Retard du Grand Paris Express en Seine-Saint-Denis : les élus et le Medef relativisent
César Armand
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Les rames du Grand Paris Express.
DR
César Armand
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Les rames du Grand Paris Express.
DR
Elles restent les lignes les plus importantes du tracé du Grand Paris Express. Les morceaux des futures lignes 16 et 17 du super-métro initialement prévus pour les Jeux olympiques (JO) de Paris 2024 seront livrés plus en retard que prévu. La première est censée desservir le sud de la Seine-Saint-Denis jusqu'à l'est de la Seine-et-Marne, de Saint-Denis-Pleyel à Noisy-Champs. La seconde partira aussi de Saint-Denis-Pleyel pour arriver en Seine-et-Marne au Mesnil-Amelot en passant par le triangle de Gonesse et l'aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle dans le Val-d'Oise.
Entre-temps, la Covid-19 est passée par là. Un mois après la fin du premier confinement, le 22 juin 2020, le ministre des Transports indiquait que "l'accès aux sites des Jeux olympiques ne sera possible qu'avec la ligne 14 dont l'extension est actuellement en cours". Jean-Baptiste Djebbari validait alors la rumeur tenace dans le microcosme du Grand Paris selon laquelle les lignes 16 et 17 ne seront pas au rendez-vous de Paris 2024. Comme d'ailleurs, le projet ferroviaire CDG Express de relier l'aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle au centre de Paris en 20 minutes.
Le Grand Paris Express continue alors de creuser son sillon sur les autres lignes jusqu'à ce jour de février 2021 où La Tribune révèle l'éviction de Thierry Dallard, président du directoire, de la Société du Grand Paris, l'établissement public d'Etat qui construit le super-métro. Beaucoup d'acteurs politiques, privés et publics confient alors, en on et surtout en off, que le décalage de la livraison des lignes olympiques constitue la principale cause de son renvoi. Le Premier ministre Jean Castex, ex-délégué interministériel aux Jeux olympiques, n'aurait en effet pas supporté que ce soit le ministre des Transports Jean-Baptiste Djebbari qui l'ait annoncé en lieu et place de Thierry Dallard.
À lire également
Ce dernier mis sur la touche, le président de la chambre régionale des comptes de Nouvelle-Aquitaine Jean-François Monteils est nommé, par le chef de l'Etat, président du directoire de la Société du Grand Paris. Nul n'ignore alors que ce haut fonctionnaire et Jean Castex ont partagé le même bureau à la Cour des Comptes il y a vingt ans avant de se recroiser dans les coulisses de l'exécutif. Jean-François Monteils a travaillé pour François Fillon à Matignon d'abord comme conseiller chargé de la réforme de l'Etat, puis chargé du développement durable et de la recherche de l'industrie. De la même manière que Jean Castex a été conseiller social puis secrétaire général adjoint de l'Elysée sous Nicolas Sarkozy.
César Armand
« Les tensions sur les raccordements ne seront pas un frein aux énergies renouvelables »(Cédric Boissier, Enedis)
Saint-Gobain touche le jackpot en Scandinavie pour se recentrer sur ses nouveaux marchés
Carburant : le gouvernement va « s'assurer » qu'une chute des cours soit « répercutée à la pompe »
Argiles du Velay, pierres de Rhône-Alpes : l'IGP européenne, bouclier du savoir-faire français