Vers un relèvement des taux d'intérêt par la Fed ?

Le numéro 2 de la banque centrale américaine, Stanley Fischer, a affirmé qu'une hausse des taux d'intérêt devrait intervenir avant la fin de l'année. Il confirme ainsi des propos de la présidente de la Fed, Janet Yellen.
Une hausse des taux d'intérêt par la Fed attendue avant la fin de l'année
Une hausse des taux d'intérêt par la Fed attendue avant la fin de l'année (Crédits : Forex)

Le numéro deux de la banque centrale américaine (Fed), Stanley Fischer, a affirmé dimanche que celle-ci prévoyait une première hausse des taux d'intérêt avant la fin de l'année tout en avertissant que cette "prévision" n'était "pas une promesse".

Dans un discours qu'il devait prononcer à Lima (Pérou) lors des réunions du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, M. Fischer a estimé que "les effets des récents développements" économiques internationaux, notamment le ralentissement chinois et la volatilité sur les marchés financiers, ne devraient pas "être suffisamment importants pour avoir un impact significatif sur le cours de la politique monétaire" américaine.

Déjà, dans un discours à l'Université du Massachusetts prononcé jeudi 24 septembre, Janet Yellen, présidente de la Fed, avait signifié qu'un relèvement des taux de la Fed allait certainement survenir avant 2016.

"La date précise de la première hausse (...) devrait avoir des conséquences mineures sur les conditions financières et sur l'économie en général", a-t-elle estimé.

Objectif de 2% de la Fed "d'ici à 2 à 3 ans".

"Ce qui importe pour l'environnement financier, c'est la façon dont est anticipée par le public et les marchés la trajectoire des taux à court terme dans son ensemble", avait-elle poursuivi, ajoutant que cette trajectoire refléterait "un rythme (de hausse) tout à fait graduel au cours des prochaines années".

Janet Yellen avait également affirmé que les perspectives de l'économie des Etats-Unis semblaient "généralement solides" et que les membres de la Fed avaient confiance dans le fait que l'inflation annuelle, actuellement proche de zéro, remonterait vers l'objectif de 2% de la Fed "d'ici à 2 à 3 ans".

Les prochaines réunions du Comité, qui décide de la politique monétaire de la banque centrale, sont prévues les 27 et 28 octobre et 15 et 16 décembre.

(Avec AFP)

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Commentaires 7
à écrit le 12/10/2015 à 15:42
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Chiche pour une fois ?! Ou que des promesses pour les naïfs qui y croient encore ? Ah-ah-ah-ah !! [Note : les prévisions de croissance pour 2016 et même pour 2015 ont encore été abaissées récemment !]

à écrit le 12/10/2015 à 14:13
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Les taux ne sont pas assez bas. Ils seraient négatifs que certains commenceraient à investir; Taxer l'argent qui dort et fort serait une solution; sinon ne pas augmenter les taux commence à prouver que l'économie américaine n'est pas si vaillante que...

à écrit le 12/10/2015 à 9:46
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Avec des taux ridiculement à 0%, on ne peut que s'extasier devant le souffle prophétique qui anime cet article. Plus sérieusement : la Fed dit ce qu'elle va faire, et décide en fonction des marchés financiers : ce n'est plus une autorité, ni une adm...

à écrit le 12/10/2015 à 1:56
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On entend dire on fait des fusées et pourtant y a des pauvres, si en économie on peut dire tout et n’importe quoi, on aurait charlot dictateur ou bien Laurel et Hardy qui feraient de l’économie, comme slogan de campagne on pourrait imaginer Hardy les...

à écrit le 12/10/2015 à 1:16
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On parle d’une variation des taux, entre 2008 et 2009, la demande de crédit a baissé et l’offre a augmenté. On publie qu’en France la gamme industrielle est faible et subirait un défaut d’innovation et de R&D. L’investissement productif pourrait être...

à écrit le 11/10/2015 à 18:54
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Parle-t-on des taux ou bien d'étaux, on comprimerait l'entreprise et l'export. Concernant la dynamique des exportations, on trouve en constant la part de marché France par rapport au G7 en 2000 égale à 11,6 qui passe en 2013 à 9,7. Les usa passent de...

à écrit le 11/10/2015 à 18:34
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Espérons que la BCE ne suivra pas trop vite le mouvement, sinon avec notre dette, on est mal.

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