Dimensionnés pour absorber mille tonnes de tissus blancs ou écrus par an, Renaissance Textile devrait implanter deux nouvelles lignes de production de fibres d'ici à trois ans, à Changé en Mayenne. L'une pour les tissus de couleurs, l'autre pour les textiles spéciaux. L'entreprise mayennaise serait alors en mesure de recycler 4.000 à 4.500 tonnes de vêtements et de linge de maison par an, soit plus de 10 millions de vêtements.
« Et l'on cherche des solutions pour les 15% de pertes occasionnées par la déstructuration des vêtements. Soit environ un tiers de boutons métalliques qui pourraient être recyclés, un tiers de fibres plus courtes pouvant être utilisés pour des isolants et un tiers de poussière qui fait l'objet de tests dans le secteur de la plasturgie...», détaille Nicolas Nojac, directeur d'exploitation de Renaissance Textile, née de la volonté de trois industriels (TDV Industries, Mulliez-Flory, Les Tissages de Charlieu) de l'Ouest de répondre à une demande soutenue du marché pour les produits recyclés.
« Nos clients institutionnels et administrations nous demandent de plus en plus de produits issus de l'économie circulaire dans leurs appels d'offres, conditionnées par la loi AGEC (Anti-gaspillage pour une économie circulaire). Il fallait aller au-delà des promesses de RSE et fournir des preuves de notre engagement», explique Jacques Gindre, PDG du groupe Mulliez-Flory, spécialisé dans la fabrication de vêtements d'image et de travail.