Air France et le SNPL trouvent un accord sur le développement de Transavia sur le domestique
Fabrice Gliszczynski
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Paul Hanna
Fabrice Gliszczynski
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Paul Hanna
Le projet d'Air France de développer sa filiale low-cost Transavia sur le réseau domestique français va pouvoir être mené à bien. Selon nos informations, le conseil du syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) Air France-Transavia, s'est prononcé favorablement ce lundi sur le projet d'accord négocié depuis plus de deux mois par le "bureau" du syndicat (son organe exécutif) et la direction. Comme c'est l'usage au sein du SNPL, le texte fera l'objet d'un référendum auprès des pilotes du syndicat. Le résultat sera connu mi-août. Vu le contexte de crise, plusieurs observateurs estiment que les pilotes seront favorables à ce transfert d'activité. D'autant plus que l'équipe dirigeante du SNPL a été élue avec un très grand nombre de voix.
Un tel accord est indispensable pour développer Transavia sur le réseau intérieur français. Dans les accords de "périmètre" actuels définissant l'activité de chacune des entités du groupe Air France, seules les compagnies Air France et HOP peuvent aujourd'hui assurer des vols domestiques. Pour éviter les transferts d'activité, Transavia a toujours été interdite de se positionner sur ce marché depuis son lancement en 2007. Elle n'a jamais été autorisée non plus à faire du long-courrier ou desservir Roissy-Charles de Gaulle, le hub d'Air France.
À lire également
Pour enrayer des pertes chroniques depuis des années sur cette partie du réseau (200 millions d'euros l'an dernier), du fait de la concurrence du TGV et des low-cost étrangères mais aussi de l'incapacité du groupe à baisser suffisamment ses coûts, Ben Smith et Anne Rigail, respectivement directeur général d'Air France-KLM et directrice générale d'Air France, ont décidé de remplacer Air France et sa filiale régionale HOP par Transavia sur des lignes intérieures au départ d'Orly (à l'exception de Nice, Marseille et Toulouse, et de la Corse). Mais aussi sur des liaisons reliant des villes régionales entre-elles. Dans ce schéma, l'activité de HOP va se réduire drastiquement et ne se limitera qu'à la desserte de Paris-Roissy Charles de Gaulle et de Lyon.
Fabrice Gliszczynski
Décarbonation de l’aviation : le pari du e-SAF dans le sud de la France
Trump rallume la chaudière du charbon américain avec 700 millions de dollars
Micro-réacteurs nucléaires : Antares franchit le cap décisif de la criticité
L’industrie française repasse les 10% du PIB, mais les usines continuent de fermer