Accroître la mobilité des jeunes vers l'emploi, c'est possible !

La mobilité des jeunes français est encore largement conditionnée par certains critères sociaux-culturels. Quelques pistes pour la développer, par Julien André, Directeur du marché emploi chez Vivastreet.
Pour Julien André, Un changement de culture de la mobilité des jeunes et de leurs futurs recruteurs est possible grâce aux dispositifs existants. | DR
Pour Julien André, Un changement de culture de la mobilité des jeunes et de leurs futurs recruteurs est possible grâce aux dispositifs existants. | DR (Crédits : DR)

En novembre 2011, une étude du Conseil Economique et Social pointait, dans un avis, la corrélation entre la mobilité nationale et internationale des jeunes et l'avancement du degré d'études.  Principaux freins désignés au déplacement des jeunes français peu qualifiés : logement, transports, mais aussi des facteurs sociaux-culturels invalidant cette option dans leur esprit.

Avec 25,7 % de chômage des jeunes en France (source : Insee, mai 2013), on peut s'interroger sur la pertinence du lancement d'un "Erasmus des apprentis" affichée par nos dirigeants face à leur absence de mobilité hexagonale.

Pourtant, les deux questions participent d'une même prise de conscience. Force est de constater que de nombreux dispositifs d'aide au logement et au transport existent.On en revient donc à la nécessité de lutter contre des croyances auto-limitatives des jeunes. Deux pistes de leviers à exploiter :

Lever les barrières psychologiques des demandeurs d'emploi

Le "story telling" des intégrations professionnelles est déjà à l'œuvre dans les grands groupes ; assorti de notoriété, il nourrit l'appétence des demandeurs d'emploi de tous les âges et de tous les degrés de qualification. Imaginons maintenant généraliser cette pratique aux PME. La tâche est loin d'être insurmontable.

Les CCI peuvent, elles aussi, jouer un rôle clé : solliciter les entreprises avec lesquelles elles sont en contact au quotidien, apporter des contributions, être moteur en diffusant des bonnes pratiques, et ainsi promouvoir les bassins d'emploi où les entreprises qui recrutent peinent à trouver des candidats. En même qu'elles redonnent de l'attractivité à certains métiers délaissés par les jeunes.

Mettre en avant les outils qui garantissent un meilleur accès à l'information :

PME et TPE constituent une importante proportion dans les secteurs qui recrutent (hôtellerie-restauration, BTP, industrie, commerce …). Mais leur priorité n'est pas toujours de communiquer sur le besoin de recrutement. Des outils simples pour ces structures (sites d'annonces, applications mobiles, réseaux sociaux), autant que pour les jeunes en recherche d'emploi permettent désormais de porter l'offre et la demande quelques dizaines ou centaines de kilomètres au delà des circuits traditionnels de distribution de l'information. La technologie peut être facilitatrice de rencontres, de quoi contribuer à réduire le nombre d'offres d'emploi non pourvues.

Un changement de culture de la mobilité des jeunes et de leurs futurs recruteurs est possible grâce aux dispositifs existants. Les parties-prenantes du marché doivent se mobiliser pour leur donner une plus grande visibilité.

 

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