• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Ukraine : le « choc des civilisations » ?

André Yché

Publié le 10 mars 2022 à 10:02 - Mis à jour le 11 mars 2022 à 07:46

André Yché

Photo d'illustration

DR

L'essentiel de l'actualité

vendredi 5 juin

  • L'économie de la zone euro s'est repliée au premier trimestre
  • Sophie Binet réélue à la tête de la CGT
  • Des signes distinctifs pour les nouveaux arrivants en entreprise
  • Amiel veut alerter sur le coût des frais médicaux
  • Le pétrole orienté à la baisse
Voir plus

Le Quotidien Numérique

06 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Le business des Miles, moteur insoupçonné de la rentabilité d’Air France-KLM

  • 2

    L'Irlande fait basculer le PIB de la zone euro dans le rouge

  • 3

    Aux États-Unis, l’épargne s'effondre à des niveaux historiques

  • 4

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 5

    Sabah Abouessalam-Morin : « À Edgar Morin, l’homme de ma vie »

  • 6

    Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
OPINION. Deux ouvrages écrits par des universitaires américains, jugés fondamentaux par les commentateurs, ont nourri les débats médiatisés, au fil de l'actualité, depuis la fin du XXe siècle : La fin de l'histoire et le dernier homme (1992) de Francis Fukuyama et Le choc des civilisations (1996) de Samuel Huntington. Sans doute est-il bien trop tôt pour se prononcer sur les thèmes développés dans chacun de ces ouvrages, à certains égards contradictoires. Par André Yché, Président du conseil de surveillance chez CDC Habitat.

La démocratie libérale de marché a-t-elle définitivement conquis le monde ? Les huit « aires civilisationnelles » identifiées par Huntington engendrent-elles maintes lignes de fracture potentiellement (et actuellement) conflictuelles ?

Si de multiples exemples tendent à démontrer que la démocratie libérale de marché peine à s'imposer, du moins dns sa conception classique, c'est-à-dire occidentale, en tant que modèle universel (Chine, Russie, Iran...), la question du « choc des civilisations » peut être largement débattue à divers titres.

Il convient d'abord de rappeler que dans une perspective philoso-phico-historio-graphique, elle n'est pas nouvelle puisqu'abondamment traitée par Arnold Toynbee (A study of History, 1934/1961) et avant lui par Oswald Spengler (Le déclin de l'Occident, 1918) et par Edward Gibbon (Histoire de la décadence et de la chute de l'Empire romain, 1776). Tous ces travaux ont en commun une question sous-jacente : la civilisation occidentale est-elle condamnée à terme ? Et à certains égards, le très remarquable ouvrage de Michel de Jaeghere Les derniers jours, la fin de l'Empire romain d'Occident s'inscrit dans cette prestigieuse lignée.

S'agissant tout d'abord des parties au conflit qui ensanglante le sud de l'antique Ruthénie, il convient de garder en mémoire que les trois-quarts des Ukrainiens se déclarent orthodoxes, dans l'obéissance au patriarcat de Kiev, historiquement sous l'influence de celui de Constantinople, et donc séparé de celui de Moscou (la « Troisième Rome »). Fait significatif, l'Eglise kiéviste recherche depuis une dizaine d'années le statut d'Eglise autocéphale.

Seule, la partie occidentale de l'Ukraine est majoritairement peuplée de catholiques (15% de l'ensemble de la population), influence résiduelle de la domination de la « République des deux Nations » (polono-lithuanienne) aux XVe et XVIe siècles sur les Marches de la principauté moscovite.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Bref, en dépit de l'influence occidentale jusqu'à la rive droite du Dniestr, l'Ukraine, à la différence de la Pologne peuplée par les « Slaves de l'Ouest », s'inscrit bien dans le champ de la civilisation orthodoxe russe.

La tectonique des plaques géopolitiques

À l'extérieur, il est particulièrement intéressant d'observer les réactions inattendues de la Turquie et de l'Azerbaïdjan, auteur d'un « flirt » avec Moscou pour la première (affaire des missiles sol-air S300) et d'une alliance objective avec la Russie pour le second, contre l'Arménie pourtant protégée historique de l'empire des Tsars, puis de l'ex-URSS (sans doute la ligne pro-américaine d'Erevan compte pour beaucoup dans ce renversement d'alliance provisoire).

Le constat majeur tient au fait que le monde turc, voisin séculaire de l'Empire russe, et au-delà, du monde slave, a réagi en considération des intérêts de l'influence de la Turquie en Asie Centrale : au Turkménistan, en Ouzbékistan, au Tadjikistan, et même au Kazakhstan. Ainsi, au sud de l'Eurasie, les « plaques tectoniques » ont commencé à bouger, rapprochant la Turquie de l'Occident : où qu'elles se trouvent, les mânes de François Ier et de De Gaulle ne doivent guère s'en étonner !

C'est que depuis Ivan le Terrible et Pierre le Grand, la poussée russe vers l'Ouest et la Baltique s'accompagne toujours d'un mouvement vers la mer Noire et le Bosphore, c'est-à-dire vers les mers chaudes ; l'enjeu géopolitique, pour la Russie, consiste dans le contrôle du « couloir » qui conduit directement de Tallin à Odessa jusqu'à Constantinople, ce qu'Alexandre Ier revendiquait auprès de Napoléon, avec pour objectif final le contrôle de la « Route des Indes », autre désignation des « Routes de la soie », c'est-à-dire du commerce entre Orient et Occident.

Ce qui nous conduit naturellement à nous interroger sur la position de l'« Empire du Milieu », remarquablement prudent dans son soutien à l'« Ours russe », conformément à la ligne pro-slave suivie lors de l'éclatement de l'ex-Yougoslavie et des bombardements de Belgrade par l'OTAN : un missile américain avait alors ravagé les locaux de l'ambassade de Chine, suspectée de fournir des renseignements sur les mouvements occidentaux à l'état-major de Milosevic. Vu de Pékin il s'agit probablement d'affaiblir simultanément les deux menaces stratégiques essentielles, celle de la puissance continentale installée sur la rive occidentale de l'Amour, et celle des puissances maritimes ; à cette fin, il convient de soutenir la moins pressante, les États-Unis chassés du Vietnam dans les années 70, la Russie aujourd'hui.

Pour achever ce tour d'horizon, il convient d'observer la réserve, teintée de gêne, des grands États du Moyen-Orient, pourtant alliés de l'Occident : Égypte, Arabie Saoudite...

Dans ce dernier cas, les opérations aériennes sur le Yémen expliquent bien sûr une certaine retenue dans l'expression publique. Mais l'essentiel est ailleurs. En cinquante ans, la population de l'ensemble Maghreb / Proche et Moyen Orient est passée de 140 à 500 millions d'habitants tandis que l'évolution des comportements multipliait par six les besoins alimentaires.

Si l'Égypte, grâce à son système d'irrigation, ainsi que la Turquie, parviennent à améliorer leur productivité agricole, toute la région est menacée par le réchauffement climatique, susceptible d'accroître drastiquement sa dépendance, notamment vis-à-vis de la production céréalière du tchernoziom ukrainien. Ainsi, relativement éloigné de « la ligne de front », ce qui n'est le cas ni de l'Europe ni du monde turc, le monde arabe et moyen-oriental raisonne d'abord en termes de besoins commerciaux à court et moyen termes, d'autant moins sensibles aux considérations démocratiques que la réalité de ce « bloc civilisationnel » tend à infirmer le pronostic prématuré de Francis Fukuyama.

L'Occident, enfin, échappe-t-il au déterminisme géopolitique ? L'Amérique, très largement ; l'Europe, très difficilement. D'abord au titre de l'autonomie énergétique et alimentaire ; ensuite sur le plan militaire et stratégique. Soulignons, pour conclure, l'ambiguïté de la solidarité occidentale. L'Allemagne s'apprête à réarmer en transférant cent milliards d'euros de commandes à l'industrie américaine : voilà atteinte la véritable limite de l'« Europe de la défense ». La menace militaire ressoude l'OTAN tout en permettant aux États-Unis de décliner la stratégie d'Obama résumée par la formule « Leading from behind » ; les contraintes énergétiques et alimentaires la fissurent ainsi, d'ailleurs, que les considérations de voisinage qui modifient sensiblement la perception des enjeux : on fait surtout la guerre entre voisins, de même que pacifier un territoire consiste souvent à repousser les conflits en périphérie.

À lire également

  • Géopolitique et Etat-Providence...
  • Les conditions de la mobilisation des territoires (1/2)
  • Les conditions de la mobilisation des territoires (2/2)
  • "Gouverner, c'est prévoir !" André Yché (CDC Habitat)

À l'époque où le Roi-Soleil rayonnait sur l'Europe, les Hollandais usaient d'une formule qui résumait bien leur position : « Gallicus amicus, sed non vicinus ». Le destin du Palatinat devait confirmer le bien-fondé de cette analyse.

André Yché

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. « Trente ans d'allègements, et si c'était la courbe le problème ? »

  • 2

    OPINION. « Le bio-manufacturing, prochain tournant stratégique : la France peut-elle se permettre d’attendre »

  • 3

    « Recyclage et réemploi : des enjeux de  souveraineté industrielle et écologique »

  • 4

    OPINION. « Asie centrale : la nouvelle frontière économique que la France ne peut plus ignorer »