Empêtré dans un scandale financier, Toshiba publie enfin ses résultats

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Empêtré dans un scandale financier, le conglomérat japonais a enfin été obligé de rendre public ses résultats pour l'année comptable 2014-2015. Il l'a ainsi fait --avec quatre mois de retard-- lundi 7 septembre, date limite de la dérogation accordée par les autorités japonaises.
La société a ainsi enregistré une perte nette de 37,8 milliards de yens (280 millions d'euros).
Durant les 12 mois passés en revue (avril 2014 à mars 2015), le chiffre d'affaires de Toshiba a progressé de 2,6%, à 6.655,9 milliards (49 milliards d'euros). La bonne tenue des divisions d'infrastructures sociales et de puces-mémoires ont notamment soutenu cette progression.
Le bénéfice d'exploitation a toutefois chuté de 34%, à 170,4 milliards de yens (1,28 milliards d'euros), du fait de dépréciations entre autres dans les activités de composants électroniques. Les profits opérationnels de la plupart des divisions ont diminué, à l'exception de celle de l'énergie et des infrastructures sociales.
Toshiba n'a en revanche pas donné de prévisions pour l'année en cours, qui sera close en mars 2016. "Nous les communiquerons au plus vite dès que la situation le rendra possible", a indiqué le conglomérat dans un communiqué.
Il a par ailleurs présenté lundi matin, juste après l'ouverture de la Bourse de Tokyo, à l'Agence des services financiers, des documents relatifs aux comptes des années antérieures.
Toshiba, dont les activités vont des circuits intégrés aux réacteurs nucléaires en passant par les ordinateurs et serveurs informatiques, l'électroménager, les appareils audiovisuels, les turbines, les ascenseurs ou des engins de manutention, a été forcé de revoir ses méthodes comptables appliquées de façon inappropriée entre 2008 et 2014. Le groupe a dû jusqu'à la dernière minute peser ses comptes au trébuchet et les faire analyser par des experts avant de les rendre publics. Après avoir obtenu une dérogation jusqu'au 31 août, le groupe avait dû demander aux autorités un délai supplémentaire d'une semaine après la découverte de nouvelles erreurs dans les tableaux de chiffres relatifs à des filiales aux Etats-Unis et au Japon.
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Les fautes, mises au jour par un comité d'experts indépendants, avaient entraîné en juillet la démission du PDG, Hisao Tanaka, et de ses deux prédécesseurs directs, tous jugés responsables de ces irrégularités.
Finalement, au total, le résultat net a été sur-évalué de 155,2 milliards de yens (1,1 milliard d'euros), et de 224,8 milliards de yens avant impôts (1,69 milliard d'euros), selon les chiffres communiqués par la firme.
Avant ce scandale, Toshiba escomptait pour l'an passé un bénéfice net de 120 milliards de yens, un gain d'exploitation de 330 milliards et des ventes de 6.700 milliards, mais le groupe avait dû annuler ces prévisions quand l'affaire a pris une mauvaise tournure.
Compte tenu des malversations découvertes, la Bourse de Tokyo devrait, selon la presse, adresser à Toshiba une "mise en garde spéciale". Cela signifie que, d'après les investigations menées, les falsifications constatées ne sont pas considérées justifier une radiation, mais une amélioration des procédures internes s'impose.
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L'action, qui baissait de près de 3% dans les premières minutes de transactions lundi, est remontée ensuite de 3,6% juste après la publication des résultats, avant de revenir à +1,75%, à 352,6 yens. Une assemblée générale extraordinaire des actionnaires est prévue le 30 septembre.
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