Activités russes suspectes : Facebook était au courant dès 2014

Facebook prie de faire plus contre les contenus haineux en birmanie
Regis Duvignau
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Facebook prie de faire plus contre les contenus haineux en birmanie
Regis Duvignau
Facebook était-il au courant d'ingérences russes avant 2016, année du Brexit et de l'élection présidentielle américaine ? C'est ce qu'a affirmé, mardi, la Commission sur le numérique, la culture et les médias (DCMSC) de la chambre des Communes britannique, dans le cadre d'une large enquête visant le réseau social sur les "fake news" et le scandale Cambridge Analytica.
La Commission a mis la main sur certains des documents internes du géant américain. D'après elle, ces documents contenaient un de ces courriers électroniques où un ingénieur de Facebook avertissait son entreprise dès octobre 2014 sur le fait que des adresses IP russes accédaient à "trois milliards" d'informations par jour. Le plus grand réseau social au monde, utilisé par 2,2 milliards d'utilisateurs, a reconnu auprès de l'AFP avoir été alerté par son personnel d'activités potentiellement suspectes en 2014 : "Les ingénieurs qui avaient signalé ces préoccupations initiales se sont ensuite penchés sur la question et n'ont trouvé aucune preuve d'une activité russe spécifique."
Suite à la victoire de Donald Trump à l'élection présidentielle américaine en 2016, Facebook avait été accusé d'avoir servi de plateforme de désinformation et de propagande réalisée par la Russie. Le réseau social, qui bottait en touche, avait fait mine de découvrir l'ampleur du phénomène. Appelé à témoigner devant le Congrès américain en novembre 2017, l'entreprise de Mark Zuckerberg avait alors admis qu'environ 126 millions d'Américains avaient été exposés à du contenu généré par des entités russes dont l'Internet Research Agency (IRA).
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Le comité était en effet composé de parlementaires issus d'une dizaine de pays - dont l'Argentine, le Brésil, la France et l'Irlande. Ils ont regretté le manque de coopération de Facebook dans le cadre de cette enquête. Le comité a appelé de nombreuses fois Mark Zuckerberg, co-fondateur et Pdg de Facebook, à venir échanger avec eux. En vain. "Dans cette salle, nous représentons plus de 400 millions de personnes et le fait que votre Pdg ne siège pas à ce fauteuil constitue une offense pour nous tous ici présents et, en réalité, pour nos concitoyens aussi", a déclaré le parlementaire canadien Bob Zimmer, en désignant le siège vide qu'aurait dû occuper Mark Zuckerberg. Facebook était représenté par Richard Allen, vice-président des relations publiques dans la région Europe, Moyen-Orient et Afrique.