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En cas de malaise voyageur, les métros ne stationneront plus à quai

latribune.fr

Publié le 27 février 2024 à 16:57 - Mis à jour le 27 février 2024 à 16:57

Les métros et trains de banlieue parisiens ne seront plus obligés de s'arrêter jusqu'à l'arrivée des secours en cas de malaise dans une rame d'un voyageur.

Les métros et trains de banlieue parisiens ne seront plus obligés de s'arrêter jusqu'à l'arrivée des secours en cas de malaise dans une rame d'un voyageur.

GONZALO FUENTES

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
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Les métros ne seront plus obligés de s'arrêter jusqu'à l'arrivée des secours lors d'un malaise voyageur, et pourront ainsi poursuivre leur route, a annoncé ce mardi Valérie Pécresse.

« On a pris des décisions, enfin, que j'attendais depuis des années », a fait part Valérie Pécresse, la présidente de la région Ile-de-France, au micro de BFM Business ce mardi. Les métros et trains de banlieue parisiens ne seront plus obligés de s'arrêter jusqu'à l'arrivée des secours en cas de malaise dans une rame d'un voyageur. Ce dernier pourra alors être déplacé sur un quai, a-t-elle annoncé.

« Sur les malaises voyageurs, nous avons une doctrine qui est absurde, qui n'est pas celle de Londres, pas celle de Tokyo », a poursuivi celle qui préside également l'autorité des transports Ile-de-France Mobilités (IDFM).

«Quand quelqu'un s'évanouit dans le métro, au lieu de le sortir de la rame pour le faire respirer, on le garde comme s'il avait eu un choc d'accident de la route, on le met en PLS (position latérale de sécurité), on arrête la rame et on attend que les secours arrivent», a-t-elle précisé.

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Former les agents

Un nouveau protocole ne devrait donc pas tarder à être mis en place. « On vient enfin d'avoir la validation d'un protocole Samu, donc pour les malaises voyageurs nous n'arrêterons plus les rames de métro », s'est-elle réjouie. Les personnes victimes de malaise seront ainsi déplacées sur le quai en attendant les secours pour permettre au train de poursuivre sa route.

D'après IDFM, un dialogue social a été entamé à la RATP en février pour déployer cette nouvelle mesure et en discuter avec les conducteurs et agents de station. Un dialogue social ligne par ligne doit avoir lieu au mois de mars, puis les agents seront formés pour une mise en place en juin, « avant les Jeux olympiques », a indiqué IDFM. Une échéance confirmée par la RATP qui assure que les formations « de l'ensemble des conducteurs de métro et de RER, ainsi que des agents des gares et stations » vont débuter d'ici quelques semaines.

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Colis suspects

Outre les malaises voyageurs, Valérie Pécresse annonce également de légers changements concernant les colis suspects.

«De la même façon pour les colis suspects, dans de nombreux pays on les sort de la rame, on les pose sur le quai. Nous, nous sommes en Vigipirate donc on ne fera pas ça, mais ce qu'on va faire, c'est qu'on va mettre des brigades cynophiles pour renifler les colis et en un quart d'heure lever le doute», a ajouté la présidente du conseil régional.

Les chiens renifleurs sont une ressource rare et difficile à trouver, essentielle pour les opérateurs de transport afin de fluidifier le trafic sur les lignes, où le nombre de bagages abandonnés a considérablement augmenté depuis quelques années.

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De nouveaux protocoles qui permettront peut-être de fluidifier le trafic, notamment à l'approche des JO 2024. Car devant les « incidents d'exploitations » de certaines lignes de métro et les attentes déraisonnables aux arrêts de bus, les habitants d'Ile-de-France sont sceptiques sur la capacité des transports à accueillir les 600 à 800.000 voyageurs par jour supplémentaires des JO. Une inquiétude relayée publiquement par la maire socialiste de Paris Anne Hidalgo.

Les usagers le constatent également tous les jours : le retour à un niveau de service équivalent à celui de 2019 dans le métro, comme le RER, tarde à se concrétiser. Le groupe public, comme d'autres, est confronté à une hausse des démissions, imputée par les syndicats aux dégradations des conditions de travail et à la fin du statut avantageux des agents de la RATP. Le PDG, l'ancien Premier ministre Jean Castex, estime que depuis la pandémie, les contraintes liées au service public des transports - travail de nuit, les week-ends et jours fériés - sont moins bien acceptés. En outre, le prix de l'immobilier en région parisienne accentue ces départs, plus massifs qu'auparavant.

En novembre, cinq lignes du métro étaient toujours sous les 85% de régularité aux heures de pointe, en grande partie à cause des problèmes de personnel, selon la présidente d'IDFM, Valérie Pécresse. Elle a haussé le ton récemment en demandant de rétablir une offre de transport équivalente à 100% de l'avant-Covid dès mars. « On ne va pas réduire les colis abandonnés à 0% d'ici la fin mars », avait alors rétorqué Jean Castex, qui a rappelé lors de ses vœux leur augmentation de 260% entre 2019 et 2023. Il a néanmoins salué les achats de nouveaux métros MF19 décidés par IDFM et attendus pour 2025, mais cette décision a été prise avec « 20 ans de retard. Et la seule chose que je ne sais pas faire, c'est remonter le temps », a lâché l'ancien Premier ministre.

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La RATP expérimente la semaine de quatre jours

La RATP a annoncé avoir signé avec trois syndicats - FO, l'Unsa et la CFE-CGC - un accord « pour améliorer la qualité de vie au travail » et expérimenter la semaine de quatre jours afin de fidéliser les personnels de la Régie, confrontée à une hausse des démissions. L'expérimentation de la semaine de quatre jours a commencé le 18 janvier. Elle concerne quatre lignes - 5, 7 et 9 du métro et le RER B - sans diminution du temps de travail.

Le dispositif concerne les agents en station, mais pas les conducteurs. Il prévoit une organisation hebdomadaire pour les managers et les contrôleurs avec quatre jours travaillés et trois jours de repos, moyennant une augmentation du temps de travail quotidien d'une heure et quinze minutes. Les agents d'accueil en station et en gare travailleront sur un cycle de quatre jours suivis de deux jours de repos, sans augmentation du temps de travail quotidien.

Pour le moment, 170 agents se sont portés volontaires pour tester le dispositif pendant une première phase de 42 jours, éventuellement renouvelable. Le dispositif donnera lieu ensuite à un retour d'expérience pour savoir s'il est étendu ou non. Cinq mille agents pourraient être concernés à terme.

(Avec AFP)

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