Cible d'un rachat par Atos, Gemalto s'envole en Bourse
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>> Papier du 12 décembre 2017 - 11h39 | Mise à jour à 14h06
Perçue comme positives par les analystes du secteur, la proposition de rachat de Gemalto par Atos fait grimper les deux groupes français en Bourse. Le titre du spécialiste français des cartes à puces Gemalto bondissait de 33% mardi à la Bourse de Paris, s'approchant du prix proposé par le groupe informatique dans le cadre de son offre d'achat.
A 10H30 (09H30 GMT), le titre s'envolait de 33% à 45,08 euros dans un CAC 40 en légère hausse de 0,13%. Atos propose de racheter Gemalto pour 46 euros par titre. Le titre Atos prenait, lui, 4,82% à 130,6 euros. En revanche, Worldline, la filiale d'Atos sur le marché des paiements électroniques, reculait de 3,26% à 93,51 euros.
Bpifrance voit d'un œil très favorable la consolidation dans la technologie française, a déclaré mardi une porte-parole de la banque publique en réponse à une question sur le rachat du spécialiste dont elle est actionnaire.Le PDG Thierry Breton avait déjà dit lundi soir avoir reçu le soutien de Bpifrance, qui détient 8,3% de Gemalto, derrière deux membres de la famille Quandt qui possèdent ensemble près de 9%.
Du côté des analystes aussi, le sentiment est largement positif. "Nous pensons que le calendrier d'Atos est particulièrement bon. Le titre de Gemalto s'échange à son plus bas niveau depuis fin 2011 après quatre avertissements sur résultats en 2017", selon les analystes d'Oddo BHF.
Les analystes de Société Générale considèrent également que "le prix est attractif", notant qu'il est "aligné avec les dernières transactions dans le secteur".
"Nous voyons l'opportunité de faire partie d'un groupe majeur comme positive" pour Gemalto, étant donné "les difficultés que le groupe rencontre dans ses cartes SIM et de paiement" et le "manque de visibilité dans ses perspectives d'activité", écrivent-ils dans leur note.
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Cette opération "pourrait avoir du sens car elle pourrait stimuler le bénéfice par action (...) bien que nous sommes sceptiques sur la façon dont se déroulera l'intégration et comment Atos va gérer l'activité de cartes à puces de Gemalto", tempèrent les analystes de Bryan, Garnier & co.
Gemalto a annoncé mardi qu'il se prononcerait d'ici le 15 décembre sur l'offre de rachat "non sollicitée et conditionnelle" d'Atos de 4,3 milliards d'euros.
L'opération allierait Atos, un groupe de plus de 100.000 salariés, à Gemalto, qui compte quelque 15.000 collaborateurs. La nouvelle entité serait "de loin le premier acteur européen" sur les marchés du paiement ou de la cybersécurité, et permettrait des synergies sur ces métiers, a précisé lundi le patron d'Atos, Thierry Breton.
Deux à trois cents salariés de Gemalto se sont rassemblés mardi matin à La Ciotat (Bouches-du-Rhône) devant l'un des trois sites de production du groupe, pour dénoncer le plan social prévu chez le spécialiste français des cartes à puces.
Les salariés, rassemblés sur le parking du site de La Ciotat, se sont ensuite rendus sur le rond-point à la sortie de l'autoroute vers La Ciotat pour distribuer des tracts.
"300 millions de bénéfice, non aux licenciements boursiers", pouvait-on lire sur une pancarte. D'autres actions étaient prévues dans l'après-midi sur le site de Gémenos, également dans les Bouches-du-Rhône, d'où partent les camions transportant les cartes à puces.
Gemalto, dans une passe difficile, a annoncé fin novembre la suppression de 288 emplois, soit près de 10% de ses effectifs en France.
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Selon Brice Barnier, responsable UNSA sur le site de La Ciotat, 126 suppressions d'emplois sont prévues à la Ciotat, 62 à Gemenos (Bouches-du-Rhône) et 60 à Meudon-la-Forêt (Hauts-de-Seine), sur un total de 2.800 emplois en France.
(avec agences)
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