale de PACA sur Nice-Dignes)

Ouverture à la concurrence ne veut forcément dire non plus privatisation (pour ceux à qui ce mot fait peur), des régies locales pourraient se saisir de ce problème !
Réponse de le 07/03/2015 à 22:56 :
"Le regroupement de RFF et de la SNCF est logique" oui, mais RFF a été créée uniquement pour extraire(masquer) les dettes de la SNCF, une manœuvre comptable pour que la SNCF soit "blanche comme neige". Les agents de la SNCF sont "loués" pour gérer le réseau, RFF n'ayant pas de gens qualifiés pour ça. C'est normal que ça se recombine, mais voir ensuite comment gérer les trains étrangers concurrents, ça doit être faisable (bureau voies, bureau trains SNCF, bureau comptabilité, ...).
Réponse de le 08/03/2015 à 10:12 :
Je parlais de l'ouverture de la concurrence pour le fer (deutsch ban,Veolia, etc..), en réponse au commentaire de @toto. Je suis très favorable à la mise en place des lignes autocar comme je l'ai dit auparavant dans un précédent com. Elles permettront une souplesse (capacité, fréquence, liaisons directes, tarifs....) qui manquent aujourd'hui
Réponse de le 08/03/2015 à 15:15 :
Quelques bémol à votre dernier commentaires :
-pour remettre en route une ligne direct en train entre vienne et Grenoble,... encore faut-il remplir le train ! UN bus, c'est 45 passagers en remplissage 100% !! Et le train ??
- les bouchons à l'arrivée à Grenoble : sauf qu'avec le train, le détour (et temps de correspondance) par Lyon fait que... les voyageurs y vont en voiture !!! LE bus sera plus en concurrence avec l'automobile qu'avec le train !
Réponse de le 08/03/2015 à 15:15 :
Quelques bémol à votre dernier commentaires :
-pour remettre en route une ligne direct en train entre vienne et Grenoble,... encore faut-il remplir le train ! UN bus, c'est 45 passagers en remplissage 100% !! Et le train ??
- les bouchons à l'arrivée à Grenoble : sauf qu'avec le train, le détour (et temps de correspondance) par Lyon fait que... les voyageurs y vont en voiture !!! LE bus sera plus en concurrence avec l'automobile qu'avec le train !
a écrit le 07/03/2015 à 11:40 :
L'autocar pour faire plus de 100km entre des villes de plus de 100 000 habitants, c'est nul... et c'est se moquer des consommateurs de transports. Les TER sont plus rapides et plus confortables. Les agglomérations de plus de 100 000 habitants doivent être desservies par des trains, (ça devraient d'ailleurs être inscrit dans la constitution de tout pays moderne), ceux qui veulent le contraire sont des archaïques qui font régresser le pays a l'âge primitif. C'est sur que quand on est ministre ou oligarque on prend sa Mercedes avec son chauffeur.
Réponse de le 07/03/2015 à 12:21 :
21 euros un aller simple Lyon-Amberieu en Bugey en TER pour 60 km. SNCF, leurs tarifs puent le monopole.
Réponse de le 07/03/2015 à 12:57 :
10.10 €
Réponse de le 07/03/2015 à 13:55 :
Qu'on fasse payer aux bus et camions les autoroutes et routes qu'ils défoncent et on verra qui est le moins cher...
Réponse de le 07/03/2015 à 14:00 :
Raisonnement désuet et irréaliste. La capacité d'un train est généralement de plusieurs centaines de passagers, quant celle d'un car est d'une cinquantaine de passagers. Certaines lignes commerciales n'ont tout simplement pas le potentiel pour atteindre un seuil rentable par le fer (ce qui est de toute façon exceptionnelle une fois qu'on a retiré toutes les subventions publiques), alors que celui-ci est beaucoup plus aisé par autocar (infrastructures, maintenance, matériel roulant....). De plus en terme d'infrastructures, il y a des zones noires en France qui ne pourront être levés avant de très longues années (traversée du massif central, liaisons vers Toulouse ou Nice...). Alors soit on preche pour la solution haut de gamme, irréaliste économiquement et techniquement à court terme, soit on essaie de trouver des solutions plus modestes mais faisables dès à présent. De toute façon ces lignes de bus ont vocation à se développer là où le fer est justement trop cher ou pas assez performant. Enfin, c'est une vision très française de penser que tous les déplacements interégionaux doivent passer par le train. On a grandi avec le mythe d'une gare SNCF partout en France. Mais la majorité des pays ont fait le choix du bus, et contrairement à ce que vous annoncez, si vous avez déjà voyagé, leur niveau de confort et de performance a souvent peu à envier au train: service à bord, tablette numérique sur les sièges commes dans les avions, fréquences horaires, et une bonne fiabilité (pas de grèves, tout n'est pas arrêté au 1er incident sur la ligne...) etc...
Réponse de le 07/03/2015 à 14:03 :
Qu'on fasse aussi payer au bus et au camions la taxe carbone au lieu de la refiler aux contribuables et aux consommateurs car ils polluent 100 fois plus que le train
Réponse de le 07/03/2015 à 14:32 :
Moi les transports en bus pour relier New York a Los Angeles, ça m'intéresse pas, ce qui m'intéresse c'est de prendre mon train en France dans ma ville de 100 000 habitants de poser mon bacon sur le siège et de travailler tranquillement sur mon computer pendant le trajet. Le bus ça fille la gerbe et c'est pas confortable. On s'en souviendra aux élections, je vous le dis...
Réponse de le 07/03/2015 à 15:17 :
Depuis la régionalisation des transports par fer (les TER) la tarification est fixée par les régions et non plus par la SNCF. Les recettes générées par la vente des billet, des abonnements régionaux etc vont directement dans la caisse des régions. Ce sont les régions qui financent ensuite l'offre de transport ferroviaire en payant la SNCF pour assurer ce service. Le matériel est également financé par les régions. A partir de 2019 les régions devraient pouvoir choisir l'exploitant auquel elle confieront le service ferroviaire.D'ailleurs sur les nouveaux matériels régionaux le logo SNCF n'apparait même plus.
Quand à l'ouverture de ces lignes de bus il n'est pas illogique de mettre un palier de 250Km sinon c'est tirer une balle dans le pied des régions pour plusieurs
raisons:
- Les régions finançant les TER et récupérant les recettes n'ont pas intérêt à voir ces recettes diminuer suite à la concurrence des bus. Sinon pour conserver le même niveau de desserte il n'y a plus que les impôts.
- Cela pose également des problèmes d'infrastructures routières. Ayant travaillé dans ce domaine des transports, j'ai entendu de nombreux maires dirent qu'ils n'en pouvaient plus de voir circuler autant de bus traversant leurs communes: Transports scolaires, ligne régionales déjà existantes, ligne départementales, bus d'entreprises etc. Tout cela a un coût supporté le plus souvent par les communes et je ne parle pas des nuisances.
Je ne parerai pas qu'en France ce type de transport aura un grand succès. On ne peut comparer les pays comme l’Allemagne ou l'Angleterre dont les grandes villes sont relativement proches les unes des autres et les temps de parcours réduits et la France où les villes les plus importantes sont éloignées les unes des autres la où serait le potentiel commercial. Faire un Rennes - Strasbourg en bus combien d'heures?
Quand à la SNCF elle a les capacités de réagir en étant déjà présente sur le marché des bus mais aussi grâce à IDTGV. sa dernière proposition de vendre 10 000 abonnement IDTGV illimités pour 60€ par mois pendant 1 an me parait être de ce fait une expérience inintéressante. De toute façon le chiffre d'affaire que la SNCF perdra, elle le récupérera via sa filiale Kèolis qui est un des premiers transporteur par autocar français et international.
Rien n'est donc joué.
Réponse de le 07/03/2015 à 19:44 :
Allez jusqu'à au bout de votre logique, puisque je suppose que vous ne comparez pas le bus avec une loco diesel, mais bien une loco électrique : n'oubliez pas d'inclure dans le cout du train, la gestion des déchets nucléaires engendrés par les besoins en électricité !! Ben oui : je n'ose croire que votre comparaison soit à charge !
a écrit le 07/03/2015 à 11:21 :
La SNCF ne s'intéresse qu'aux businessmen et à leurs bigopoles. Il faut bien que les sans-dents et leur famille circulent.

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