Air France-KLM : les aides permettront de "tenir moins de 12 mois", selon son directeur général

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La direction d'Air France-KLM a engagé un plan de reconstruction du groupe après la crise du Covid-19 qui passera par la suppression de 7.580 postes chez Air France d'ici à la fin 2022 et jusqu'à 5.000 chez KLM.
La direction d'Air France-KLM a engagé un plan de "reconstruction" du groupe après la crise du Covid-19 qui passera par la suppression de 7.580 postes chez Air France d'ici à la fin 2022 et jusqu'à 5.000 chez KLM. (Crédits : Reuters)
"KLM a obtenu au printemps une aide de 3,4 milliards d'euros de l'État néerlandais [dont 2,4 milliards de garantie]. Pour Air France, c'est 7 milliards, dont 4 milliards de prêt garanti. Ces soutiens nous permettent de tenir moins de 12 mois", a jugé le directeur général du groupe, Benjamin Smith, dans un entretien au journal l'Opinion, publié ce lundi.

Les aides apportées à Air France-KLM par les États français et néerlandais permettront au groupe "de tenir moins de 12 mois", a estimé son directeur général Benjamin Smith dans un entretien au journal l'Opinion publié ce lundi, évoquant une "éventuelle recapitalisation".

"Si nous nous basons sur les dernières semaines, il est clair que le rebond du trafic sera plus lent que prévu. Lorsque nous avons négocié l'aide de l'État au printemps, nous avions annoncé que nous ne retrouverions pas le niveau de 2019 avant 2024. C'est pourquoi nous allons devoir continuer à nous adapter", a expliqué Ben Smith.

"KLM a obtenu au printemps une aide de 3,4 milliards d'euros de l'État néerlandais [dont 2,4 milliards de garantie]. Pour Air France, c'est 7 milliards, dont 4 milliards de prêt garanti. Ces soutiens nous permettent de tenir moins de 12 mois", a-t-il poursuivi.

Lire aussi : Selon les Pays-Bas, la survie d'Air France-KLM n'est pas acquise. Vraiment ?

"Nous sommes en train de discuter avec nos actionnaires de la manière de renforcer notre bilan au-delà de cette période. Un, trois ou cinq milliards d'euros? Il est trop tôt pour chiffrer le montant d'une éventuelle recapitalisation", a-t-il ajouté, précisant que cette question serait "décidée avant la prochaine assemblée générale" qui se tient habituellement au cours du deuxième trimestre.

Lire aussi : Air France-KLM : les pertes sont lourdes, une recapitalisation à l'étude

Plan de "reconstruction"

Au 30 juin, le groupe disposait de 14,2 milliards de liquidités ou de lignes de crédits. Son capital est détenu par les États français et néerlandais (14,3 et 14%), les compagnies américaine Delta et chinoise China Eastern à hauteur de 8,8% chacune, les sociétés d'investissement américaines Causeway capital managment (6,9%) et Donald Smith&Co (5,2%) et les salariés (3,7%), le reste étant en flottant (38%) et en auto-contrôle 0,3%).

Lire aussi : Air France-KLM : les aides de la France et des Pays-Bas pourraient changer l'actionnariat du groupe

La direction d'Air France-KLM a engagé un plan de "reconstruction" du groupe après la crise du Covid-19 qui passera par la suppression de 7.580 postes chez Air France d'ici à la fin 2022 et jusqu'à 5.000 chez KLM.

Concernant le principe d'une éco-contribution sur le transport aérien réclamée par la Convention citoyenne, M. Smith juge qu'elle "serait irresponsable et catastrophique" pour son groupe.

Lire aussi : Une écotaxe de 4 milliards d'euros : le scénario noir qui hante le transport aérien français

Cette proposition, dont le coût est évalué à 4,2 milliards d'euros pour le secteur, est vivement critiquée, aussi bien par l'ensemble de ses acteurs que par le ministre délégué aux Transports Jean-Baptiste Djebbari. Elle doit faire l'objet d'un débat dans le cadre d'un projet de loi discuté en début d'année prochaine.

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Commentaires
a écrit le 21/09/2020 à 13:13 :
Le secteur économique aérien, un panier percé.
a écrit le 21/09/2020 à 13:11 :
les ecolos ne veulent plus d'avion
pourquoi on ne termine pas le travail une fois pour toute, en envoyant les salaries d'ultra neo gauche se plaindre chez ceux pour lesquels ils ont vote?
y en a marre des doubles discours de pleurniche
Réponse de le 21/09/2020 à 14:16 :
Tout à fait d'accord .
Réponse de le 21/09/2020 à 18:04 :
"Churchill" , si la problématique (majeure) du changement climatique ne concernait que les écolo , ça se saurait !
Votre réaction me rappelle celle des producteurs de tabac et de cigarettes lors des premières lois Evin il y a quelques années (ah oui , l'emploi !) .
Le climat est l'affaire de TOUS et cantonner un sujet aussi prégnant au regard que vous portez révèle votre ignorance en la matière !
J'habite le Nord et nous en sommes à la quatrième année d'arrêté sécheresse !
Près des 3/4 des départements sont en alerte sécheresse !
Près de la moitié des massifs forestiers sont désormais en STRESS HYDRIQUE avec des conséquences dramatiques pour une partie des arbres (la France est le deuxième pays le plus boisé d'Europe après la Suède)!
Je vous engage à lire les publications scientifiques (celles du GIEC en particulier) car les projections faites sont en train de se concrétiser !
Pour terminer , ne cherchez pas chez moi l'ombre d'une appartenance politique. Je suis LIBRE et ma sensibilité aux problématiques environnementales n'est que le reflet de mon rôle de parent.
"Nos enfants nous accuserons !"
Réponse de le 22/09/2020 à 6:56 :
Les écolos n’ont rien à voir dans les problèmes des compagnies aériennes. Elles ont creusé leur trou elles-mêmes. Elles émettent du CO2 ce qui est délétère comme dirait Mr djebari, elles propagent la Covid et en ont fait une pandémie au lieu de s’arreter d’elles mêmes. Elles profitent de largesses fiscales pour des riches puissent se déplacer instantanément dans le monde entier. Lorsque tous ces problèmes seront traités, elles pourront survivre. Personnellement, je ne prends plus l’avion depuis 2 ans.
Réponse de le 22/09/2020 à 13:57 :
Et pendant ce temps là, à Singapour comme en Australie, on organise des vols "pour nulle part", c'est à dire des vols qui reviennent atterrir à leur point de départ, et ce, afin de sauver leur compagnie aérienne respective !!!!
Mais comme le nuage de Tchernobyl, l'écologie s'arrête à la frontière française !
L'usage de votre portable produit plus de C0² que le secteur aérien !!! ...mais on ne s'attaque pas aux transport routier par exemple, ni aux centrales à charbon polonaises ou allemandes : non : on préfère détruire le transport aérien français, c'est idiot économiquement, mais tellement simple politiquement...

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