LA TRIBUNE - Lorsque vous avez publié vos résultats annuels, vous avez indiqué que vous visiez une croissance de 20 % de votre trafic en 2023. Où en êtes-vous ?
GÜLIZ ÖZTÜRK
- L'an dernier, nous avons atteint 27 millions de passagers. Sur le plan international, nous avons enregistré une croissance d'environ 12 % par rapport à la dernière année normale, à savoir 2019. Si vous regardez du côté de la rentabilité opérationnelle, nous avons été la compagnie aérienne la plus performante au monde avec une marge d'EBITDA (bénéfices avant impôts, intérêts, dépréciation et amortissement) de 34,1 %. Nous avions le coût au siège-kilomètre (CASK) le plus bas avec 2,18 centimes d'euros par siège par kilomètre en 2022. Nous avons donc réalisé de bonnes performances. Et cette année, nous recevons 16 avions de plus. Il s'agit d'une croissance d'environ 20 % en termes de capacité. Nous terminerons l'année avec 103 avions. Et nous fêterons notre 100e avion cette année, à l'occasion du 100e anniversaire de la République de Turquie.
Avec cette nouvelle croissance que vous prévoyez pour cette année, allez-vous essayer de maintenir votre impressionnante marge d'EBITDA?
Exactement. Notre objectif est de faire partie du groupe de compagnies qui atteigne, voire dépasse, les 30 %. Nous serons peut-être les seuls, car en 2022 personne n'a réussi à atteindre une telle performance.
Êtes-vous limité par la capacité d'Airbus à livrer de nouveaux avions dans votre plan de développement ?
Vous faites les plans en fonction de la planification de votre flotte. Nous savions que nous allions recevoir ce nombre d'avions il y a un an. Nous n'avons annulé aucune de nos commandes et nous avons continué à recevoir des avions, même pendant les périodes COVID, dont 18 l'an dernier.