Pour Macron, c'est ni mormons ni Amish !
Marc Endeweld
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CHARLES PLATIAU
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Pour LREM, la rentrée semble bien difficile. Les députés marcheurs soutiennent de plus en plus à reculons un Premier ministre qui ne goûte guère le dialogue malgré ses intentions initiales : « Jean Castex, c'est surtout "moi, je..." », ironise un pilier de la majorité. « Castex, il sort de nulle part. Certes, c'est un haut fonctionnaire, mais c'est un tout petit élu, il ne dispose pas des réseaux politiques d'Edouard Philippe. Il ne sait pas ce que c'est un député, et il dit "c'est moi votre chef" », soupire un autre. Manque de concertation donc, mais surtout une volonté de mettre la couverture à lui qui irrite au plus haut point : le ministre de l'Economie, des Finances, et de la « Relance », Bruno Le Maire, n'a pas digéré de s'être fait voler la vedette au moment de l'annonce du plan gouvernemental censé répondre à la crise économique post-Covid.
Les mauvaises langues vont jusqu'à dire que l'économie n'est pas la spécialité de Jean Castex. Le Premier ministre a pourtant consulté à tour de bras sur le sujet au cours de l'été. Il y a toujours un temps pour apprendre... Une chose frappe cependant : alors que cela fait seulement quelques semaines qu'il est à Matignon, l'ancien maire de Prades n'imprime pas au sein de la majorité. « Castex ne tient ni ses anciens amis, ni les cordons de la bourse, ni sa majorité », persifle un macronien de la première heure. Voir Aurore Bergé réussir à mettre en difficulté Christophe Castaner lors de l'élection du nouveau président de groupe LREM montre la fragilité actuelle de la majorité.
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Et ce n'est pas la nomination récente à Matignon de Camille Pascal, l'ancienne plume de Nicolas Sarkozy, et ancien collaborateur de Valeurs Actuelles, comme conseiller politique, qui va arranger les choses. Cette arrivée n'est vraiment pas du goût de députés qui, pour la plupart, ont été élus en 2017 peu de temps après la campagne présidentielle où le candidat Macron avait déclamé être le chantre du « progressisme ». C'était l'époque de la bande d'Ismaël Emelien, venue des rangs d'Havas et de la strauss-kahnie, ceux-là même qui s'étaient surnommés les « mormons », puisque leur seul objectif était de servir leur chef Macron, à tout prix.
Marc Endeweld