Brexit : irrémédiable déclin d'une fière nation

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Michel Santi, économiste.
Michel Santi, économiste. (Crédits : DR)
OPINION. Sans l'Europe, le Royaume sera toujours confronté à ses grands échecs n'ayant rien à avoir avec l'Union, à savoir ses infrastructures déficientes, sa faible productivité, le niveau anémique de ses investissements, ses inégalités régionales qui sont autant de maux typiquement britanniques. Par Michel Santi, économiste(*).

Ce 31 janvier 2020 sera synonyme de rétrécissement des libertés, car le Brexit raconte d'abord l'histoire d'une fermeture, d'une victoire - non par KO mais aux points - des partisans d'une Grande Bretagne révisant considérablement à la baisse ses ambitions. Sans elle, l'Union Européenne comptera toujours 450 millions de citoyens, représentera toujours environ 20% du PIB mondial, et pourrait négliger ce partenaire faisant moins de 10% de sa balance commerciale.

La sortie de ce membre sera certes une perte, mais relativement limitée après tout et comparable à celle du Texas quittant les États-Unis d'Amérique. Hors de l'Union, le Royaume-Uni sera toujours tenu de s'aligner sur les réglementations européennes en dépit des fanfaronnades de son gouvernement actuel qui prétend que l'abandon des directives de Bruxelles sur la finance, sur l'environnement, sur les produits de consommation et autres permettra à son pays de prospérer. Sans l'Europe, le Royaume sera toujours confronté à ses grands échecs n'ayant rien à avoir avec l'Union, à savoir ses infrastructures déficientes, sa faible productivité, le niveau anémique de ses investissements, ses inégalités régionales qui sont autant de maux typiquement britanniques.

Vers une Europe plus solidaire ?

Sans ce pays, l'Union ne sera pas non plus pareille car ce départ diminuera (heureusement) l'influence des ultra libéraux ayant rêvé et construit une Europe mercantile au détriment d'une Europe politique. Le rôle et l'activisme de la Grande Bretagne ayant été fondamental dans une Europe sculptée à la mode néolibérale, nous pourrons désormais nous recentrer, enfin devenir solidaire.

Ce Royaume sera un nain comparé aux grands blocs définissant aujourd'hui notre monde - Europe, USA, Chine, Afrique - et qui ont conduit immanquablement à accentuer la guerre économique et commerciale qu'ils se livrent d'ores et déjà dans un contexte où les institutions préservant le multilatéralisme sont en faillite.

Ballottée par des mouvements tectoniques qui la dépassent, la Grande Bretagne aura-t-elle son mot à dire face à ce Gulliver européen capable de lutter à armes égales contre les GAFA, de peser sur les compagnies d'aviation pour réduire les prix de leurs tickets, d'imposer aux opérateurs téléphoniques la fin de l'itinérance (roaming), de casser les cartels...?

Une affaire de souveraineté

En réalité, vu de l'autre côté, le Brexit n'est - de loin - pas tant une question commerciale ou économique qu'une affaire de souveraineté, voire d'identité, de cette île au passé et à l'histoire prestigieux et soucieuse avant tout de conserver le contrôle sur sa propre destinée.

Mais surtout, le Brexit est un phénomène anglais : l'Écosse et l'Irlande du Nord ayant voté «non», qui ne l'a emporté que de justesse dans le Pays de Galles. À l'instar de l'Invincible Armada, de Trafalgar et de la victoire de 1945, le Brexit se veut donc un de ces moments épiques ardemment désirés par la nation anglaise nostalgique de gloire, amoureuse de son identité et de sa culture. Pourtant, aujourd'hui, elle n'a plus que le choix entre un drame à la Shakespeare ou une farce à la Benny Hill.

___

(*) Michel Santi est macro économiste, spécialiste des marchés financiers et des banques centrales. Il est fondateur et directeur général d'Art Trading & Finance.

Il vient de publier «Fauteuil 37» préfacé par Edgar Morin

Sa page Facebook et son fil Twitter.

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Commentaires
a écrit le 04/02/2020 à 15:36 :
Bonjour latribune,
Combien de temps faut-il pour qu'un commentaire passe la validation?
Merci d'avance.
a écrit le 04/02/2020 à 11:45 :
Si les anglais votaient aujourd'hui,la majorité pro européénne serait claire et nette.L'ancien référendum était un simulacre de démocratie tant les médias anglais avaient vrillé les esprits.

Montrons aux anglais qu'ils ont eu tort:remplaçons les par la Turquie qui est demandeuse.Accordons lui un statut de membre préférentiel,de manière a accélérer son intégration.

Montrons qu'il faut au contraire plus d'europe pour avancer.

Dans quelques mois,l'angleterre ne sra redevenue qu'un paradis fiscal avec une monnaie totalement dévaluée.
Réponse de le 04/02/2020 à 14:20 :
La Turquie en Europe, et avec un status spécial en plus ? C'est avec des gens comme vous justement que l'UE n'est plus du tout populaire. Les Anglais en ont eu marre des apprentis sorciers qui ne comprennent rien à rien.
Réponse de le 05/02/2020 à 19:37 :
La Turquie n'est pas européenne et en plus c'est un régime autoritaire qui est loin de respecter les critères de Copenhague, et belliciste. Elle a encore moins sa place dans l'UE que la Russie de Poutine.
a écrit le 04/02/2020 à 8:23 :
arretez de critiquer les anglais
et regardez l'etat de la France incapable d' ecrire une reforme et de chiffrer son financement.mais passer a la caisse pour empocher la commission de la vente d'entreprise la ca fonctionne
a écrit le 03/02/2020 à 22:42 :
Brexit : irrémédiable déclin d'une fière nation ... un déclin annoncé par les Cassandres blablateurs ...

Pour la France, le Déclin est plus qu'en marche, il a commençé avec Chirac, puis Sarkozy en mis une couche et ensuite Hollande-Macron il marche vite dans une chutte vertigineuse.
a écrit le 03/02/2020 à 19:23 :
L’évolution de la livre face au dollar aujourd’hui confirme les hypothèses de cet article. Hypothèses qui ne peuvent que déplaire aux frexiters anonymes qui peuplent ce site.
a écrit le 03/02/2020 à 19:08 :
Le déclin de l'Europe serait plus à étudier que celui de la GB. Pas sûr du tout que ce pays ne deviennent pas une plus grande puissance qu'avant. Mais pour l'Europe c'est une amputation, cela est certain.
Réponse de le 03/02/2020 à 22:56 :
Et la Grande Bretagne amputée de l'Ecosse et de l'Irlande du Nord.... ce sera une grande puissance?

Les brexiters n'ont manifestement pas mis leur logiciel à jour.
Il n'y a plus d'empire britannique, c'est fini, Le canada, l'Inde ou le Soudan n'attendent rien de moumoute 2.

Pour être une grande puissance commerciale, il faut avoir des choses à vendre, et le pays anglais ne produit plus rien.

Bojo s'imagine que l'UE va se laisser tondre la laine sur le dos parce qu'il va pratiquer un dumping social et fiscal?
Il s'illusionne, à la fois sur l'UE et sur ses concitoyens.
a écrit le 03/02/2020 à 18:44 :
A mourir de ..rire:les commentaires de ce monsieur me rappellent ceux des eurocrates au moment où le RU a refusé l'euro :ils sont fichus disaient les mêmes spécialistes (sic), mais depuis leur refus ils sont passés devant la France sur le plan économique et social.Avec 7,5 milliards d'euros nets par an , ils sont le deuxième créditeur net de l'UE , nettement devant la France et ses 5 milliards .Maintenant qui va payer à la place des britanniques ? Les polonais premier débiteur avec 8 milliards net attendent avec impatience la réponse.
Une crise irrémédiable attend l'UE sans la GB , la France sera frappée en premier.
a écrit le 03/02/2020 à 16:45 :
En général, je suis assez d'accord avec Michel SANTI, cependant, bien malin qui peut prédire l'avenir.
Vu que l'orientation de l'UE est plutôt néolibérale, j'aurai tendance à penser que des concessions plus que de mesure seront faites au RU.
S'il devait en être ainsi, ce serait la fin de l'UE avec la France première sortie. En clair, tout dépend désormais de l'Allemagne.
a écrit le 03/02/2020 à 16:37 :
Très bonne analyse, je rajouterai que le Brexit est le résultat de l'énorme propagande depuis des lustres du milliardaire australien Murdoch News & Co , et de ses tabloïds xénophobes et ultra conservateurs, les zones de vote majoritaires pro-brexit correspondent avec les zone de ventes de ces torchons.
Les Ecossais, Nord Irlandais et Gallois, ont, pour des raisons historiques, subit les affres de la domination anglaise, et appris à se méfier des ces tabloïds....
Réponse de le 03/02/2020 à 18:38 :
Le Brexit a été la volonté du peuple anglais de s' exprimer via un référendum pour retrouver à la fois sa souveraineté et sa démocratie, c' est le seul préalable, la liberté.

Maintenant, que le peuple anglais a voté sa libération, on voit, on lit les esprits zéropéistes chagrins d' hier venir nous dire que ça sera dur, très dur pour nos amis
anglais.. !

Et pour ceux qui restent derrière les barreaux quand bien même ils ne voulaient pas d 'un pilotage exogène par Bruxelles qu' ils avaient refusé en 2005 par le traité de Rome ? Ils vont devoir continuer de casquer pour rien et ça va singulièrement s' aggraver ..

Explosion de la contribution nette de la France,

Évidemment, il va y avoir un retour en France d’une partie de cette hausse de budget, la seule différence non négligeable est que nous n’aurons pas le choix de son emploi ! C’est un peu comme si je prenais 500 euros à quelqu’un et que je lui en rendais 300 en lui disant qu’avec ces 300 euros il devra acheter obligatoirement tel et tel produit, et qu’il devrait me dire merci ! Le fonctionnement de l’UE, c’est exactement cela.

Rappelons qu’en 2016 la France a donné 20,5 milliards d’euros à l’UE (19,5 milliards d’euros directement et au minimum 1 milliard d’euros de droits de douanes qui ont été ponctionnés pour faire baisser artificiellement la contribution apparente des États membres), laquelle lui en a restitué 11,3. Cela donne une perte nette de 9,2 milliards d’euros [3]. Pour donner un ordre de grandeur qui parle mieux, c’est 26 millions d’euros par jour donnés en pure perte à l’UE !

Avec un budget en hausse de 30 %, la contribution va mécaniquement passer de 9,2 milliards d’euros à 12 milliards d’euros.

Avec la sortie du Royaume-Uni, la contribution va passer de 17,4 % à 20 % du budget européen, et la réception de fonds de 9,6 % à 10,1 %. Le déficit fiscal annuel se situera entre 15 et 18 milliards d’euros, soit entre 41 et 49 millions d’euros par jour.
Coût total annuel de notre appartenance à l’UE : 58,3 milliards d’euros, soit 160 millions d’euros par jour !

Vivement le Frexit ! comme le proposent avec lucidité et courage depuis plus de 11 ans François Asselineau et l’Union populaire républicaine !
a écrit le 03/02/2020 à 16:19 :
A votre description, on ne pouvait douter que vous parliez de l'UE de Bruxelles et a son uniformisation au dépend des plus riches! Parce que la France suis le même chemin!
a écrit le 03/02/2020 à 14:33 :
Je me méfie de prévisionnistes. Je me souviens qu'il y a quinze ans beaucoup de ces personnes écrivaient que la Chine n'aurait jamais de vue expansionniste, que son armée était ridicule etc. On voit en 2020 ce qu'il en est ! Je n'y crois guère, comme les budgets que font le entreprises pour se donner bonne conscience et permettent à leur contrôleurs de gestion de calculer des tonnes d'écarts qui n'intéressent personne.
Beaucoup de pays vivent très bien sans être rattachés à une structure plus grande. La Suisse, La Norvège. La seule petite chose qui me fasse douter est la taille du Royaume uni. Il semble qu'à partir d'une certaine taille on ne puisse développer un avantage compétitif déterminant, qui puisse assurer la prospérité de sa population. Les pays prospères ne sont que des petits îlots, Singapour, Suisse, Norvège (grâce au pétrole) etc.
a écrit le 03/02/2020 à 14:10 :
Pour une fois je ne suis pas loin d'être d'accord avec Michel Santi. Sans oublier néanmoins que notre pays souffre plus ou moins des mêmes maux que le Royaume-Uni, compétitivité modeste, fortes disparités régionales, investissement trop faible et infrastructures, quoiqu'en moins mauvais état, qui se dégradent (réseau routier, réseau ferré... et en plus renoncement pour de mauvaises raisons à des infrastructures nécessaires comme NDDL). Le tout sur fond de finances publiques, sociales et de commerce extérieur (comme au Royaume-Divisé) lourdement déficitaires, une dette jumbo qui ôte toute marge de manoeuvre et en plus avec l'impossibilité d'augmenter les prélèvements obligatoires, ceux-ci étant quasiment les plus élevés de l'UE, avec ou sans Royaume-Uni.Et là non plus, l'UE n'y est strictement pour rien.
a écrit le 03/02/2020 à 14:01 :
Cet article, c’est la méthode Coué. Ça peut être vrai si tout le monde y croit très fort. Mais bon, on subit la CJCE, le libre échange, les frontières ouvertes, la libre circulation des capitaux, la solidarité des riches avec les riches, les rentes et la croissance anémique. Ces institutions, ces méthodes de travail ne fonctionnent pas. La France n’a pas la possibilité de les changer.
Qu’est-ce que vous voulez nous vendre exactement? Oui, seul, ce sera difficile pour un pays d’Europe. Mais cet « ensemble » n’a aucun sens. Je ne me reconnais pas dans ces élus nommés par des milliardaires, qu’ils paradent à l’Elysee ou à Bruxelles. Leur légitimité démocratique est équivalente à celle de Maduro ou de Lénine. Ils bâtissent leur pouvoir sur la violence mais ne rencontrent aucune adhésion. Ils le savent et deviennent encore plus mauvais jusqu’à se montrer mielleux à la prochaine élection qui sera elle aussi truquée. C’est gens devraient partir. A défaut, on ne devrait plus les payer.
a écrit le 03/02/2020 à 12:09 :
La France et UK sont des nations au coude à coude depuis de nombreuses années dans les classements internationaux, même population 22 et 21éme , même PiB 7 et 6ème du monde, même IQ moyen 98 et 100. Les principales différences sont la dimension du territoire, la France est deux fois plus grande, la taille de la finance, la France est 50 fois plus petite, l'age médian de la population 42 et 40ans, le niveau supérieur d'éducation 37% et 46% et surtout les traditions démocratiques et règlementaires.
a écrit le 03/02/2020 à 12:06 :
Quel mépris insupportable de ce monsieur , visiblement chantre d'une Union européenne qui revendique à tue-tête depuis plus de vingt ans sa puissance économique , simple addition comptable des PIB des pays membres , alors qu'elle est la zone de croissance la plus faible dans l'économie mondiale ; pire , elle représente , dans son fonctionnement toutes les caractéristiques d'une structure administrative sclérosée et inefficace , la comparaison avec feue l'Union soviétique étant à peine exagérée . Enfin, elle a échouée a mobiliser sa jeunesse , n'ayant aucun projet , aucune direction à offrir . Un astre déjà mort . C'est au contraire un exemple de volonté de vivre que les Anglais donnent aux autres peuples européens , dans la vraie tradition de leur fighting spirit . Nul doute qu'ils seront suivis .
Réponse de le 03/02/2020 à 12:28 :
Le fighting spirit ne met pas beaucoup de beurre dans les épinards.
Réponse de le 03/02/2020 à 13:51 :
"Enfin, elle a échouée a mobiliser sa jeunesse , n'ayant aucun projet , aucune direction à offrir "
Allons donc, la jeunesse s'est au contraire totalement appropriée l'Europe, avec des dispositifs géniaux comme Erasmus. Ce n'est pas un hasard si la jeunesse britannique a massivement rejeté le brexit.
a écrit le 03/02/2020 à 11:49 :
Un pays redevenu souverain qui renoue avec la démocratie, ça pique un peu le yeux. On a déjà tout lu, tout entendu de l' animation constante durant ces 5 dernières années du Project Fear (projet peur) qui a consisté à tenter de faire peur aux autres ..tentés de les imiter, de se barrer.

Project Fear échoué donc et NG de s' amuser :

Nigel Farage: “Absolument, les pauvres députés européens…. Où vont-ils avoir des voitures avec chauffeurs ? Où vont-ils avoir d’aussi bons repas ? Où vont-ils avoir d’aussi bons salaires ? Ohh les pauvres… Mais nous les anglais, nous allons être enfin indépendants, libres. Nous allons gérer nos affaires comme bon nous semble. Non vraiment, je me sens très optimiste ! Les anglais vont avoir le vent en poupe et je peux vous dire que le Brexit va être à l’origine de beaucoup de débats en Europe. Et c’est la raison pour laquelle ça va être un moment historique, mais je dois vous dire que l’Union européenne ne survivra pas au Brexit !”
Partagé, CQFD-
Réponse de le 03/02/2020 à 14:31 :
Qui vivra verra... En tout cas la réalité c'est que pour une grande démocratie comme le Royaume Uni, le débat d'avant référendum a été plus que pauvre, avec beaucoup de fake news du côté des pro brexit. Les conséquences n'ont pas encore commencées, on va véritablement rentrer dans le dur en 2021 si un accord est ratifié a temps, jusque là rien ne change. Si des droits sont introduits.sur les exportations, je ne donne pas cher des usines automobiles exportant majoritairement leur production vers le marché européen, le NHS (sécu anglaise) risque aussi d'avoir de grandes difficultés a recruter en rétablissant des visas pour tout les monde), et enfin la productivité ne cesse de se dégrader au point qu'elle est au dernier rang des pays de l'OCDE. Et que dire des brexiters comme Dyson qui a déménagé son siège à Singapour!
a écrit le 03/02/2020 à 11:25 :
bojo n'a effectivement pas ecoute quand Wolfgang Schüble a dit 'in is in and out is out', va y avoir de tres grosses deconvenues
il n'a pas non plus compris en annoncant qu'il allait compenser avec les ex colonies les manques a gagner de l'europe ( depuis il ne dit plus rien il a du faire le calcul et analyser), vu que son electorat n'est pas forcement de cet avis ( un peu comme quand lepen veut sortir de l'euro pour mettre la france en faillite, puis constate que son electorat ne veut pas finir plus ruine que les autres)
par contre la solidarite en europe existe deja, alors si vous croyez que les allemands et les neerlandais vont se porter cuation personnelle et solidaire des dettes des francais et des italiens via eurobonds, c'est que vous les connaissez mal
le pb de l'europe c'est des pays comme la france qui ne font aucun effort puis viennent la bouche en coeur demander de la solidarite, c'est a dire que les autres payent pour leur secu, leur retraite a 50 ans, etc
la limite de la gentillesse, c'est l'imbecilite; l'alea moral et le free riding dont les allemands ne voulaient pas via la bce est deja alle a son paroxysme
Réponse de le 03/02/2020 à 13:28 :
arretez avec votre Allemagne,passager clandestin de l'europe qui ne pense qu'à ses intérêts ,voir la taxe gafa et ses pays satellites qui ne veulent rein entendre sur l'imigration et autre
Réponse de le 03/02/2020 à 13:35 :
Malheureusement tous n'est pas aussi simple, regarde la dette de l'angleterre, les pensions de retraites des allemands indexé sur des produits financiers, et leurs structures en mauvaise état, avec une population faite de petite boulots et pauvres. Tous comme l'angleterre avec une fracture sociale trés marquée. Un centre de Londres riches et sa banlieux aux abois. Un niveau de chômage tronqué. Oui, il y a de la solidarité Européenne et oui la France change.
Réponse de le 03/02/2020 à 14:01 :
@Sufren79 : la taxe GAFA, qui était une ineptie sans nom, c'est très bien de l'avoir enterrée. Je ne sais si l'Allemagne est pour grand chose dans cet abandon, mais les menaces de représailles de Trump sur les exportations françaises, qui auraient in fine coûté bien plus cher que ce qu'aurait rapporté ce nouvel impôt imbécile de plus, elles, ont été décisives.
@rikcochet : "leurs structures en mauvaise état"... j'ai l'impression que ça fait longtemps que vous n'êtes pas allé en Allemagne... si vous y êtes jamais allé et ne vous contentez pas de répéter les "on dit" made in LFI. Certes les autoroutes sont souvent engorgées, souvent en travaux d'élargissement et pas toujours en parfait état.... mais elles sont gratuites. Le reste est la plupart du temps en excellent état, avec bien moins de nids de poule qu'en France.....
a écrit le 03/02/2020 à 11:24 :
"Ce Royaume sera un nain comparé aux grands blocs définissant aujourd'hui notre monde - Europe, USA, Chine, Afrique " On a connu M Santi mieux inspiré lorsqu' il nous décrivait-cri-du-coeur, l' UE seule zone du monde en décroissance sur dix ans. "Croissance depuis 2009 : Chine +139%, Inde +96%, Etats-Unis +34%, Europe -2% !"

Le voilà qui reprend les antiennes de l' UE échouée, celle qui faite d 'intérêts divergents, ne s' entend sur rien, ne produit rien sinon des délocalisations à l' est et permet à l' Allemagne qui s ' accommode seule de l' euro fort, d'absorber les économies du sud et de manger du solde Target 2.

L' UE d' intérêts us ne fonctionnera jamais M SANTI, à cause de son incapacité génétique à accepter de se libérer du "stratagème des chaines F Asselineau"..
Réponse de le 03/02/2020 à 11:43 :
Parfaitement d'accord avec vous. Mettre a un meme niveau un etat-nation (USA); un empire multi-millénaire (chine), un continent entier (Afrique) et ne zone économique pro-Allemande (UE), cela n'a aucun sens. Autant comparer un feu follet, un temple, un département et un tas de billet de banque...
Réponse de le 03/02/2020 à 11:44 :
Parfaitement d'accord avec vous. Mettre a un meme niveau un etat-nation (USA); un empire multi-millénaire (chine), un continent entier (Afrique) et ne zone économique pro-Allemande (UE), cela n'a aucun sens. Autant comparer un feu follet, un temple, un département et un tas de billet de banque...
a écrit le 03/02/2020 à 11:21 :
Pauvre Michel Santi, sa vision mondialiste en ayant pris un coup avec le Brexit, il se croit autorisé à prédire le déclassement du RU alors que c'est la France qui ne cesse de se déclasser depuis la création de cette stupidité qu'est l'Euro (stupide aux conditions qui ont été fixées à sa création bien entendu...).
Mais qu'il continue à prédire et à se fourrer le doigt dans l'oeil, plus c'est gros plus ça passe... On en reparle dans 5 ans Michel.
Réponse de le 03/02/2020 à 13:40 :
Mais regardé les chiffres, etc... Mr Santi peut se tromper sur le destion de l'angleterre, mais arrêter de penser que la France se déclasse, ou alors vous ne lisez pas la presse économique.
a écrit le 03/02/2020 à 11:13 :
On se doute que vous nous faites une messe européiste imposée puisque votre "démonstration" dès que l'on prend un peu de recul explose en plein vol.

L'Europe s'est construite sans souveraineté politique et donc légitimité populaire, il faut être déficient mentalement pour ne pas voir qu'une nation sans souveraineté est vouée à mourir.

On nous a dit que l'UE allait dominer le monde et il est vrai que sur le papier elle avait tout pour l'emporter puis sa persistante désunion, ses intérêts constamment divergents, sa politique de dumping fiscal et social sont des manques de légitimité populaire car massacrant d'abord et avant tout ses propres citoyens, l'ont mené à rien du tout, à nulle part, à constamment patauger et nous ridiculiser.

Tous les pays ont leurs propres problèmes relevant de leur histoire forcément singulière ce que notre ue est paramétrée à oublier avec succès, mais ces problèmes sont récurrents, persistants, datant de plusieurs siècles pour certain qu'une entité sans vie ni âme comme l'UE est incapable de gérer.

Par ailleurs, plutôt que de saigner et mourir afin de devenir numéro un mondial imaginaire, ne vaut il pas mieux viser moins et vivre mieux ? Or votre messe là ne nous dirige que vers le pire européen car entité désincarnée, propriété privée des marchés financiers qui ne font que la dépecer pour s'engraisser.

Les européistes sont des mythomanes dont le dénie est de plus en plus dangereux et effectivement destructeur.

Vite un frexit.

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