Les bailleurs sociaux continuent d’investir pour répondre aux nouveaux besoins des locataires
Amandine Ibled
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USH BFC
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« Le coronavirus, avec le développement du télétravail, a mis au jour les besoins de fibrer nos immeubles. Il va falloir permettre à nos locataires de pouvoir se connecter et travailler chez eux, ou encore aux élèves de pouvoir suivre les cours à domicile », affirme Marie-Hélène Ivol, présidente de l'USH BFC et présidente de l'USH Franche-Comté. La crise sanitaire a mis en lumière des besoins prioritaires chez de nombreux locataires vis-à-vis du télétravail, des espaces extérieurs et du maintien des seniors à domicile. « Parvenir à relever ces défis implique d'envisager la construction de logements plus petits et urbains, de poursuivre les réhabilitations énergétiques, mais aussi de démolir une partie du parc de logements inadaptés ou ne rencontrant plus la demande », souligne Marie-Hélène Ivol.
Le logement social représente 20% de l'activité du bâtiment en Bourgogne-Franche-Comté. Un poids économique important auprès des entreprises locales que la présidente a souhaité rassurer en cette période compliquée : « Nous continuerons à investir, à construire, à rénover. Les entreprises du BTP peuvent compter sur nous pour 2021. Certes, il y a eu un ralentissement mais pas de baisse. Le confinement a créé un décalage mais nous investissons fortement dans les constructions neuves. » Côté locataires, le taux d'accès aux logements sociaux est très élevé́ en Bourgogne-Franche- Comté, où près d'une demande sur deux est pourvue (taux de succès de 47,0 %). C'est le plus fort taux de succès en France. « Nous logeons 15% de la population du territoire ! », ajoute François-Xavier Dugourd, vice-président de l'USH BFC et président de l'USH Bourgogne. Les deux USH régionaux ont engagé une coopération. « D'ici 2022, notre objectif est de fusionner pour peser davantage dans le paysage économique, social politique et pour parler d'une seule voix », poursuit-il.
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La loi ELAN a accéléré la tendance ancienne à la diminution du nombre d'organismes HLM en exigeant une gestion d'au moins 12.000 logements pour les bailleurs, et un minimum de chiffres d'affaires pour les coopératives HLM. Au-delà de cette obligation légale, c'est aussi la volonté de l'Union régionale de mieux travailler avec les organismes, de mutualiser les moyens et les achats pour être encore plus efficaces. En Bourgogne-Franche-Comté ce mouvement se traduit déjà par la création de deux sociétés anonymes de coordination (SAC) : IDELIANS et AMPLITUDES ; la restructuration des ESH du groupe Action Logement (HABELLIS et NEOLIA) ; L'absorption par la SAIEMB de Grand Besançon Habitat. « Le contexte financier pour les organismes de logements sociaux est très compliqué. Cette année, l'Etat nous ponctionne sept millions d'euros sur notre chiffre d'affaires et donc, à termes sur nos fonds propres. Cette somme est liée à trois mesures : la Réduction des Loyers Solidaires (RLS), la TVA passée de 5,5 à 10 sur nos travaux et l'augmentation des cotisations de la Caisse de Garantie du Logement Locatif Social (CGLLS) », explique François-Xavier Dugourd.
Amandine Ibled