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Rarissime : le collège de l'Arcep, le gendarme des télécoms, s'est réuni samedi et vient de publier ce dimanche un communiqué de presse de mise au point au sujet de son nouvel observatoire sur la qualité du service fixe d'accès à l'internet, "publié le 25 novembre en version-test (beta)."
Le régulateur ne cite pas un opérateur en particulier, mais indique devoir "réitérer son avertissement à la suite du lancement récent d'une campagne de communication": il s'agit en fait de Bouygues Telecom. La filiale du groupe de BTP a claironné dans un communiqué dès le lendemain de la publication de cet observatoire que:
Or le numéro quatre français de l'ADSL, avec 2,3 millions de clients, étend désormais l'argumentaire dans une campagne de publicité nationale dans la presse.
Aux yeux de l'Arcep, en instrumentalisant cet observatoire encore inabouti, Bouygues Telecom a franchi la ligne rouge. Déjà, Free avait illico mis en demeure son concurrent de cesser d'utiliser ces données dans sa communication. L'affaire risque désormais de rebondir devant le tribunal de Commerce où, sur la foi de ce communiqué du régulateur, Free, ou Orange, voire Numericable, pourrait attaquer Bouygues Telecom pour concurrence déloyale. Des associations de défense des consommateurs pourraient aussi l'attaquer pour publicité mensongère.
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L'an dernier, l'Arcep avait pris moins de gants avec Free : elle avait publié en octobre 2013 un communiqué cinglant rappelant nommément à l'ordre Free pour son communiqué "partiel et parfois inexact" sur la fibre optique et le VDSL2.
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