Réduction de CO2 : Easyjet signe avec Airbus pour capturer et enfouir le carbone sous terre
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Easyjet s'associe avec Airbus pour la captation du carbone dans l'air.
ARND WIEGMANN
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Easyjet s'associe avec Airbus pour la captation du carbone dans l'air.
ARND WIEGMANN
Pointé du doigt pour ses émissions de carbone, le transport aérien est contraint de multiplier les solutions pour atteindre ses objectifs de zéro émission nette de CO2 d'ici 2050. Si les carburants d'aviation durables (SAF) restent le principal vecteur de cette décarbonation encore à venir, le secteur développe en parallèle donc d'autres technologies pour réduire son empreinte, dont le captage direct et le stockage du carbone dans l'air (DACCS). Encore balbutiante, cette solution pourrait prendre de l'ampleur avec la signature d'un contrat entre Airbus et Easyjet, annoncée ce lundi.
Avec cet accord, Easyjet est la première à s'engager pour acquérir des crédits carbone auprès d'Airbus - dont le montant et le volume n'ont pas été révélés - que le constructeur fournira grâce à son partenariat avec la société américaine 1PointFive. Celle-ci développe actuellement une usine de captation de carbone dans le Bassin permien, au Texas (Etats-Unis). Prévue pour débuter ses services commerciaux mi-2025, celle-ci permettra de capturer 500.000 tonnes de CO2 dans l'atmosphère par an, une fois qu'elle sera pleinement opérationnelle. Une fois capté, le carbone sera stocké dans les formations salines souterraines de la région.
À lire également
Ce contrat fait suite à une lettre d'intention signée lors du salon de Farnborough, en juillet 2022, durant lequel Airbus a annoncé des discussions commerciales avec plusieurs compagnies aériennes pour cette solution. Outre Easyjet, Air Canada, Air France-KLM, International Airlines Group (IAG), le groupe Latam Airlines, le groupe Lufthansa et Virgin Atlantic ont ainsi signé des lettres d'intentions. Interrogé par La Tribune, Airbus indique être entré en discussions avec d'autres compagnies depuis.
Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État va entrer au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise
Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028
Nucléaire : le Blayais finalise son dossier pour accueillir les réacteurs nouvelle génération
Industrie, mobilités, logements, géothermie : la nouvelle offensive verte de l’Occitanie