• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Élection en Argentine : la proposition du candidat Javier Milei de « dollariser le pays » est une idée à haut risque

Sylvain Bersinger

Publié le 20 octobre 2023 à 06:43 - Mis à jour le 20 octobre 2023 à 06:43

Photo d'illustration

Photo d'illustration

DR

Le Quotidien Numérique

04 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    La découverte inattendue des scientifiques face aux déchets radioactifs au fond de l'océan

  • 2

    Or : après avoir racheté des mines, le Burkina Faso face au défi de leur financement

  • 3

    Arrêt des frégates F126 en Allemagne : Thales boit aussi la tasse

  • 4

    Raccordement des renouvelables : la publication d'une carte des zones saturées inquiète la filière

  • 5

    Stéphane Bern : « J’aimais ma mère comme on aime son bourreau »

  • 6

    Acquisition d'Exail Technologies : Safran et la famille Gorgé ne trouvent pas d'accord

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
ANALYSE. Le candidat à l’élection présidentielle argentine de 22 octobre, Javier Milei propose de « dollariser le pays », une mesure radicale pour lutter contre l’inflation, mais qui semble comporter plus de risques que de gains potentiels. Par Sylvain Bersinger, chef économiste chez Asterès

L'Argentine souffre d'une inflation élevée chronique. « Dollariser le pays », c'est-à-dire adopter totalement le dollar à la place du peso, casserait probablement la hausse des prix. Mais le pays risquerait de souffrir du mal inverse, la déflation, et perdrait toute capacité à mener une politique monétaire autonome.

L'Argentine doit surmonter ses difficultés de fond (déficits publics et externes, inefficacité de l'État, manque d'innovation et d'industrialisation par exemple) pour améliorer ses perspectives économiques. Cependant, la dollarisation ne s'attaquerait pas à ces problèmes structurels, mais seulement à leur conséquence, à savoir une inflation galopante.

Inflation en Argentine : la dollarisation serait un remède radical

L'Argentine souffre d'une inflation chronique. Au cours des décennies passées, l'Argentine a connu plusieurs flambées d'inflation, comme en 1983 lorsque les prix ont bondi de plus de 400% (soit une multiplication par cinq) sur un an. Plus récemment, l'inflation a de nouveau augmenté et devrait dépasser 120% en 2023 (la fiabilité de ces chiffres fait cependant débat, par exemple le FMI n'a pas publié les données d'inflation de l'Argentine entre 2014 et 2016 du fait d'un soupçon de falsification de la réalité économique*). Cette inflation est due à une création monétaire excessive, notamment pour financer le déficit public (c'est-à-dire la « planche à billets ») et à une dépréciation régulière de la monnaie (conséquence de l'excès de création monétaire) qui accroît le prix des importations.

ooo
Photo d'illustration (Crédits : DR)

La dollarisation casserait la spirale d'inflation en Argentine. La dollarisation consiste,
pour un pays, à remplacer totalement sa monnaie par le dollar américain. Le Panama, le Salvador ou l'Équateur sont des pays dollarisés, c'est-à-dire qu'ils n'ont pas de monnaie propre et utilisent le dollar américain. Le Monténégro utilise quant à lui l'euro (le terme « euroisé » n'est pas fréquemment utilisé).

En adoptant le dollar, la banque centrale d'Argentine (qui deviendrait inutile et que le candidat Javier Milei propose d'ailleurs de supprimer) ne pourrait plus créer de monnaie, ce qui mettrait un coup d'arrêt à la hausse de la quantité de monnaie et donc de l'inflation. De plus, le taux de change vis-à-vis du dollar serait, de fait, stabilisé, entraînant l'arrêt de l'inflation « importée » du fait de la dépréciation régulière du peso.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

La dollarisation : des risques très élevés

La dollarisation, si elle bloquait l'inflation, poserait d'autres problèmes au moins aussi importants. Adopter le dollar pourrait entraîner une pénurie de monnaie en Argentine et empêcherait le pays de répondre aux aléas conjoncturels à l'aide d'une politique monétaire spécifique.

  • La dollarisation pourrait générer de la déflation, qui peut être encore plus  problématique que l'inflation. La dollarisation pourrait être si efficace pour freiner l'inflation qu'elle pourrait générer de la déflation (baisse durable des prix). La déflation comprime l'investissement, car elle tend à accroître les taux d'intérêt réels, et a pour conséquence une baisse de la croissance, voire une récession et une hausse du chômage. Si l'Argentine n'arrivait plus à attirer des dollars, via des investissements étrangers ou un excédent de sa balance commerciale, il en résulterait une contraction de la quantité de monnaie en circulation, donc une spirale de baisse des prix et de récession.
  • La dollarisation empêche de conduire une politique monétaire autonome. Sans  monnaie et sans banque centrale, l'Argentine ne pourrait répondre aux aléas de la conjoncture économique nationale ou internationale. Si, par exemple, les États-Unis augmentaient les taux d'intérêt sur le dollar alors que l'économie argentine avait, au même moment, besoin d'une baisse des taux, le pays se trouverait bloqué dans une politique monétaire inadaptée. De plus, en cas de crise bancaire, le pays ne pourrait plus utiliser sa banque centrale comme prêteur en dernier ressort pour renflouer les établissements en crise, ce qui pourrait accroître la vulnérabilité financière du pays.

Déficit public et externe : la dollarisation ne règlerait pas les problèmes de fond

Les problèmes structurels de l'Argentine sont connus et ont pour conséquence une  inflation élevée. L'Argentine souffre d'une dette publique élevée (malgré de nombreux  défauts par le passé), de déficits publics et courants (c'est-à-dire, pour simplifier, d'un déficit commercial) récurrents, d'une forte instabilité politique, d'un fort déficit de crédibilité qui résulte des multiples défauts passés, d'une administration inefficace comme l'atteste un haut niveau de corruption (94e sur 180 pays) ou encore d'une faible capacité à innover (69e sur 132 pays). Ces multiples problèmes, en grande partie liés les uns aux autres, ont pour conséquence des fuites de capitaux (qui poussent la monnaie à la baisse) et un financement du déficit public par la création monétaire faute de parvenir à équilibrer les comptes publics par l'impôt, ce qui génère de l'inflation. Cette dernière est donc la conséquence plus que l'origine des difficultés économiques du pays.

000
Photo d'illustration (Crédits : DR)
000
Photo d'illustration (Crédits : DR)

Il semble préférable pour l'Argentine de s'attaquer aux difficultés de fond du pays plutôt que d'adopter le dollar. Si les problèmes structurels du pays ne sont pas réglés, la dollarisation conduirait à une politique d'austérité brutale (nécessité de résorber le déficit public puisqu'il ne pourrait plus être financé par la banque centrale) et à un manque de monnaie croissant (si le déficit extérieur persiste, les dollars fuiraient le pays, réduisant la masse monétaire), ce qui déclencherait une profonde récession.

Ainsi, la politique économique la plus adaptée pour le pays ne semble pas être la dollarisation, mais plutôt un travail de longue haleine pour résorber les déficits publics et externes, stabiliser la politique économique et accroître le potentiel de croissance (lutte contre la corruption et effort d'innovation par exemple).

À lire également

  • Présidentielle en Argentine : le programme économique de Javier Milei fait recette
  • En Argentine, l'« anarcho-capitaliste » Javier Milei rebat les cartes de l'élection présidentielle

L'histoire économique de l'Argentine :
un cas spécifique

Simon Kuznets avait coutume de dire :

« Il y a quatre types de pays : les pays développés, les pays sous-développés, le Japon et l'Argentine ».

Cela signifie que la plupart des pays restent dans la situation de développement où ils sont, à l'exception du Japon qui est parvenu à enclencher une forte croissance (d'autres pays comme Taïwan ou la Corée du Sud n'avaient pas encore rejoint les pays développés) et l'Argentine, qui a suivi une trajectoire opposée.

L'Argentine est en effet le seul pays qui a été un des plus prospères de la planète à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle et qui ne l'est plus aujourd'hui. Une succession de coups d'État, de dictatures et de politiques inadaptées (comme par exemple des décennies de péronisme) depuis un siècle ont grandement érodé la prospérité du pays. L'Argentine ne parvient pas à retrouver le chemin d'une croissance durable : en 2023 le PIB par habitant est environ 10% inférieur à ce qu'il était dix ans plus tôt.

Caisse d'émission des années 1990 :
une expérience peu concluante

En 1992, l'Argentine a adopté un système de caisse d'émission assez proche d'une dollarisation. Dans ce système, l'Argentine a conservé sa monnaie, mais ne pouvait créer un peso que lorsque la banque centrale d'Argentine obtenait un dollar supplémentaire en réserve. Cette caisse d'émission a permis de contenir d'inflation (qui avait explosé au cours de la décennie précédente), de stabiliser le change qui est mécaniquement fixe dans un tel système et d'attirer des investisseurs étrangers, séduits par la stabilité apparente du pays. On a parlé dans les années 1990 de « miracle argentin ».

Cependant, à la fin de la décennie 1990, des difficultés apparaissent. Avec des crises à répétition (Brésil, Russie, Asie), les investisseurs se détournent des pays émergents, dont l'Argentine. De plus, l'appréciation du dollar (donc mécaniquement du peso) érode la compétitivité des exportations argentines. Ces deux facteurs diminuent les entrées de dollars et donc la quantité de monnaie en circulation en Argentine, ce qui entraîne une baisse des prix et par une forte récession en 1999.

Face au manque de monnaie, de nouvelles monnaies locales apparaissent spontanément dans tout le pays et une économie de troc s'organise. La mauvaise situation économique s'accompagne d'une fuite des capitaux et de retraits des dépôts bancaires et donc une crise de l'ensemble du secteur financier.

Mais la banque centrale, qui ne peut mener sa propre politique monétaire, est incapable d'agir. La crise entraînera la fin du système de caisse d'émission, une forte dévaluation et un défaut sur la dette publique, ainsi qu'une crise économique profonde (baisse du PIB de près de -15% entre 2000 et 2002). En adoptant le dollar, l'Argentine s'exposerait à un type de crise similaire du fait de l'absence totale de flexibilité qu'implique pour un pays le fait de ne pas pouvoir conduire une politique monétaire autonome.

_____

(*) The Financial Times, « Argentina: IMF acts on inflation », 13 février 2013

Sylvain Bersinger

Sur le même sujet

Stanislas Perrin

OPINION. « 9 000 milliards d'euros : la Grande Transmission sera mutualiste ou ne sera pas »

D'ici à 2040, près de 9 000 milliards d'euros vont changer de mains en France, soit l’équivalent de trois fois le PIB annuel du pays.

Idées & Débats
Photo d'illustration de l'article

OPINION. « Iran–États-Unis : derrière les tensions, la négociation continue »

Les crispations récentes autour du détroit d’Ormuz ne doivent pas être interprétées comme la fin du dialogue, mais comme l’expression d’un rapport de force inhérent à toute négociation de haute intensité. L’Iran montre qu’il conserve des moyens de pression. Les États-Unis rappellent qu’ils restent militairement présents. Mais personne n’a intérêt à l’escalade.

Idées & Débats
Jean-Hervé Lorenzi et Philippe Barret

OPINION. « Le paritarisme, une gouvernance du dialogue face aux défis contemporains »

Dans un monde marqué par l'incertitude et l'individualisme, un modèle résiste : le paritarisme.

Idées & Débats
Hamid Enayat

OPINION. « La République islamique dans une impasse historique »

La République islamique est peut-être entrée dans la phase la plus critique de son histoire. Pour la première fois depuis sa fondation en 1979, chacune des options qui s'offrent à ses dirigeants menace les fondements mêmes de sa survie.

Idées & Débats
Sébastien Boussois

OPINION. « Européens, réveillez vous ! Les Américains sont nos alliés et célébrons ensemble leurs 250 ans ! »

Les Européens sont exceptionnels : ils ont été et veulent encore être, ce qui est tout à fait louable. Problème : l’Europe n’est qu’une puissance d’illusion et elle n’a pas les moyens de ses ambitions.

Idées & Débats
Karl Eychenne

OPINION. « Trump va baisser les taux »

Trump ne peut pas baisser les taux. Il n’en a ni le pouvoir, ni les arguments. Pourtant, il est fort probable qu’il les baisse.

Idées & Débats
Estelle Forget

OPINION. « Climat, logement, infrastructures : pourquoi continuons-nous à subir ce que nous avions prévu ? »

Depuis plusieurs jours, nous étouffons sous une nouvelle vague de chaleur. Les conséquences, nous les vivons tous au quotidien. L’hexagone est dans le rouge.

Idées & Débats
Arnaud Gangloff

OPINION. « La révolution IA ne se fera pas sans les salariés »

Le mois dernier, Éric Schmidt, ancien PDG de Google, se faisait huer par une promotion d’étudiants de l’université de l’Arizona alors qu’il défendait son plaidoyer en faveur de l’intelligence artificielle (IA). La scène a surpris - pourquoi cette génération, née avec le numérique, se montre-t-elle aussi hostile face à cette révolution technologique ?

Idées & Débats