Le zéro artificialisation nette donne des maux de tête aux ports de la Seine
Nathalie Jourdan
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Haropa Port fait face à une hausse des besoins fonciers tout le long de l'axe Seine.
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Haropa Port fait face à une hausse des besoins fonciers tout le long de l'axe Seine.
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Sur le port du Havre, l'immense usine flambant neuve de Siemens Gamesa Renouvelables (SGRE) tourne à plein régime, son centre de formation aussi. Des 750 recrutements promis à l'origine par le turbinier, le curseur a été poussé à 900. Nécessité fait loi, il faut produire les éoliennes qui vont équiper les futurs parcs en mer appelés à émerger des flots dans les prochains mois et années. Mis à feu depuis à peine un an, le site dont le bâtiment principal s'étend sur 500 mètres de long convoite déjà d'autres espaces.
Et pour cause. Les pales de plus de 80 mètres de long vont s'allonger au-delà des 100 mètres. Quant aux nacelles qui surplombent les mâts, elles accaparent le volume d'un confortable studio parisien. « Nous occupons 36 hectares et sommes à la recherche de 4 hectares supplémentaires à des fins de stockage », confirme Frédéric Petit, président de Siemens Gamesa France.
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A l'échelle de la basse vallée de Seine, ce jeu de gagne terrain n'est pas prêt de mollir si l'on se réfère aux engagements pris par Emmanuel Macron sur l'éolien marin. Parce que venté et peu profond, le littoral normand, est bien placé pour accueillir un ou plusieurs autres parcs dans le futur, en complément des cinq déjà programmés ou en construction. A la clef, de gros besoins d'espaces sur le front de mer. « La planification en mer promise par l'Etat va devoir s'accompagner d'une planification à terre », prévient le dirigeant de SGRE.
Nathalie Jourdan