Bouygues repart à l'assaut de SFR en ajoutant 1,8 milliard de cash

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Martin Bouygues a convaincu la Caisse des dépôts, les Pinault et les Decaux de se joindre au projet.
Martin Bouygues a convaincu la Caisse des dépôts, les Pinault et les Decaux de se joindre au projet. (Crédits : reuters.com)
Le groupe de BTP a porté à 13,15 milliards d’euros la partie en numéraire proposée à Vivendi, dépassant ainsi les 11,75 milliards d’Altice (Numericable) avec lequel la maison-mère de SFR est entrée en négociations exclusives vendredi dernier.

« A un moment, il faut savoir s'arrêter » disait-on chez Bouygues vendredi dernier, où la déception se mêlait à un certain fatalisme : « Vivendi ne voulait pas de nous depuis le début. » Le groupe de BTP, qui avait dit vouloir « se projeter dans l'avenir » lundi, ne s'avoue finalement pas vaincu. Alors que Vivendi a annoncé vendredi entrer pour trois semaines en négociations exclusives avec Altice, la maison-mère de Numericable, en vue d'un rapprochement de ce dernier avec SFR, Bouygues revient à la charge avec une offre fortement améliorée pour la partie cash : dans cette nouvelle mouture déposée ce jeudi, il propose désormais 13,15 milliards d'euros en numéraire, soit 1,85 milliard de plus que son offre déjà relevée mercredi dernier. C'est 1,4 milliard d'euros de plus que Numericable ! L'offre de la maison-mère du câblo-opérateur était financièrement la mieux-disante la semaine, supérieure de 450 millions en cash.

No comment chez Vivendi

En conséquence, Vivendi récupérerait 21,5% du capital du nouvel ensemble fusionné, contre 43% dans la dernière offre de Bouygues. « No comment, nous sommes en négociations exclusives » répond-on chez Vivendi. Est-ce à dire que l'offre n'est pas recevable ? Chez Vivendi, chez SFR et chez Numericable, c'est une affaire entendue : le deal n'est qu'une affaire de jours. Est-ce un ultime baroud d'honneur de la part de Bouygues ? La maison-mère de Bouygues Telecom a-t-elle été encouragée par le gouvernement qui ne semble guère apprécier le choix de Vivendi ? Le statut de résident fiscal suisse Patrick Drahi, le premier actionnaire de Numericable, la domiciliation de sa holding personnelle à Guernesey ont été critiqués par les ministres Arnaud Montebourg et Fleur Pellerin qui lui ont demandé de s'installer en France. « Je n'ai pas prévu de faire rentrer ma famille en France » a répondu Patrick Drahi lundi lors d'une conférence de presse.

La CDC, les Pinault et les Decaux au capital

Bouygues indique qu'il a rassemblé autour de son projet « des actionnaires industriels et financiers de long terme » : la Caisse des dépôts, la famille Pinault, JC Decaux vont « rentrer ou se renforcer au capital du nouvel ensemble, ce qui contribue à améliorer fortement la partie en numéraire de l'offre. » Lundi, le directeur général de la Caisse des dépôts, Jean-Pierre Jouyet s'était dit prêt à « accompagner en capital un rapprochement entre Vivendi SFR et Bouygues », une déclaration qui n'avait pas manqué de surprendre après la décision du conseil de surveillance de Vivendi. La présence de la banque publique, qui investira 300 millions d'euros et détiendrait 3% du nouvel ensemble, apparaît comme un soutien ouvert de l'Etat à cette offre alternative. La CDC est déjà actionnaire de Bouygues (2,2% du capital) mais aussi de Vivendi (3,5%).

La participation de Bouygues serait in fine de 67% dans l'ensemble fusionné SFR-Bouygues. Le groupe rappelle qu'il vise 10 milliards d'euros de synergies, dont 5 milliards portant sur le réseau mobile qui sont selon lui « sécurisées » par l'accord signé avec Free auquel il céderait le réseau et les fréquences de Bouygues Telecom en cas de fusion.

« 5.000 destructions d'emplois en moins » avec Numericable

Ce week-end, Vincent Bolloré, premier actionnaire de Vivendi avec un peu plus de 5% du capital, avait justifié le choix du conseil où il siège : « Numericable a apporté 450 millions d'euros supplémentaires de cash, 5.000 destructions d'emplois en moins, une plus grande facilité dans un rapprochement fibre-mobile. » Il avait toutefois indiqué que « trois semaines de priorité » avaient été accordées à Altice-Numericable. Le PDG de SFR Jean-Yves Charlier a lui-même présenté, dans un message aux salariés, le mariage avec Numericable comme « un superbe projet de croissance. » Dans son communiqué, Bouygues fait valoir qu'il « répond aux attentes du conseil » qui avait considéré son offre « pertinente » mais sa part en numéraire «insuffisante. » Il précise aussi qu'il « réitère son engagement à ce que son projet de création d'un acteur majeur du numérique en France dynamise l'investissement et assure la création d'emplois durables. »

Dans le camp de Numericable, aucune inquiétude ne semble poindre : « c'est l'énergie du désespoir » sourit une source proche qui considère que cette surenchère ne change pas la préférence de Vivendi pour un « projet industriel de croissance avec un faible risque d'exécution et un maintien de l'emploi. »

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Commentaires
a écrit le 24/03/2014 à 13:28 :
Exemple du capitalisme de rente que certains appellent "Ultra-libéral" mais qui n'est rien d'autre que du copinage et de la conivence de nos "zélites" politiques et économiques sur le dos des consommateurs.
a écrit le 21/03/2014 à 14:07 :
Constat: 2 opérateurs soucieux des télécom : Orange (voir son cursus), et Free (trublion). Pour les 2 autres, la partie télécom n'est qu'un appendice de groupes diversifiés. Vivendi pense "se faire un max" et revendant une entreprise qui se tient; mais dont la rentabilité sera de plus en plus dure à soutenir. BT marche bien (maintenant), mais est trop petit pour pouvoir "peser" sur ce marché (n'est pas Free qui veut...). Dès lors: soit il grossit en achetant SFR; soit, si cela ne marche pas, il pourra se vendre (il a pas mal d'atouts dans sa manche) et se consacrer au reste de son groupe.
Les arguments de Numericable sont plutôt spécieux. Regrouper les boutiques de SFR et BT aurait pour conséquence une réduction d'emplois ? si c'était le cas, vu la fréquentation de ces boutiques (franchises ?), le service offert (on va dire...) s'en trouverait gravement affecté. Par ailleurs, si l'on s'est déjà rendu dans des boutiques Numericable, on est édifié !
Ce qui reste étonnant, c'est le risque que Vivendi prend avec l'offre Numericable: l'argument "complémentarité" aurait du sens si l'on voulait "construire"; or Vivendi veut se désengager... S'ils étaient cohérents, ils iraient au plus offrant !
Il semble que le "dogmatisme" évoqué par certains existe aussi dans l'autre camp.
a écrit le 21/03/2014 à 13:55 :
Le patron de Numéricâble domicilié en Suisse, fonds à Guernesey... Il se four de la gueule de qui ? En plus, pour avoir de relations clientes chez Numéricâble, je peux vous dire que comme fournisseur, il y a beaucoup mieux! Les prix d'appels sont bons, mais bojour les dépassements ou les options! Alors, oui, en tant que client potentiel, je préfère Bouygues à Numéricâble... Mais comme Vivendi a choisi Numéricâble, je resterai chez Orange...
Réponse de le 21/03/2014 à 14:06 :
Demandez vous pourquoi en Saone et Loire on fait implanter une entreprise domiciliée en Irlande si vous pensez que c'est mieux.
Les employés commencent a comprendre sur les conditions de travail (le made in France) y a que cela de vrai !!!!!!!
a écrit le 21/03/2014 à 13:03 :
Le problème avec NUMERICABLE est de savoir (au delà des promesses) s il s'agit d un véritable projet industriel ou d une simple opération financière de court terme pour faire le maximum d'argent ?
SFR est trop gros pour NUMERICABLE, sauf à s endetter de manière excessive.
Un autre opérateur étranger pourrait ensuite facilement ramasser le tout par une OPA sur NUMERICABLE ou simplement le rachat d ALTICE (au Luxembourg) ?
On a déjà vu avec ARCELOR qu une OPA d'une société basée au Luxembourg ne pouvait pas être bloquée – avec les conséquences sociales qu on connait.
L actionnariat de NUMERICABLE n est déja pas français :
ALTICE, câblo-opérateur luxembourgeois détient 30 % des parts, devant la société Groupe CARLYLE, bastion du complexe militaro-industriel US avec 26 %, et la société britannique de capital-investissement CINVEN avec 18 %.
De plus, l actionnaire majoritaire d ALTICE est NEXT Limited Partnership, une société écran à Guernesey (paradis fiscal anglais). Tout cela a plus les apparences de la spéculation que du projet industriel.
Patrick Drahi a renié en 2013 sa nationalité française, et il serait dommage que le deuxième opérateur de télécoms français change lui aussi de nationalité comme par enchantement…
a écrit le 21/03/2014 à 12:14 :
après le délit d'initié de Montebourg, sa vengeance personnelle contre Drahi en lui mettant un controle Fiscal, l'etat intervient pour influer une décision de groupes privés au détriment de la casse sociale et en donnant un avantage outrancier qui favorise les intérêts individuels du patron de FREE
c'est scandaleux
a écrit le 21/03/2014 à 10:38 :
Montebourg au nom d'une ideologie plus que fumeuse - interventionnisme a tout crin de l'etat dans l'économie / haine de la concurrence/ défaire ce qu'a fait la majorité précédente- a décrété que l'on devait revenir a 3 opérateurs.
Maintenant afin de ne pas perdre la face, il est prêt a tout (y compris requistioner la CDC) pour torpiller le deal SFR/Numericable, qui fait pourtant beaucoup plus de sens, que celui de BT (fusionner de 2 opérateurs mobiles en difficulté)
Réponse de le 21/03/2014 à 12:16 :
Il n'y aucun sens à s'endetter lourdement pour acquérir SFR.
Réponse de le 22/03/2014 à 11:46 :
Peut-etre... Mais alors ni pour l'un, ni pour l'autre. Bouygues ne possède déjà plus son groupe qu'a hauteur de 20%, le reste étant déjà a 45% international. Après un tel coup, ca ne va surement pas s'arranger :-)
a écrit le 21/03/2014 à 10:29 :
J'ai le sentiment d'une manipulation de l'opinion publique .... dirigée par le monde politique !
Réponse de le 21/03/2014 à 13:46 :
A moins qu'il ne s'agisse d'une manipulation de l'opinion publique par un "capital-risqueur"* privé très libéral....
* le risque n'étant, évidemment, pas pour lui...
a écrit le 21/03/2014 à 10:19 :
c'est quoi ce truc .... de la politique ..... pas du commerce !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Réponse de le 21/03/2014 à 10:23 :
... j’oubliais la politique c'est de la merde !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Le monde politique Français nous le prouve !!!!!!!!!!!!!!
a écrit le 21/03/2014 à 10:06 :
Donc, si on comprends bien Bouygues, il n'est pas capable de faire marcher son réseau, donc il le fourgue a Free, et va s'acheter un réseau qui marche déjà en face ? Ca c'est un bâtisseur... Son pauvre père doit se retourner dans sa tombe d'avoir un héritier aussi compétent... ca ressemble presque a Lagardère cette affaire de destruction d'héritage...
Réponse de le 21/03/2014 à 13:01 :
Je ne comprends pas cette affirmation : où est il dit que le réseau de Bouygues ne marche pas ? Aux dernières nouvelles, ils revendent à Free le meilleur réseau 4G de France, et d'ailleurs si le réseau était aussi pourri, je doute que Niel l'acheterait... Restons factuels et évitez les attaques gratuites
a écrit le 21/03/2014 à 9:14 :
la mission première de la caisse des dépôts et consignation est-elle de participer à un raid boursier privé ?
Réponse de le 21/03/2014 à 13:16 :
La CDC a plusieurs missions pas forcément libellé ainsi, par contre, ils ont des participations minoritaires dans pleins d'entreprises françaises, Bouygues et Vivendi entre autres.
Réponse de le 21/03/2014 à 16:07 :
Avoir une participation est une chose, participer à une opa d' ordre privé en est une autre, ceci n' est pas de la mission de la cdc.
Son trop plein de liquidité ne pourrait-il pas soutenir quelque chose de plus utile ? des pme par exemple ?
Réponse de le 21/03/2014 à 22:25 :
@Rockefeller

Pour cela il existe BPI France mais à priori les français ne s'intéressent par à leur argent car autrement ils en fileraient pas autant aux incapables qui les gouvernent. D'ailleurs je ne vois pas en quoi une PME serait plus légitime qu'une société du CAC40 à capter l'épargne des français sans contrepartie liée au risque de l'investissement.
a écrit le 21/03/2014 à 3:31 :
La bonne "patte" du gouvernement, dans la même semaine la CDC explique qu'elle veut sortir de chez Veolia et aujourd'hui mettre l'argent du contribuable et de l'épargnant dans cette affaire. M. Montebourg ministre du très ridicule ministère du redressement productif confond l'argent des français et sa pensée pour une industrie dirigée et au service de l'Etat il est vrai que son action pour une croissance continue de la dette et du chômage montre la piètre qualité de ce Monsieur grand maître du discours mais tellement petit dans la vision industrielle au niveau de la mondialisation. On voit également que M. Bouygues mange à tous les râteliers.
a écrit le 21/03/2014 à 0:50 :
La différence entre Bouygues et Numericable est que le premier a le cash pour cet achat et le second s'endette à mort. Or dans la vie économique, lorsqu'un rachat se fait par une dette insoutenable, ça finit toujours mal à un moment!
Réponse de le 21/03/2014 à 8:23 :
Heureusement que vous êtes là pour compère les milliards.
Réponse de le 21/03/2014 à 13:29 :
mais dans les deux cas l'acheteur va faire porter sur SFR le coût de son acquisition, cad diminuer ses coûts de fonctionnement et rationaliser, tout en se retrouvant méchamment contraint sur ses revenus par la concurrence de Free. Avec 11/13 milliards à récupérer, on peut craindre un massacre à la tronçonneuse dans le personnel SFR et à mon avis à ce prix là aucune des deux acquisitions n'est rentable, même si Bouygues est plus solide financièrement donc pourrait attendre plus longtemps son point d'équilibre.
a écrit le 21/03/2014 à 0:35 :
Bouygues est tout de même la meilleure démonstration qu'il sait faire marcher un opérateur mobile sous quasi monopole. Il est le seul opérateur européen incapable de faire du fric avec un monopole de licence mobile depuis 15 ans. Mais ca ira vachement mieux une fois qu'il aura absorbé son concurrent. On croit rêver. Le Maitre du château continue a tondre sa pelouse France. Et qui sont les moutons ? Bin nous pardi !
Réponse de le 21/03/2014 à 13:13 :
Peux tu développer ta notion de "monopole de licence mobile depuis 15ans" ? Parce que c'est pas vraiment la vision des opérateurs et de l'ARCEP, donc très interessant de comprendre tes propos. Pour info, si ma mémoire est bonne, Bouygues, hormis ces deux dernières années, c'est entre 300 et 500M€ de benef chaque année, loin certes de SFR et Orange, mais pour "le seul opérateur européeen incapable de faire du fric", c'est pas mal.
Très impatient donc de tes explications.
a écrit le 20/03/2014 à 23:07 :
Le problème avec NUMERICABLE est de savoir s il s'agit d un véritable projet industriel ou bien d une simple opération financière de court terme pour faire le maximum d'argent ?
SFR est trop gros pour NUMERICABLE, sauf à s endetter de manière excessive.
Un autre opérateur étranger pourrait ensuite ramasser le tout par une OPA facile sur NUMERICABLE ou simplement le rachat d ALTICE (au Luxembourg) ?
On a déjà vu avec ARCELOR qu'une OPA d une société basée au Luxembourg ne pouvait pas être bloqué – avec les conséquences sociales qu on connait.
L actionnariat de NUMERICABLE n est déja pas français :
ALTICE, câblo-opérateur luxembourgeois détient 30 % des parts, devant la société Groupe CARLYLE, bastion du complexe militaro-industriel US avec 26 %, et la société britannique de capital-investissement CINVEN avec 18 %.
De plus, l actionnaire majoritaire d'ALTICE est NEXT Limited Partnership, une société écran à Guernesey (paradis fiscal anglais). Tout cela a plus les apparences de la spéculation que du projet industriel.
Patrick Drahi a renié en 2013 sa nationalité française, et il serait dommage que le deuxième opérateur de télécoms français change lui aussi de nationalité comme par enchantement…
Réponse de le 21/03/2014 à 7:28 :
Merci Arnaud Montebourd pour votre analyse pertinente et objective. Moi ce que je retiens aussi c'est qu'en terme d'emploi, la logique veut que Bouygues détruira des milliers de postes avec cette fusion à cause des doublons inévitables.
Réponse de le 21/03/2014 à 8:24 :
Encore un qui croit à cet incompétent de montegourde, il ne regarde que sa pomme.
Réponse de le 21/03/2014 à 13:07 :
Très bonne analyse Analyse9, c'est clairement un point à prendre en compte.
Je crois qu'il faut surtout sortir les débats politiques des aspects purement économiques. Une société privée achète une autre société privée. Que l'état s'inquiète des conséquences financières et surtout de l'emploi, c'est évident, mais son interventionisme n'a pas lieu d'être. C'est à Vivendi de prendre en compte l'intérêt de ses salariés. Altice est un habitué des plans sociaux sévères et ses localisations multiples à l'étranger et paradis fiscaux font peur.
Il risque d'y avoir des lendemains difficiles si Numericable achete SFR, pour tout le monde, le client final aussi (bah oui, qui va payer les 10Md€ de dettes de la nouvelle société ?)
a écrit le 20/03/2014 à 22:57 :
Avec 3 opérateurs les prix vont grimper et les emplois en doublon disparaître à la vitesse grand V .
a écrit le 20/03/2014 à 22:40 :
Pauvres salariés de SFR qui ne savent pas à quelle sauce ils seront mangés et ce depuis maintenant plus d'un an....
Quand à Bouygues, cette prise de position montre que cette entreprise est au bout du bout du bout du rouleau et cela s'explique..une entreprise sclérosée, qui grouille d'incompétents à haut niveau hiérarchique. Tout dans l'apparence et rien dans le fond! !! normal qu'à long terme ils ne tiennent plus le rythme...
a écrit le 20/03/2014 à 22:40 :
Pauvres salariés de SFR qui ne savent pas à quelle sauce ils seront mangés et ce depuis maintenant plus d'un an....
Quand à Bouygues, cette prise de position montre que cette entreprise est au bout du bout du bout du rouleau et cela s'explique..une entreprise sclérosée, qui grouille d'incompétents à haut niveau hiérarchique. Tout dans l'apparence et rien dans le fond! !! normal qu'à long terme ils ne tiennent plus le rythme...
a écrit le 20/03/2014 à 20:13 :
13 milliards c'est 7 années pleines de bénéfices de SFR.

A moins de rançonner les clients, Bouygues ne rentrera jamais dans ses frais, sans même parler de bénéfices et s'il les rançonne, ils partiront. Ce deal démesuré (comme celui entre Numéricable et SFR) n'a aucune assise économique sérieuse. Ce qui est sûr c'est que les employés de SFR sont condamnés. Quel que soit le repreneur, il devra massacrer les coûts.
Xavier Niel est aux anges, ses concurrents sont en train de se mettre eux même la corde au cou et de se battre à qui aura les gueuses de plomb les plus lourdes au pieds..
a écrit le 20/03/2014 à 19:52 :
Les élections obligent à pousser un axe qui ne serait pas une pure option fiancière. Tout cela sera oublié dans 10 jours. Les communications téléphoniques, au risque d'en être étonné vont devenir gratuites! Payées par la publicité intégrée. (On constatera que Publicis se carapate autant que faire se peut pour cette raison) L'affaire n'est donc pas bonne pour Bouygues sauf à amorcer un réseau, ce qui n'est pas le cas. La solution qui consiste à injecteur 12 milliards venus de l'extérieur dans l'économie française est donc de loin la meilleure.
Réponse de le 20/03/2014 à 23:10 :
"venus de l'extérieur"... vous avez des infos ? ou alors je n'ai pas bien compris ce qu'était un LBO... avec un ratio de 4... soit 1,6 fois plus important que le standard...
Quant à s'appuyer sur Numericable, dont l'image est désastreuse (j'habite à Paris)...
Mais bon, "si j'en parle, c'est pour en causer..."; je ne suis (et ne serai) pas client de ces 2 entités.
a écrit le 20/03/2014 à 19:09 :
j'ignore de quel coté est l'enfumage ..... ça reste bizarre pour moi !
a écrit le 20/03/2014 à 18:36 :
Mais ou trouvent ils tout ce pognon?? un milliard et demi en plus d'un claquement de doigt,il y a quelque chose de malsain dans l'économie actuelle
Réponse de le 20/03/2014 à 18:54 :
Il suffit de lire attentivement l'article jusqu'au bout: "la Caisse des dépôts, la famille Pinault, JC Decaux".
Réponse de le 20/03/2014 à 23:35 :
La Caisse des dépôts c'est surtout l'épargne des livrets et à priori M. Montebourg ne doit pas être étranger à cette initiative! Etonnant que BPI France ne soit pas encore dans le coup...
Réponse de le 21/03/2014 à 8:25 :
Montegourde veut absolument son enveloppe.
Réponse de le 21/03/2014 à 12:57 :
Dommage pour les boutiques SFR dont le personnel n'est pas toujours sympas pas plus que chez de chez bouygues on a l'impression de déranger ce beau monde

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