La SNCF prête à lancer les TGV Ouigo en Italie en riposte à l'arrivée de Trenitalia en France
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Reuters
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Reuters
Le président de la République, trois ministres en exercice, plusieurs anciens titulaires du portefeuille des transports et tout l'état-major de la SNCF se sont réunis à la gare de Lyon ce matin du 17 septembre pour célébrer, avec quelques jours d'avance, le 40e anniversaire du TGV. L'occasion pour eux de célébrer à coup de superlatifs « une passion française et le génie français » ou encore un très grand succès industriel et humain », des mots même d'Emmanuel Macron.
« Nous sommes très fiers de cette histoire et surtout de l'avenir que nous allons rebâtir ensemble », s'est enthousiasmé le président dans un discours aux accents de campagne, promettant « des choix d'investissements massifs » dans les prochains mois et n'hésitant pas à déclarer que « la décennie 2020 sera la nouvelle décennie du TGV ».
Mais pour que les quarante prochaines années soient à la hauteur des quarante premières, le TGV et la SNCF vont devoir relever un certain nombre de défis à commencer par l'arrivée à la concurrence sur les lignes à grande vitesse, accessibles à tout opérateur (« open access ») depuis décembre 2020. Retardée par la crise sanitaire, celle-ci doit se concrétiser d'ici à la fin de l'année avec l'arrivée des trains à grande vitesse de Trenitalia sur l'axe Paris-Lyon-Turin-Milan. La compagnie publique italienne va ainsi tenter de fissurer le monopole de la SNCF en s'attaquant directement à son tronçon le plus rentable, le Paris-Lyon.
Avec seulement cinq trains autorisés à rouler en France pour le lancement de ses opérations, Trenitalia ne devrait pas faire grand mal à la SNCF sur cette ligne qui, avec près de 45 millions de passagers annuels, représentait le tiers de son trafic annuel TGV avant la crise. Dans un premier temps du moins.
À lire également
L'autre attaque majeure pourrait venir de l'autre côté des Pyrénées, avec la Renfe qui lorgne pour sa part sur le Marseille-Lyon depuis 2019. Concurrencé sur ses lignes domestiques par la SNCF avec OuiGo depuis mars, l'opérateur espagnol pourrait faire son entrée en France d'ici à quelques mois, avec peut-être un peu de retard, lâche-t-on du côté de la SNCF. Enfin la SNCF va devoir composer avec le projet français Le Train, qui souhaite se positionner sur des liaisons à grande vitesse en Nouvelle Aquitaine à partir de 2022.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.
