Air France : l'automne sera-t-il très chaud ?

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Le calendrier de Jean-Marc Janaillac apparaît extrêmement serré, voire injouable, pour certains.
Le calendrier de Jean-Marc Janaillac apparaît extrêmement serré, voire injouable, pour certains. (Crédits : © Christian Hartmann / Reuters)
Avec l'arrivée à échéance le 31 octobre de l'accord collectif régissant les conditions de travail et de rémunération des personnels navigants commerciaux (PNC), mais aussi la fin de la trêve des pilotes d'Air France fin octobre, et la présentation début novembre du plan "stratégique" du nouveau PDG d'Air France-KLM, Jean-Marc Janaillac, qui comportera forcément des mesures d'amélioration de la compétitivité, tous les ingrédients d'un cocktail explosif semblent réunis pour un nouveau durcissement les relations sociales. Rétablir la confiance et relancer l'entreprise constitue l'un des objectifs du nouveau PDG du groupe.

La grève de 7 jours des hôtesses et stewards d'Air France, qui se finit ce 2 août, n'est-elle qu'un amuse-bouche avant un conflit beaucoup plus dur et beaucoup plus large à l'automne ? Certains en interne le pensent.

Avec l'arrivée à échéance le 31 octobre de l'accord collectif régissant les conditions de travail et de rémunération des personnels navigants commerciaux (PNC), mais aussi, au même moment, la fin de la trêve des pilotes d'Air France et la présentation début novembre du plan "stratégique" du nouveau PDG d'Air France-KLM, Jean-Marc Janaillac, qui comportera des mesures d'amélioration de la compétitivité, tous les ingrédients d'un cocktail explosif semblent en effet réunis.

Fin de l'accord collectif à durée déterminée des PNC le 31 octobre

Concernant les PNC, difficile, en effet, d'imaginer aujourd'hui qu'un accord puisse être trouvé d'ici à trois mois entre la direction et les syndicats. Les sept jours de grève n'ont pas changé grand chose et les positions après le conflit seront les mêmes, sauf à ce que l'une des deux parties mettent de l'eau dans son vin, ce qui semble peu probable.

Lire aussi : La grève des PNC a coûté autour de 90 millions d'euros selon Frédéric Gagey

La direction, qui n'a cessé de réviser à la baisse ses ambitions depuis l'affaire de la chemise du DRH arrachée il y a 10 mois pour obtenir un accord cet été (elle a fait une croix sur tout gain de compétitivité alors qu'elle visait une hausse de 17% de productivité il y a un an), aura en effet du mal à s'aligner sur les positions des syndicats, à savoir la reconduction de l'accord actuel pendant 5 ans.

Un schéma dangereux pour la direction car il ne générerait aucun aucun gain de productivité pour l'entreprise jusqu'à fin octobre 2021 et mettrait ainsi la compagnie en risque en cas de retournement de conjoncture ou de remontée du prix du baril. D'autant que l'accord actuel des PNC est jugé par la direction comme le "meilleur contrat du monde".

Divergences sur la durée du prochain accord

La direction est prête à s'engager sur 5 ans mais à condition que l'accord contienne des mesures de productivité permettant de "voyager quel que soit le temps", comme l'a fait Lufthansa. L'accord signé avec les PNC permet en effet à la compagnie allemande d'économiser une bonne centaine de millions d'euros par an.

Pour rappel, la direction d'Air France proposait donc la reconduction de l'accord actuel pendant 17 mois à partir du 1er novembre, soit jusqu'en mars 2018. Ce qu'ont refusé deux des trois syndicats représentatifs, le SNPNC et l'UNSA.  Aujourd'hui, on imagine donc mal ces derniers accepter cette proposition ou de concéder des efforts de productivité pour obtenir un accord de 5 ans.

D'autant plus, font-ils valoir, que les pilotes ont refusé de faire de nouveaux efforts. Au cours des 18 derniers mois, le SNPL s'est en effet opposé à l'application du solde des mesures d'économies du plan de restructuration précédent Transfom (12 des 20% de gains de productivité prévus ont été réalisés), censé s'être achevé... fin 2014, et a rejeté en mai dernier le projet d'accord de la direction pour mettre en place des nouvelles mesures, lesquelles étaient censées générer moins de 10% de productivité au cours des trois prochaines années (Plan Perform). Celles-ci incluaient une bonne partie des mesures du plan Transform.

Suspension de l'application du solde de Transform

Devant ce refus, la direction a donc décidé en mai d'appliquer au 1er juin certaines mesures du solde de Transfom comme l'autorisait une décision de justice (la direction avait attaqué l'an dernier la position du SNPL et avait eu gain de cause), ce qui a entraîné la grève des pilotes du 11 au 14 juin. Une seconde était prévue fin juin mais Jean-Marc Janaillac a demandé et obtenu des syndicats une trêve jusqu'à début novembre en contrepartie de la suspension de l'application du solde de Transform.

Pilotes et PNC se renvoient la balle

Que peut-il se passer d'ici à l'automne pour les pilotes? Certains observateurs n'excluent pas que les négociations sur le solde de Transform monopolisent les négociations de la rentrée et écartent de facto de nouvelles mesures. Les pilotes auront beau jeu de refuser de les aborder si les négociations avec les PNC n'aboutissent sur un aucun gain de compétitivité. Les syndicats de PNC renverront la balle aux pilotes et pourront également justifier leur éventuel immobilisme en cas de refus des pilotes de signer des efforts supplémentaires.

"Un plan stratégique qui doit lier croissance et productivité"

Dans ce contexte, le plan «stratégique» de Jean-Marc Janaillac, s'il vise vraiment à réformer Air France, risque de faire grincer les dents des organisations syndicales. Car il ne fera pas l'impasse sur de nouvelles mesures de productivité.

«Ce plan devra absolument lier croissance et productivité », a indiqué Jean-Marc Janaillac ce mercredi lors de la présentation des résultats semestriels.

En disant cela, l'ancien PDG de Transdev semble évacuer de facto l'idée d'un plan B d'attrition de l'activité pour mieux redécoller comme l'a fait British Airways il y a une quinzaine d'années. Un modèle encore évoqué récemment par certains administrateurs d'Air France-KLM et que redoutent les salariés qui, à l'instar du SNPL, demandent un plan de croissance ambitieux.

Mais en tenant de tels propos, Jean-Marc Janaillac s'inscrit également dans la ligne de son prédécesseur, Alexandre de Juniac quand ce dernier, en mai 2014, proposait aux salariés "un pacte de compétitivité pour la croissance", mais aussi dans celle de la dernière proposition faite en mai par Frédéric Gagey aux pilotes et que ces derniers ont refusé : une hausse de productivité contre une croissance de 2 à 3% par an en moyenne d'ici à 2020. Les efforts demandés ont été qualifiés d'inadmissibles, le plan de croissance pas suffisamment ambitieux, voire nul.

Nouveau PDG ou pas, l'équation économique et les grands enjeux d'Air France-KLM et d'Air France restent inchangés. De fait, le nouveau plan «stratégique» va reprendre un certain nombre d'éléments du plan Perform d'Alexandre de Juniac, que les syndicats français ont rejeté jusqu'ici. Le diagnostic est en effet le même que celui de son prédécesseur.

«Certaines de nos faiblesses sont pénalisantes. La rentabilité d'Air France-KLM est encore trop faible et sa compétitivité reste insuffisante. Cela, clairement, freine le développement du groupe dans un environnement concurrentiel », a indiqué la semaine Jean-Marc Janaillac, lors de la présentation des résultats semestriels. Face à la dégradation de la conjoncture en raison de l'impact des attentats, de la surcapacité observée sur le marché, «nous devons, comme nos concurrents, maintenir, poursuivre, voire accentuer nos efforts pour pouvoir nous adapter à ce contexte», avec un projet «collectif, crédible et soutenable (...) qui devra prendre en compte les intérêts des personnels mais aussi, bien sûr, ceux de nos autres parties prenantes, nos actionnaires, nos créanciers et nos partenaires, en privilégiant l'intérêt collectif du groupe.»

«Si le diagnostic de Jean-Marc Janaillac est grosso modo le même que celui de son prédécesseur, sa méthode sera déterminante pour convaincre les syndicats», explique un syndicaliste.

Sentiment de défiance

Une méthode qui, appuyée par l'état de grâce qui entoure d'une manière générale l'arrivée d'un nouveau PDG dans une entreprise sous tension, en sera d'autant plus facilitée qu'elle surfera sur l'impopularité de son prédécesseur, accusé par une partie des syndicats d'avoir cherché, notamment, à monter les catégories de personnels les unes contre les autres, et d'avoir dégradé les conditions de travail des salariés avec un plan de restructuration sévère, marqué par des milliers de suppressions de postes.

Ce sentiment de défiance, qui se porte aujourd'hui sur le PDG d'Air France, Frédéric Gagey et d'une manière générale à l'ensemble de la direction, Jean-Marc Janaillac l'a bien ressenti. Son objectif est donc de renouer la confiance entre une partie des salariés et des syndicats et la direction. La grève des PNC est d'ailleurs pour lui symptomatique de cette défiance.

«La disproportion entre les lourdes conséquences économiques, commerciales et d'image de la grève des PNC et les désaccords qui la provoquent montre que nous ne sommes pas dans une situation rationnelle. Ce mouvement traduit un sentiment que j'ai ressenti depuis mon arrivée, à savoir une perte de confiance entre le management et certaines catégories de personnels, mais aussi entre différentes catégories de personnels et, d'une manière générale, dans l'avenir de l'entreprise. Je consacrerai toute mon énergie pour rétablir cette confiance sans laquelle rien n'est possible. C'est le sens de la démarche stratégique que j'ai initiée à mon arrivée et qui trouvera des traductions très concrètes dès début novembre. Cette démarche, je souhaite la fonder sur l'écoute, le dialogue, et une volonté d'entraîner l'ensemble des personnels dans ce projet».

Constat partagé

Aussi louable soit-elle, cette volonté de renouer la confiance risque, néanmoins, de se heurter très vite à un obstacle de taille : celle de l'absence d'un constat partagé entre la direction et les syndicats à propos de la situation économique d'Air France, de son environnement concurrentiel et de l'évolution du marché. Or, jusqu'ici, toutes les tentatives ont échoué. Et, les positions de la direction et de certains syndicats sont aux antipodes.

Alors que la direction veut améliorer la compétitivité du groupe pour lui permettre de rester bénéficiaire, quel que soit l'environnement, plusieurs syndicalistes rappellent qu'Air France et qu'Air France-KLM sont aujourd'hui profitables et que des efforts supplémentaires ne sont pas jugés nécessaires. La direction répond qu'il ne faut pas exagérer le retour dans le vert d'Air France, que la compagnie a certes dégagé un bénéfice opérationnel en 2015, mais après six années de pertes consécutives (et près de 2,5 milliards d'euros de pertes cumulées). De plus, dit-elle, sa performance est largement inférieure à celles de ses concurrents.

Compétitivité

Les syndicats font valoir également que l'écart de compétitivité avec les concurrents s'explique uniquement par le poids des charges et des taxes qui pèsent sur le transport aérien français. Ainsi, les comparaisons de performances avec les concurrentes présentées par la direction, qui montrent des écarts énormes avec les concurrents (sans prendre en compte le niveau de charges sociales), sont balayées du revers de la main. Quant aux différents rapports d'expertise commandités par le comité central d'entreprise d'Air France ces dernières années, lesquels pointent également les faiblesses de la compagnie, ils semblent avoir peu d'écho.

Le dialogue de sourds entre les deux parties dure depuis des années. Il n'est pas prêt d'être résolu, alors qu'un constat partagé est le socle indispensable à toute réforme.

Calendrier serré

Aussi, le calendrier de Jean-Marc Janaillac apparaît extrêmement serré, voire injouable, pour certains. Sachant que les négociations entre la direction et les syndicats reprendront dans un mois avec les retours de congés, comment partager un constat et bâtir un plan «stratégique» sur une base plus participative en deux mois ? Une complexité qui donne du grain à moudre à ceux qui rappellent la proximité entre Jean-Marc Janaillac et François Hollande et qui pensent qu'aucune mesure forte susceptible de provoquer des remous sociaux ne sera prise pendant la campagne électorale.

Ce serait d'ailleurs préférable selon certains. «Si les navigants décidaient de lancer un autre conflit, les personnels au sol ne le supporteraient pas. Des tensions entre salariés pourraient intervenir comme ce fut le cas en 1993», explique un syndicaliste.

L'équation est d'autant plus compliquée pour Jean-Marc Janaillac qu'en plus de devoir recoller les morceaux à Air France entre direction et salariés et entre salariés eux-même, il doit aussi recoller les morceaux dans les relations entre Air France et KLM mais aussi entre la direction de KLM et celle d'Air France-KLM.

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a écrit le 03/08/2016 à 18:02 :
"Les personnels sont des gens rationnels et que ce n'est seulement quand ils ne pensent pas que leur job est confronté à une menace réelle, qu'ils se comportent de manière irrationnelle" (Willie Walsh)

A vouloir coûte que coûte, c'est à dire celui de couler la compagnie et donc leurs propres emplois avec, les salariés grévistes d'AF sont dans cet aveuglement. Tout comme les pilotes, les autres PNC restent pourtant les mieux payés et servis (avantages hors salaires) du secteur.

AF va suivre le sort de la SNCM qui a cessé son activité depuis le 05/01/2016 (coulée par d'irréalistes revendications syndicales à répétition).
Autre possibilité : le véritable intérêt de ceux qui font et revendique cette grève serait justement que la boite dépose le bilan pour percevoir les grasses indemnités du fonds de garantie des salaires et partir à la retraite tranquilles.
Seules vrais perdants : les autres salariés non grèvistes et les actionnaires ... dont le contribuable (doublement : en tant qu'actionnaire majoritaire et en tant que garant du versement des salaires suite à liquidation judiciaire).

... Et merci d'avance de ne pas répondre avec les mêmes rengaines d'un autre temps sur le néolibéralisme et la lutte des pauvres salariés spoliés par leurs employeurs.
a écrit le 03/08/2016 à 16:29 :
90 millions d'euros la grève ?

La direction n'a cessé de martelé que les grévistes étaient une minorité
Qu'ils arrivaient a assurer 80/90% des vols
Les chiffres réels sont lesquels ?
je commence a comprendre le malaise du dialogue social
Et je pense qu'ils ne se battent pas pour gagner plus mais pour ne pas perdre !!!!!
Là est la différence
Eux n'ont pas eu 65% d'augmentation comme lu dans ce journal
Réponse de le 06/08/2016 à 18:55 :
Un client reporté par la grève, c'est un affretement à cout plus élevé à faire. Déjà au départ, le prix de vente du billet ne couvre déjà plus le coût réel du passager. Ensuite, pendant que le passager attend, il est pris en charge : repas, hôtel, communications, taxis, voire vêtements si les bagages sont loin... Enfin, se rajoute le dédommagement financier versé au client !... on arrive vite aux 90 millions !
Se rajoutent les dépenses inutiles, par exemple les plateau repas non embarqués ..
En ce qui concerne les vols maintenus, rien ne dit que les vols sont partis pleins : un PNC absent, on débarque 50 passagers et hop, le vol est maintenu ! Par contre: 50 personnes à prendre en charge
En plus, se rajoutent les coûts des personnels au sol chargés de gérer la désorganisation : bagages embarqués puis débarqués, perdus etc, ... passagers mécontents, etc et le tout, probablement en heure supplémentaires !!
Enfin, se rajoutent les offres promotionnelles indispensables pour que les clients mécontents ne partent pas définitivement à la concurrence !
Les chiffres n'ont donc rien de surprenant...
Réponse de le 07/08/2016 à 19:39 :
Cette manie de vouloir opposer nombre de grévistes et nombre de vols est tellement récurrente, qu'on fini par se demander s'il s'agit d'un enfumage télécommandé par des syndicats !
Je réitère donc mon explication :
un avion dont il manque un PNC peut tout à fait partir... simplement le nombre de passagers sera réduit : d'où un coût élevé pour un nombre de vols annulés faibles !
a écrit le 03/08/2016 à 12:45 :
C'est bizarre, on a l'impression que c'est la direction d'AF qui a écrit l'article. Cela dit , rien d'étonnant, AF est le plus gros acheteur de presse en général , et de "la Tribune" en particulier ...
a écrit le 03/08/2016 à 9:58 :
Toujours plus cher que les autres pour un service egal ou inferieur et en greves pendant les vacances pourquoi voler AF?
a écrit le 02/08/2016 à 17:03 :
Le problème est lié aux charges sociales à la charge des entreprises. Cela concerne aussi la SNCF. Qui le comprendra? Ces charges doivent être réparties sur le travail et sur l'énergie.
Réponse de le 05/08/2016 à 19:31 :
Faux pour une bonne partie, les charges sociales semblent plus élevées pour AF car elles n'apparaissent pas sous ce nom pour BA et LH par exemple. Ainsi les retraites qui chez nous sont considérées comme des charges sont en fait provisionnées par les autres compagnies, ce ne sont donc plus des charges salariales mais une ligne dans le budget général.
Au final l'impact est le même car les niveaux de pension sont équivalent.
Réponse de le 06/08/2016 à 19:16 :
si comme vous le dites, le niveau de charges est le même, il est alors urgent d'en informer les syndicats qui affirment le contraire et réclament un intervention de l'état !
Par contre, AF continue d'être TRÈS largement moins rentable que LH ou BA ... est ce le temps de travail qui n'est pas le même ??!
a écrit le 02/08/2016 à 14:42 :
Que les choses soient claires : A force d'en vouloir toujours plus ,Air France va décrocher financièrement . Par contre lorsqu'ils seront bien dans le rouge : il n'est pas question que l'état vienne combler le déficit .
Sachant que ca ne me fera ni chaud ni froid de ne plus avoir de compagnie national et de voyager sur d'autres compagnies.
Quand aux salariés d'Air France ils iront pointer au chomage et ils se diront alors qu'ils auraient peut être du faire des concessions mais ce sera trop tard
a écrit le 02/08/2016 à 14:00 :
Vivement LA FAILLITE de S.N.C.F et A.F. Beaucoup Trop risqué de réserver et de payer un vol A.F : Qu'ils accentuent surtout leur grève et disparaissent et vite vite vite..
a écrit le 02/08/2016 à 13:53 :
la responsabilite est toute entiere a la direction
qui impose et refuse tout dialogue
tout comme les politiques en France de gauche ou de droite
idem pour le medef
tout ce petit monde prefere perdre des marches
ou delocaliser plutôt que de se parler
si la France est en deficit les reponsable sont toujours les memes
voir le cas d'un ancien premier ministre
qui prefere soutenir le delocalisation en chine
car ce personnages a des voyages gratuit pour cette destination
et rejette leur incapacités sur les salaries
a écrit le 02/08/2016 à 12:53 :
AIR FRANCE : un concentré de France !

À l'image de la société française, Air France montre les incompétences et incohérences des hommes et femmes politiques de ce pays vis à vis des entreprises tournées vers une compétition internationale complètement inéquitable : charges sociales et patronales très lourdes, taxes diverses et équipes dirigeantes des grandes entreprises honteusement recasées par les amis politiques. Par ailleurs, une entreprises comme Air France continue à faire voyager l'élite politique et économique de ce pays de manière très particulière (je ne parle point des avantages des salariés valables pour toute entreprise).
Doit on toujours demander aux salariés des grandes et moyennes entreprises de toujours baisser leurs conditions salariales pour réduire l'écart de compétitivité ou réduire la lourdeur des charges et ta ves diverses que seules nos entreprises paient. Nos entreprises ont pris le départ d'une course de fond avec des boulets aux pieds quand les autres n'en ont pas.
Il serait temps de transférer une grande partie des charges vers la Tva ou sur les produits ou supports financiers.
Concernant Air France : j'ai constaté les progrès réalisés en matière de qualité de service ces derniers mois mais je constate aussi une réduction des effectifs des employés au contact de la clientèle chez Air France là où les effectifs sont ultra présents en Asie et d'autres régions du monde. Nous sacrifions les emplois à cause de notre système de charges concocté par des politiques incapables de gérer efficacement et qui ne savent que créer de nouvelles taxes et charges.
La France et les entreprises françaises confrontées à la concurrence mondiale (voir les constructeurs automobiles...) continueront à licencier pour satisfaire les actionnaires ou détenteurs de dettes tant que le système restera défavorable.
La grande réponse doit venir de politiques comprenant que la libération des énergies doit provenir d'une compréhension du système et par l'abaissement des lourdeurs et charges diverses...
Réponse de le 03/08/2016 à 10:48 :
Bonne analyse; oui, il faut transférer une partie des charges sociales, mais sur quoi? D'abord sur la consommation , et ensuite sur la consommation d'énergie. Mais les Français sont opposés à l'augmentation du prix de l'énergie. Alors, adieu Air France!
a écrit le 02/08/2016 à 11:05 :
Les salariés d'Air France devraient se méfier. A force de faire des grèves pour n'importe quoi, il vont finir par fragiliser la compagnie. Pour info, le chômage est de 24 mois.

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