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Après l'incident d'un Boeing 737 MAX 9, United Airlines anticipe une perte financière

latribune.fr

Publié le 23 janvier 2024 à 11:51 - Mis à jour le 24 janvier 2024 à 05:33

Un incident qui coûte cher à la compagnie aérienne américaine United Airlines qui possède la flotte la plus importante de ces appareils (79 avions).

Un incident qui coûte cher à la compagnie aérienne américaine United Airlines qui possède la flotte la plus importante de ces appareils (79 avions).

John Gress

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Début janvier, le constructeur aéronautique américain Boeing a vu l'un de ses modèles être victime d'un incident, le 737 MAX 9. L'agence américaine de régulation de l'aviation civile (FAA) a décidé de suspendre les vols opérés avec ce modèle aux Etats-Unis. Dans ce contexte, United Airlines anticipe une perte pour le premier trimestre de l'exercice en cours. Et pour cause, la compagnie américaine possède la flotte la plus importante de ces appareils, soit 79 avions.

Le 5 janvier dernier, une porte obstruée de la carlingue d'un Boeing 737 MAX 9 de la compagnie Alaska Airlines, reliant Portland (Oregon) à Ontario (Californie), s'est décroché en plein vol. Dans la foulée, l'agence américaine de régulation de l'aviation civile (FAA) a ordonné le maintien au sol aux Etats-Unis de ce modèle d'avion. Résultat, les appareils ne reprendront du service que lorsqu'il n'y aura plus de doute sur la sécurité, avait-elle indiqué.

Cet incident a d'ores et déjà des répercussions. La compagnie aérienne United Airlines est la première à en faire les frais. Et pour cause, elle possède la flotte la plus importante de ces appareils (79 avions). Dans le détail, elle prévoit ainsi de subir une perte nette comprise entre 35 et 85 cents par action au premier trimestre de l'exercice en cours, a-t-elle annoncé lundi. Pour l'ensemble de l'année 2024, la compagnie table sur un bénéfice par action compris entre 9 et 11 dollars. Des prévisions dévoilées dans le cadre de la publication de ses résultats du quatrième trimestre 2023, qui ont été meilleurs qu'attendus par les analystes.

«Malgré des vents contraires imprévisibles, nous avons atteint nos ambitieux objectifs de bénéfice par action, ce que peu (de personnes) pensaient réalisable», a commenté Scott Kirby, patron de la compagnie, cité dans le communiqué.«En regardant vers l'avenir, nous pensons que ces tendances vont se poursuivre et que United est incroyablement bien positionné pour capitaliser dessus», a-t-il poursuivi, se montrant optimiste sur la capacité du groupe à atteindre ses «objectifs financiers à court et à long terme».

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Enquête en cours

Entre octobre et décembre, United Airlines engrangé un chiffre d'affaires de 13,63 milliards de dollars (+9,9% sur un an) et réalisé un bénéfice net de 600 millions de dollars (-28,8% sur un an). Pour l'ensemble de son exercice 2023, United a donc enregistré un bond de 19,5% de son activité à 53,71 milliards de dollars. Son bénéfice net a, lui, plus que triplé sur un an, passant de 737 millions en 2022 à 2,62 milliards en 2023.

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Dans la foulée de l'incident du Boeing 737 MAX 9, la FAA et l'agence américaine de sécurité des transports (NTSB) ont, chacune, ouvert une enquête. La FAA se penche en particulier sur une possible défaillance au niveau des contrôles de qualité de l'avionneur.

De son côté, Boeing veut identifier la faille dans son système de vérification. C'est ce dernier qui a entraîné l'incident. « Nous voulons savoir ce qui a fait défaut dans nos batteries d'inspections », a déclaré Dave Calhoun sur la chaîne CNBC, « ce qui, dans le travail originel, a dysfonctionné et permis ce raté ». L'agence américaine de sécurité des transports (NTSB) procède actuellement à une enquête et n'a, pour l'heure, communiqué aucune conclusion sur l'origine de l'incident.

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«C'est sérieux. C'est un incident de sécurité et personne ne va s'en accommoder », a insisté Dave Calhoun mercredi dernier, qualifiant les manquements dans la production des appareils d'« horrible défaillance».

« Nous allons tout scruter », a assuré le directeur général de l'avionneur, « autour du MAX, des usines Spirit (AeroSystems) », le plus gros sous-traitant de Boeing, « sur nos propres sites, nos processus d'inspection, et nous prendrons les mesures pour que cela ne se reproduise jamais ».

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D'autres avions suspectés de défaillance

Même si l'accident est intervenu sur un Boeing 737 MAX 9 d'Alaska Airlines, l'agence américaine de régulation de l'aviation civile (FAA) a recommandé aux compagnies aériennes d'inspecter les portes obstruées de leurs Boeing 737-900ER. En effet, ce modèle dispose de la même configuration.

Dans le détail, la condamnation de certaines portes est proposée par Boeing à ses clients sur le MAX 9, et ce, lorsque le nombre d'issues de secours existantes est déjà suffisant au regard du nombre de sièges dans l'appareil. Dans le cas précis d'Alaska Airlines, c'est l'une de ces portes obstruées qui s'est envolée, et cette modification a été opérée sur 171 des 218 Boeing MAX 9 fabriqués à ce jour.

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Dans ce contexte, les compagnies sont très fortement incitées « à mener des inspections visuelles ». Objectif, s'assurer que ces portes obstruées ne présentent pas de défaillances, a indiqué la FAA dimanche soir dans un bulletin de sécurité. La grande majorité des Boeing 737-900ER a été remise à des compagnies américaines - en particulier Delta, United et Alaska -, le dernier exemplaire ayant été livré en 2019. Le modèle est entré en circulation il y a dix-sept ans. Le Boeing 737-900ER est un modèle plus ancien que la famille des MAX mais environ 380 des 539 exemplaires livrés disposent de la même configuration que 171 des 218 MAX 9 fabriqués à ce jour.

«Nous avons commencé des inspections pro-actives de nos Boeing 737-900ER la semaine dernière et nous anticipons qu'elles seront terminées dans les prochains jours sans entraîner de perturbations pour nos clients», a également appuyé United Airlines, qui a lundi dernier, découvert, lors de vérifications, des «boulons qui nécessitaient d'être resserrés».

(Avec AFP)

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