7 rosés inattendus à mettre au frais pour cet été

Découvrez notre sélection de vins rosé pour de cet été.
LTD/shutterstock

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C'est à la fois une fierté et un rang à tenir : en 2024, près de 9 bouteilles de vin sur 10 (89 %) produites en Provence étaient des bouteilles de rosé. Appréciés dans le monde entier pour leur robe pâle, leur côté à la fois sec et fruité ainsi qu'une complexité aromatique à nulle autre pareille, les côtes-de-provence, coteaux-d'aix et coteaux-varois demeurent la référence ultime dès les premiers beaux jours... voire en hiver. « Le rosé a toujours été notre couleur, rappelle Brice Amato, responsable du pôle économique au Conseil interprofessionnel des vins de Provence (CIVP). Notre région est sûre de sa force, de son positionnement et de ses atouts. »
Comme tout leader, cette enclave légendaire inspire donc de plus en plus de voisins, parfois débutants dans cette couleur mais non moins doués. De la forme du flacon aux méthodes de vinification, d'autres terroirs et appellations ont pris le pli du rosé, amadouant leurs cépages rois pour produire un vin qui, à l'export, plaît majoritairement aux Américains.
De Bordeaux aux côtes du Rhône, du Jura à l'Alsace, chacun y va de son jus plus ou moins léger, permettant aux amateurs de découvrir d'autres nuances de leur vin estival préféré. Ronds et charnus dans le Sud-Ouest, gourmands dans la vallée de la Loire, diaboliquement structurés en Bourgogne, vibrionnants à l'étranger : le rosé adopte mille et un visages. Nous en avons retenu sept, qui méritent d'être débouchés sans attendre.
Vendangé au petit matin et élevé sur lies, le cabernet franc se livre ici sous un jour différent mais toujours plein d'altruisme. Sa robe fait penser à la chair d'une pêche de vigne, son nez à un panier de mûres et de groseilles à l'embonpoint rassurant. Avec une belle acidité qui claque.

Un must du domaine Lafage qui, derrière le givre de son flacon, renferme aussi bien la minéralité des galets roulés que le souffle vivifiant de la Grande Bleue. Pâle mais étincelant, doté d'une étonnante longueur en bouche et sapide comme un fruit rouge trempé dans le mourvèdre, il embellit l'apéritif.
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Situé à la limite de l'appellation châteauneuf-du-pape et conduit en bio, ce domaine produit un rosé séduisant, d'une excellente amplitude, capable de tenir la distance deux ou trois ans. Le millésime 2024, plus pétale de rose que bubble gum, révèle au palais des arômes d'agrumes et de fruits à noyaux typiquement méridionaux. Parfait pour un été en pente douce.

Un vin synonyme de retour de plage plus ou moins tardif. Sa fraîcheur - audacieuse, sur ces terres de rocaille - profite à une salinité délicate, pour contrebalancer sa douce rondeur, enveloppante tel un drap de bain. Les palais échauffés apprécieront...

À touche-touche dans des cuves de béton, viognier, cinsault, grenache et syrah bio donnent vie à un rosé en parfaite tension, d'une couleur légèrement saumonée et dont le bouquet rappelle les parfums du verger. Pour réveiller sa finale acidulée, lui adjoindre la douceur compotée d'un tian de légumes.

Un rosé monocépage atypique sublimé par les notes si particulières du muskat trollinger. Ses baies bleues libèrent des arômes de litchi et d'orange sanguine, tirant parfois sur la rhubarbe. Cette gourmandise structurante ne gomme en rien son côté aérien, plein de délicatesse. Fabuleux.

On ne l'attendait pas ici... et pourtant ! Ce 100 % gamay, issu de parcelles situées à Liergues, assume dignement sa personnalité désaltérante (citron, menthe fraîche...) mais non moins affirmée. Ou comment se faire plaisir en découvrant une autre facette du beaujolais, toujours charnu côté fruit mais développant des arômes à la complexité désarmante.

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Qui va là ? Le seul vin blanc du Château La Comédie qui, non content de se distinguer par sa couleur, a adopté la bouteille bourguignonne en pleines côtes de Castillon. Son contenu désarçonnant va, lui aussi, à rebours de ce qu'offre habituellement le terroir bordelais. On aime y voir l'occasion de goûter autrement la région.
Empreintes digitales. Dirigé par Adil Bouab et accompagné par le cabinet de Stéphane Derenoncourt, le domaine a entamé sa conversion en bio en 2020. Jamais loin des arbres, les jeunes vignes de chardonnay (5 ans) s'y sont fait une place de 2 hectares, entre vallons et plateaux. Les raisins mûrissent dans des conditions optimales, avant que leur jus ne soit habillé d'une étiquette toujours très arty. Ici, une œuvre de Jean-Marc Brunet.
De face et de profil. Un jaune d'or laissant augurer ce qu'il faut de gras pour napper le palais ; un nez juste toasté, mêlant tilleul et fleurs blanches en second rideau. Enfin, cette minéralité qui vous prend à contre-pied, l'élevage en barriques bourguignonnes s'étant déjà chargé de diffuser ses notes briochées.
En quête de proximité. De parfaits inconnus qui ne jurent que par le bourgogne, des amis de longue date, ou un date (tout court), si tant est qu'on veuille l'épater.
Heure du délice. Le soir, de préférence. Dès lors, tout peut arriver.
Meilleurs complices. Un plat de spaghettis aglio e olio, avant une corbeille de fruits frais.
Garde à vue. Cinq ans, pour les plus patients.
Règlement de comptes. 29 euros le moment d'éternité.
ℹ️ Château La Comédie, Sainte-Colombe (Gironde)
☎️ Tél. : 06 86 42 46 52.
📍 Via Regina Margherita, 72 (Passopisciaro)