• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

L'inénarrable effet « T.I.N.A. »

Karl Eychenne (*)

Publié le 27 avril 2021 à 06:30

Thatcher Margaret

"There is no alternative" (TINA) (« Il n'y a pas d'alternative ») est un slogan politique couramment attribué à Margaret Thatcher.

REUTERS/John Eggitt

L'essentiel de l'actualité

vendredi 26 juin

  • Les Bourses en recul après un mouvement des valeurs techs
  • Une vérification nucléaire « très poussée » est nécessaire en Iran après la guerre, selon le chef de l’AIEA
  • Deux tiers de la France en alerte canicule maximale
  • Concurrence : l’UE ouvre une enquête contre Sanofi
  • L’exécution du budget 2026 « va être compliquée », estime Roland Lescure
Voir plus

Le Quotidien Numérique

27 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Dette publique : « Tout se met en place pour être progressivement étranglé », prévient Anthony Morlet-Lavidalie, économiste chez Rexecode

  • 2

    Une nouvelle génération de généraux

  • 3

    « Touche pas à mon télétravail » : chez Airbus, la grogne monte face à un renforcement de la présence au bureau

  • 4

    Fissures dans les ailes des Airbus A380 : pourquoi elles deviennent plus vulnérables avec le temps

  • 5

    États-Unis : la croissance américaine révisée en nette hausse, l'inflation au plus haut depuis trois ans

  • 6

    Comment Qantas et Airbus comptent rentabiliser le vol le plus long du monde entre Londres et Sydney

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
OPINION. La prochaine fois que l'on vous demande de justifier votre choix, répondez sans hésiter : « il n'y a pas d'alternative ». Plus connu sous l'acronyme T.I.N.A. ("there is no alternative"), ce slogan est devenu la meilleure réponse à donner pour justifier les décisions, en politique comme en finance. (*) Par Karl Eychenne, stratégiste et économiste.

Prenez la crise sanitaire, la mise sous cloche du pays est très vite apparue comme la seule option possible. Considérez la politique budgétaire, le « quoi qu'il en coûte » n'a pas fait débat très longtemps. Enfin pour ce qui est de la finance, la ruée sur les actifs risqués se justifierait simplement par le fait que les rendements des actifs sans risque sont devenus trop faibles. Peut être que tous ces gens là ont raison, là n'est pas la question. Ce qui est vexant, c'est ce sentiment de faire le choix de Hobson : « C'est ça ou rien, à prendre ou à laisser », ainsi parlait ce loueur de chevaux du 17e siècle ; il avait conçu un système ne permettant de louer que le prochain cheval en ligne, afin d'empêcher l'épuisement de ses meilleures montures. L'illustration parfaite du choix à une seule possibilité, l'absence d'alternative.

« Vous êtes avec nous ou contre nous »

En vérité, les choses sont souvent plus subtiles, c'est plutôt une absence d'alternative masquée qui nous est adressée. Un exemple débilitant bien connu : «Pile je gagne, face tu perds». Parfois, cela prends même un tour très sérieux : «Vous êtes avec nous ou contre nous», rhétorique géopolitique très efficace. Enfin, il arrive heureusement que la démarche soit plus constructive, telle la mouche de l'urinoir d'Amsterdam invitant les utilisateurs à viser juste, comme une illustration du Nudge de Richard Thaler (prix Nobel d'économie 2017). Dans tous ces cas, l'alternative existe, mais elle n'est pas présentée sous son meilleur profil, et nous invite donc à l'ignorer.

En fait, l'illusion de l'absence d'alternative nous est bien résumée par Deleuze : « Le problème a toujours la solution qu'il mérite en fonction de la manière dont on le pose ».

La politique sanitaire par exemple, le problème fut (presque) présenté de la manière suivante : sauver des vies, ou pas. Il est vrai que l'urgence imposa très vite l'instant comme seul horizon de réflexion, maintenant à distance tout type de nuance. Il fut donc logiquement proposé de confiner tout le monde pour sauver tout le monde. Et puis vinrent quelques esprits retords, des économistes bretteurs (Acemoglu, Golier...) qui osèrent chatouiller le tabou au risque de friser le bûcher : « Et si l'on confinait plutôt les vieux par exemple ? ». Pourtant, toutes les précautions avaient été prises, il était dit que la morale n'avait rien à voir dans l'histoire. Les auteurs se livraient juste à quelques calculs nimbés d'hypothèses, cherchant naïvement s'il n'existait pas un moyen de confiner « mieux », afin de limiter la perte de PIB sans que cela ne se paie par des pertes de vie. Pas d'arbitrage donc, juste de l'optimisation. Plus tard, exactement la même approche sera reprise avec les vaccins : comment vacciner « mieux ».

Avec des résultats parfois piquants, comme ce récent papier de Golier qui évalue l'impact des campagnes antivax sur le nombre de personnes qui n'ont pas pu être vaccinées à temps... Osé donc, mais intéressant. Malheureusement, tous ces calculs embarquaient avec eux une hypothèse un peu encombrante : il fallait donner une valeur à la vie (concept de statistical value of life). C'était trop. La vie nous a été rendue nécessaire, le contingent nous ayant été confisqué par les progrès de la science. Dans un monde de tolérance zéro pour la fatalité, il n'y a pas d'alternative en matière sanitaire.

La politique économique n'est pas en reste

Elle aussi nous a proposé un choix à 1 seule possibilité : le « quoi qu'il en coûte ». Et peut être est-ce très bien comme cela. Mais juste par curiosité, combien coûte le « quoi qu'il en coûte » ? On s'en moque, disent ceux dont la fin justifie les moyens. Rien, selon les partisans de la dette qui s'autodétruira une fois qu'elle aura servi (annulation de la dette). Pas grand-chose, selon les croyants de la croissance économique qui repart et permet de rembourser. Quant aux autres, ceux qui doutent, ils sont priés de ne pas dire d'ânerie de type survivaliste.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

D'une manière générale, il est fortement conseillé de croire à la politique du haricot magique : faire grimper les stocks de dette et de monnaie le plus haut possible afin d'atteindre la sortie de crise. Oui mais que se passera t-il alors si l'on réveille l'ogre inflationniste ? Obligera t'il la Banque Centrale à durcir sa politique monétaire, et à compromettre le financement de la dette de l'Etat ? Non, grâce à un argument particulièrement efficace mais particulièrement boiteux, on appelle cela un syllogisme disjonctif mal ficelé :

  • soit la Banque Centrale durcit sa politique et alors l'Etat se retrouve désarmé voire ruiné, soit elle ne la durcit pas
  • on ne peut pas imaginer que la Banque Centrale durcisse sa politique car alors le remède serait pire que le mal
  • donc la Banque Centrale ne durcira pas sa politique...

Un raisonnement imparable mais tordu, car opposant une alternative plausible à une autre tournée en dérision. Puisque l'autre est absurde, on choisit l'une. En fait, il n'y a pas d'alternative, c'est le « quoi qu'il en coûte » que coûte.

La hausse des actions, cause des taux bas

En finance aussi on pratique l'absence d'alternative pour justifier des décisions. D'ailleurs, on hésite pas à utiliser l'acronyme TINA « there is no alternative ». Ainsi, pour expliquer la hausse des actions depuis près d'un an, on invoque notamment l'absence de concurrence des marchés obligataires. Ces derniers proposent des rendements tellement faibles avec leur taux d'intérêt proches de 0%, qu'ils n'offrent pas d'autre alternative à l'épargnant que d'investir dans des actifs financiers plus risqués afin d'espérer des rendements plus élevés. Les taux bas seraient donc la cause de la hausse des actions...

Le problème est que l'inverse fonctionne aussi : la hausse des actions serait la cause des taux bas. En effet, si l'on retient l'idée que la Banque Centrale ne peut pas se payer le luxe d'une chute des actions à ces niveaux, alors elle fera tout pour maintenir les taux bas. On ne distingue alors plus la cause de la conséquence. Dans le même genre, il y a Socrate qui demande à Euthyphron : «Le saint est-il aimé des dieux parce qu'il est saint, ou est-il saint parce qu'il est aimé des dieux ?» En moins pompeux, on invoquera simplement le problème de l'œuf ou la poule. Ainsi, l'absence d'alternative invoquée pour justifier la hausse des actions pourrait donc aussi bien être avancée pour justifier les taux bas. Pas sûr qu'on justifie grand chose.

À lire également

  • Ainsi soit le néolibéralisme
  • Le libéralisme est-il malade de l'État protecteur ou d'avoir oublié ses valeurs?
  • Le macronisme est-il soluble dans le néolibéralisme ?
  • Yannick Jadot : « Le libéralisme n'est pas un projet de civilisation »
  • Les actions, sans complexes, face aux taux

Justifier un choix de politique sanitaire ou de politique économique par l'absence d'alternative est frustrant, on reste sur sa faim. L'absence d'alternative équivaut à une présence qui déçoit notre attente, pour paraphraser Bergson. Un peu comme ces preuves par l'absurde qui prouvent que vous auriez tort de penser le contraire, mais qui ne prouvent pas vraiment que vous avez raison. Mais bon, on peut aussi concevoir que l'urgence ait dispensé nos gouvernants d'être exhaustifs dans leur argumentation, et de nous inviter alors à opiner du chef. Quant aux marchés financiers, cela fait longtemps qu'ils n'ont pas besoin d'être convaincants pour être convaincus.

Karl Eychenne (*)

Sur le même sujet

Olivier Koch

OPINION. « L’après-ZFE : de l’interdiction à l’innovation ? »

Le maintien in extremis des Zones à Faibles Émissions (ZFE) par le Conseil constitutionnel ne doit pas faire illusion. Si l'abrogation du dispositif vient d'être censurée pour des raisons de procédure dans la loi de simplification de la vie économique, son rejet politique et social, lui, est acté.

Idées & Débats
Philippe Naccache et Julien Pillot

OPINION. « Face à un pacte républicain qui se fissure, l’urgence d’arbitrages courageux »

Les Français aiment leurs services publics mais dénoncent leurs dysfonctionnements. Entre promesses non tenues et responsabilités éludées, l'exaspération monte.

Idées & Débats
Ludovic Haye et Sylvain D’Hoine

OPINION. « Espace : réguler ne suffit pas »

Chaque jour, vous interagissez avec des dizaines de satellites — pour vous repérer, payer, vous informer. L'espace est devenu une infrastructure vitale, et l'Europe le reconnaît enfin avec l'EU Space Act. Mais un texte ne surveille pas les orbites, ne détecte pas les débris, n'alerte pas les opérateurs.

Idées & Débats
Sébastien Boussois

OPINION. « Trump ou le réveil économique de l'Europe : le miroir de nos faiblesses »

Depuis deux ans, les Européens passent leur temps à commenter Donald Trump, à dénoncer ses excès, ses provocations et ses décisions. Pourtant, le véritable sujet n'est peut-être pas Trump en soi. Le véritable sujet, c'est nous.

Idées & Débats
Mathieu Wallich-Petit

OPINION. « Souveraineté numérique : l’avantage compétitif d’une approche pragmatique »

Pourquoi la résilience numérique n’est pas une fin en soi mais le moyen concret d’exercer sa souveraineté dans un monde interdépendant

Idées & Débats
Véronique Chabourine

OPINION. « Palantir : réduire une dépendance ou équilibrer une interdépendance ?  »

Le 16 juin 2026, entre VivaTech et Eurosatory, deux rendez-vous majeurs consacrés à l’innovation et à la défense, le premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé que la DGSI remplacera progressivement Palantir par la société française ChapsVision. Depuis près de dix ans, les services français de renseignement s’appuyaient sur le groupe américain pour l’analyse et l’exploitation de données massives.

Idées & Débats
Hamid Enayat

OPINION. « Iran : les sanctions tombent, mais la crise demeure »

Derrière les promesses de reconstruction et de croissance, la République islamique reste confrontée à une triple crise : économique, politique et sociale.

Idées & Débats
Vladimir Poutine lors d'une plénière à Saint Petersbourg.

OPINION. « Poutine contre 1648 » (Michel Santi)

La paix de Westphalie avait chassé d’Europe la prétention d’un empire à effacer son voisin. C’est cette grammaire de quatre siècles que l’invasion russe a entrepris de piétiner.

Idées & Débats