La Normandie sort la grosse cavalerie pour conforter sa filière équine
Nathalie Jourdan
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Le futur pôle équestre du Haras du Pin est dimensionné pour accueillir 250 compétitions par an
Haras du Pin
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Le futur pôle équestre du Haras du Pin est dimensionné pour accueillir 250 compétitions par an
Haras du Pin
Ce vendredi 6 mai, c'est jour de fête au Haras du Pin. Sous un soleil de plomb, les présidents de la Région Normandie et du Département de l'Orne posent la première pierre de ce qui doit devenir « un pôle international du sport équestre ». Pour retrouver l'éclat de l'ancien « Versailles du cheval » tombé en désuétude, Hervé Morin et Christophe de Balorre ont vu grand. Quatre carrières en sable fibré pouvant supporter le galop des chevaux jusqu'à -15°, 300 boxes fixes, 200 boxes démontables, un espace d'accueil et de restauration et des places de parking à foison.
L'équipement est dimensionné pour accueillir 250 compétitions par an. Il constituera le socle autour duquel les élus veulent bâtir -moyennant l'apport d'investisseurs privés-, un « resort de sport et de loisir ». Lequel est censé devenir « la première destination rurale thématique de France ». Message subliminal ? Ici, on ne badine pas avec une filière qui pèse 1,3 milliard d'euros de chiffre d'affaires pour 18.000 emplois : plus que l'automobile et la chimie réunies.
Le Pin, comme l'appellent les initiés, est loin d'être le seul chantier initié par la puissance publique au profit de l'animal à crinière. Dans la Manche, le haras national de Saint Lô va, lui aussi, bénéficier d'importants investissements pour moderniser ses écuries vieillissantes. Dans le Calvados, les deux sites du campus « Equine Valley » (Goustranville et Saint Contest) font l'objet de lourds travaux d'extension avec en point d'appui la relocalisation en 2024 du département équin de l'école vétérinaire de Maisons-Alfort (300 étudiants et chercheurs) arraché de haute lutte à l'Île-de-France.
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Ces nouvelles infrastructures viendront utilement compléter le Pôle International du Cheval (PIC) construit à Deauville à l'initiative de son maire Philippe Augier souligne Laurence Meunier, présidente du pôle de compétitivité Hippolia. « Quand tous ces projets seront achevés, aucune région du monde ne pourra revendiquer un tel continuum de l'élevage à la compétition en passant par la recherche, l'enseignement et le loisir », jure celle qui est aussi à la tête du Conseil des chevaux.
Nathalie Jourdan
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