Air France : 2 syndicats PNC sur 3 maintiennent leur préavis de grève

A l'issue d'une première réunion avec le nouveau PDG d'Air France-KLM, le SNPNC et l'UNSA ont maintenu leur préavis de grève du 27 juillet au 2 août. L'UNAC, le troisième syndicat représentatif chez le personnel navigant commercial (PNC), ne signera pas l'accord proposé par la direction, mais a reporté son préavis à octobre.

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(Crédits : © Stephane Mahe / Reuters)

La première réunion entre le nouveau PDG d'Air France-KLM, Jean-Marc Janaillac (arrivé" ce lundi) et les syndicats d'hôtesses et de stewards d'Air France n'a pas permis de lever la menace de grève qui plane sur la compagnie française du 27 juillet au 2 août.

Si l'UNAC, l'un des trois syndicats représentatifs chez le personnel navigant commercial (PNC), a indiqué qu'il ne pouvait signer en l'état la proposition d'accord de la direction qui reconduit dans sa quasi-totalité l'accord actuel jusqu'à mars 2018 mais qu'il levait son préavis, le SNPNC et l'UNSA l'ont au contraire maintenu.

Accord soumis à signature jusqu'au 13 juillet

"Sans nouvelle proposition, nous maintenons notre préavis de grève", a indiqué à l'AFP Christophe Pillet, s'exprimant au nom de l'intersyndicale SNPNC-UNSA (45% des voix) après la rencontre avec Jean-Marc Janaillac. Lors de cet entretien, auquel assistaient Frédéric Gagey et Gilles Gateau, respectivement président et DRH d'Air France, "on est resté chacun sur nos positions", a précisé le représentant du SNPNC.

Selon lui, la direction ne bougera pas avant le 13 juillet, date butoir pour signer le projet d'accord soumis aux organisations professionnelles le 1er juillet.

"Le manque de précision de ce texte ne nous permet pas d'y apposer notre signature en l'état", avait fait savoir dans un communiqué l'UNAC.

"Avancée certaine"

Relevant toutefois une "avancée certaine" dans les négociations, le syndicat affilié à la CFE-CGC a décidé de reporter son préavis du 14 au 17 octobre.

L'UNAC réclame la poursuite des négociations afin de "rendre acceptable" le texte de la direction. Elle juge en outre "opportun de laisser du temps" à Jean-Marc Janaillac pour "apprécier le contexte social de l'entreprise et élaborer un plan stratégique de croissance soutenu par l'État qui devra envisager de réelles protections pour le transport aérien français".

Avant de prendre la tête d'Air France-KLM, l'ancien patron de Transdev avait réussi à déminer un conflit avec les syndicats de pilotes français en renonçant temporairement à la modification de certaines règles de rémunération.

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