Les entrepôts font partie des projets d'implantation économique qui rencontrent le plus d'oppositions locales. C'est du moins ce qui ressort d'un rapport de la délégation des entreprises du Sénat publié le 31 janvier. Et pour cause : ces bâtiments XXL sont accusés de consommer toujours plus de foncier agricole alors que la France vise la zéro artificialisation nette des sols (ZAN) à horizon 2050.
En outre, les entrepôts logistiques sont de plus en plus nombreux en Île-de-France sous l'impulsion des acteurs publics et privés. Dès 2018, la foncière privée à capitaux publics Sogaris inaugurait ainsi Chapelle International, une gare de fret avec un entrepôt de 41.500 m² à la Porte de la Chapelle, afin de faciliter la livraison du dernier kilomètre dans la capitale. En 2026, elle prévoit de livrer les Amarres, un espace de 6.200 m² sur le quai d'Austerlitz. Entre les deux, Sogaris livrera, courant février, un entrepôt de 35.000 m², soit l'équivalent de cinq terrains de football, dans le quartier des « Ardoines », en plein cœur de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne).
Installé sur une ancienne friche ferroviaire, rachetée par l'établissement public foncier d'Île-de-France (EPFIF), la bâtiment est présenté, par ses promoteurs, comme compatible avec le ZAN.