1,6 milliard de dollars, soit 1,3 milliard d'euros. Voilà la somme que le fabricant américain de puces va investir sur les 15 prochaines années pour moderniser l'un de ses sites en en Chine, son usine de Chengdu (Ouest), selon un communiqué publié jeudi 4 décembre. Le géant des semi-conducteurs espère ainsi renforcer sa présence dans le pays alors que Pékin multiplie les enquêtes contre d'autres firmes technologiques occidentales.
Opérationnel depuis 2005, ce site teste et assemble des composants en silicium destinés à l'industrie électronique, est-il précisé. Dans le cadre de cet investissement, Intel a également signé un accord de partage technologique avec la Chine en échange d'une aide gouvernementale régionale.
Intel avait déjà fait état en septembre de son intention d'investir 1,5 milliard de dollars dans deux fabricants chinois de composants pour téléphones portables. Une prise de participation minoritaire dans un secteur considéré comme stratégique par Pékin.
"Intel a opté pour une approche qui plaît au gouvernement chinois", commente Huang Leping, analyste chez Nomura. "
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La fortune d'Intel en Chine contraste en effet singulièrement avec les déboires de son concurrent Qualcomm, en litige avec l'autorité chinoise de la concurrence. La Chine ces derniers mois mène des enquêtes contre les firmes occidentales, dont Microsoft, suscitant un tollé des lobbies du secteur. Mais le gouvernement chinois s'en défend, évoquant d'autres enquêtes antitrust de par le monde contre ces sociétés. Pour Huang Leping le constat est clair : "À présent si vous voulez faire de l'argent en Chine, il faut investir dans l'économie chinoise."
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