Uber : 20 salariés licenciés après des plaintes pour harcèlement

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Après la publication d'une enquête interne portant sur des plaintes déposées par des employés, Uber a annoncé s'être séparé de 20 collaborateurs ces derniers mois.
Après la publication d'une enquête interne portant sur des plaintes déposées par des employés, Uber a annoncé s'être séparé de 20 collaborateurs ces derniers mois. (Crédits : Reuters)
Ces licenciements font suite à une enquête menée par le cabinet Perkins Coie qui avait été commandée par Uber en début d’année et porte sur 215 plaintes. Déposées en interne, elles font état de discrimination, harcèlement sexuel ou intimidation au sein de l'entreprise américaine de VTC.

Nouveau coup dur pour Uber, déjà dans la tourmente après de nombreux revers juridiques mettant à mal son mode de fonctionnement dans plusieurs pays. La plateforme américaine de VTC a bien licencié plusieurs de ses collaborateurs après qu'une enquête menée par Perkins Coie a pointé des faits de harcèlements et discrimination suite à des dépôts de plainte, selon des informations rendues publiques il y'a quelques jours et confirmées par l'entreprise. Après la démission de plusieurs cadres supérieurs ces derniers mois, ces récentes révélations ne font qu'alimenter les spéculations sur le climat délétère qui régnerait au sein de l'entreprise.

"Nous avons enquêté sur 215 plaintes au total, qui étaient liées à de la discrimination, du harcèlement sexuel, des comportements déplacés, de l'intimidation, du harcèlement, des mesures de rétorsion ou bien relatives à des questions de sécurité", a indiqué par écrit un porte-parole du numéro un mondial de la réservation de voitures avec chauffeur.

Ce même porte-parole a précisé que "les plaintes émanaient de salariés du monde entier mais la plupart venaient de personnes basées à San Francisco", où se situe le siège de l'entreprise. Quelque 20 employés ont ainsi été remerciés par l'entreprise après l'étude en détail des plaintes qui avaient pu être déposées à leur encontre et notamment des cadres de l'entreprise qui évoluaient au sein du siège de la firme.

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Si les causes de ces licenciements ne sont connues que depuis quelques jours, les employés en question ne font plus partie de l'entreprise depuis déjà plusieurs semaines, les mesures recommandées par le cabinet d'avocats ayant été mises en œuvre rapidement.

Une culture de l'entreprise dénoncée

La politique d'Uber en matière de gestion des problèmes internes a été pointée du doigt à de nombreuses reprises par d'anciens employés. Néanmoins, du côté de l'entreprise on se défend de tout manquement et met en avant le processus mis en place par les ressources humaines pour apporter des solutions à tous conflits qui lui ont été rapportés.

Lorsque des plaintes étaient "confirmées" par ses investigations, Uber a "pris des mesures rapides et claires", insistant sur le fait que l'entreprise, qui a déjà fait face à des révélations sur la culture sexiste et violente qui y régnerait, "agit en permanence et avec rigueur depuis plusieurs mois" sur ces sujets.

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Les conclusions de l'enquête et les licenciements qui y ont fait suite ont d'ailleurs été salué par Bernard Coleman, le cadre chargé de la diversité au sein de l'entreprise. Selon lui, le rapport est "un premier pas" avant d'ajouter "être excité de voir les progrès accomplis pour faire d'Uber un lieu de travail plus agréable". Arrivé du parti Démocrate en janvier dernier, Bernard Coleman a la lourde tâche d'améliorer les conditions de travail au sein de l'entreprise mais également faire oublier les nombreux faux-pas de la compagnie en matière de communication ces derniers mois.

Il semblerait toutefois que les soucis qu'Uber connaît en interne ne disparaissent pas de sitôt, une autre enquête plus importante étant conduite en parallèle. Cette dernière, menée par le cabinet Covington & Burling, doit être présentée aux employés la semaine prochaine et s'attarde sur la culture de l'entreprise qui avait été dénoncée par une ancienne salariée comme favorisant le harcèlement, les discriminations et le sexisme.

(G.L. avec AFP)

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