SNCF: les négociations s'annoncent délicates

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Les salariés du fret privé et ceux de la SNCF ne sont pas soumis aux mêmes règles de temps de travail (amplitudes maximales des journées, repos...). Celui-ci est annualisé dans le groupe public (ex: 1.568 heures pour les roulants) avec des journées de travail plus longues mais davantage de jours de repos (22 pour les roulants).
Or, la réforme ferroviaire de 2014 impose une harmonisation d'ici mi-2016 pour tout le secteur (fret et voyageurs, public et privé). Ce qui concernerait entre 153.000 et 170.000 salariés, selon les estimations. L'objectif étant d'assurer que l'ouverture à la concurrence, prévue par étapes d'ici à 2026, se passe dans des conditions économiquement "équitables" et garantes de la sécurité des trains.
D'un côté, les syndicats veulent des règles calquées sur celles de la SNCF. Mais, les opérateurs privés affirment que cela tuerait le transport ferroviaire de marchandises, déjà fragilisé par la concurrence des camions.
De l'autre, la SNCF cherche à réduire ses coûts avant la libéralisation du trafic voyageurs national et régional. Son président Guillaume Pepy veut ainsi
Le groupe chiffre jusqu'à 30% l'écart de productivité avec le fret privé du fait de la réglementation du travail mais aussi de cotisations retraites majorées.
Concrètement, un décret-socle doit poser les bases communes garantes de la sécurité des trains. Mais le gouvernement n'a toujours pas "montré la couleur". Aussi les partenaires sociaux s'impatientent-ils.
Les discussions entre syndicats et l'Union des transports publics et ferroviaires (SNCF et entreprises privées) pour une convention collective de branche ont été lancées fin 2013. Celles-ci pourraient aborder le volet temps de travail en février si le patronat réussit à s'accorder au préalable. Les personnels "de restauration, nettoyage, accueil service en gare et une partie de la maintenance" (sur les voies fermées à la circulation) ont été "exclus" du champ de la convention, déplore SUD-Rail.
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Quant aux négociations au sujet d'un accord d'entreprise à la SNCF pour remplacer l'actuelle réglementation et l'accord 35 heures, elles n'ont pas encore démarré.
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Reste que les syndicats, divisés sur la réforme ferroviaire, pourraient cette fois faire bloc. Tous pointent les "gaspillages" de productivité générés depuis plusieurs années, selon eux, par la gestion séparée des activités fret et voyageurs et de mauvais "roulements" (plannings). Il est possible de gagner en productivité "sans remettre en cause la règlementation" en améliorant "l'organisation de la production", assure la CFDT, comme la CGT.
(Avec AFP)
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