Veolia refuse « une négociation sous un chantage » avec Suez

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(Crédits : Reuters)
Le PDG de Veolia a refusé mardi 30 mars la forme de négociation soumise par son concurrent Suez.

La bataille continue entre les deux géants de la gestion de l'eau et des déchets. Antoine Frérot, le PDG de Veolia, a rejeté mardi la forme de négociation soumise par Suez. « La stratégie du conseil d'administration de Suez ne vise en rien à engager une négociation. Elle ne vise qu'à faire échouer notre offre » de rachat de l'entreprise, a-t-il affirmé au cours d'un échange organisé par son groupe sur les enjeux de la transformation écologique.

En octobre, le numéro un du secteur de l'eau et des déchets avait acquis auprès d'Engie 29,9% du capital de Suez, avant de se lancer à l'assaut du reste, via une OPA à 18 euros par action. Face à l'opposition de son concurrent, qui met en garde contre une casse industrielle et sociale, Veolia propose de maintenir un Suez France, dont il céderait tous les actifs nationaux au fonds Méridiam. Mais la direction de Suez invoque la nécessité d'actifs internationaux, et a trouvé des investisseurs via les fonds Ardian et GIP.

« [Elle] nous demande de racheter le groupe avec un prix très élevé, et de revendre plus de la moitié des activités à deux fonds d'investissement court-termistes, des actifs partout dans le monde et parmi les plus rentables. Re-céder la moitié des actifs de Suez, ce n'est pas compatible avec mon projet industriel de création d'un grand champion, qui implique de rassembler le maximum d'activités et d'équipes », a déclaré Antoine Frérot.

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« Pistolet sur la tempe »

« Quand on nous propose de discuter en nous mettant un pistolet sur la tempe, avec l'activation d'une fondation hollandaise pour empêcher la mise en place des remèdes que prendra l'anti-trust sur l'eau, c'est ce que j'appelle une négociation sous un chantage. Non, il n'y a pas une volonté d'entamer une véritable discussion avec la proposition qui a été faite », a-t-il ajouté.

Suez a mis en place, au début de cette bataille, une fondation de droit néerlandais destinée à empêcher la cession de ses actifs sur l'eau, cœur de son métier. Il a aussi obtenu une offre ferme d'Ardian-GIP au prix de 20 euros par action, contre 18 euros proposés par Veolia. Le consortium reprendrait la France, mais aussi les activités « Eau et Technologie »  à l'international.

Faute d'accord à l'amiable, il reviendrait aux actionnaires de Suez d'arbitrer, à l'occasion de leur prochaine assemblée générale, attendue d'ici la fin juin.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 09/04/2021 à 15:47 :
Veolia n'a pas froid aux yeux alors que c'est bien eux qui sont malhonnêtes et hostiles depuis le départ !!! Il y a bien de la politique la dessous sinon les choses auraient été plus honnêtes dès le départ. Mais bon les emplois on s'en fou on est en période de plein emploi ?! A non c'est vrai avec la crise Covid chaque emploi compte, sauf entres amis et gros sous...
a écrit le 31/03/2021 à 12:55 :
pour pourir la vie c'est suez qui doit racheter veolia
pour l' euro symbolique

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