Quand l'éolien en mer stimule la relance à terre
Nathalie Jourdan
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éolienne siemens gamesa
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L'histoire locale se souviendra du 2 juin 2020 comme d'une date à marquer d'une pierre. Moins en raison du D-Day du déconfinement que de l'amerrissage de la filière de l'éolien offshore que la Normandie attendait depuis plus de douze ans pour incarner la transition énergétique. Ce jour-là, EDF Renouvelables et Siemens Gamesa ont, en effet, annoncé, à quelques heures d'intervalle, pour le premier, le lancement de la construction du parc de Fécamp et, pour le second, celui de son usine havraise de fabrication d'éoliennes. Laquelle sera la seule au monde à disposer sur une même emprise d'un site d'assemblage des turbines et des nacelles, d'un autre pour la fabrication des pales et d'une plateforme logistique pour l'installation des projets marins.
Complétés par l'usine de fabrication de pales de LM Wind Power, filiale de GE, mise à feu à Cherbourg début 2019, ces deux projets sont appelés à constituer le socle d'un écosystème industriel que les collectivités locales ont encouragé, politiquement et financièrement, avec une constance méritoire, soutenues en cela par le locataire (havrais) de Matignon. Forte de puissantes infrastructures de transport de l'électricité et de 640 kilomètres de côtes très ventées, la Normandie devrait être la grande gagnante du virage éolien français, matérialisé dans la Programmation pluriannuelle de l'énergie.
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D'ici à 2025, ses eaux « territoriales » abriteront au moins quatre parcs. Outre ceux de Fécamp, de Courseulles-sur-Mer et de Dieppe-Le Tréport appelés à sortir des flots d'ici à trois ans, le gouvernement a acté l'implantation d'un autre parc, deux fois plus capacitaire (1 GW), quelque part entre la pointe du Cotentin et la baie de Seine. À la clé, la création de plusieurs centaines d'emplois qui arrivent à point nommé pour alléger la facture sociale du Covid-19.
Nathalie Jourdan
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