Comment l'ancienne star des netbooks tente de combler son retard sur les tablettes et le "cloud"

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Le constructeur taïwanais Acer rachète une société californienne spécialisée dans l'informatique à distance, et ouvre un centre de R&D pour se développer sur le marché chinois des tablettes et des smartphones. Acer tente ainsi de rattraper son retard par rapport à l'iPad d'Apple.

Acer est en veine d'annonces. Mardi matin, le constructeur informatique taïwanais a fait part, pêle-mêle, d'une acquisition aux Etats-Unis, de l'ouverture d'un centre de recherche et développement (R&D) en Chine et de la nomination d'un nouveau directeur dans ce pays. Toutes ces annonces possèdent un point commun : elles concernent les relais de croissance d'un groupe qui était encore une star de l'informatique il y a un an, mais qui n'est plus que l'ombre de lui-même aujourd'hui, après avoir raté le virage des tablettes tactiles.

iGware, la société californienne sur laquelle Acer vient de faire main basse, pour 320 millions de dollars, est spécialisée dans le "cloud computing." Cette acquisition permettra à Acer de se déveloper sur le marché de l'informatique à distance, qui devrait plus que doubler d'ici à 2014, pour tutoyer les 150 milliards de dollars, selon l'institut Gartner. Le centre de R&D inauguré à Chongqing, lui, est destiné à renforcer la présence du groupe sur le marché chinois des tablettes et des smartphones, sous la houlette d'un nouveau directeur en Chine, Dave Chan.

"Cloud computing" et appareils mobiles vont de pair, le premier permettant l'usage des seconds. Si Acer, qui a lancé ses premières tablettes en avril, soit un an après la sortie de l'iPad d'Apple, met désormais l'accent sur la mobilité, c'est parce que la concurrence de ces ardoises électroniques, à commencer par l'iPad, a fortement nui aux ventes de ses netbooks, ces mini ordinateurs ultra plats qui avaient fait le succès du groupe ces dernières années. Depuis plusieurs mois, Acer accumule les alertes sur résultats et son cours de Bourse dévisse de 55% depuis le début de l'année.

Des contre-performances qui ont coûté son poste au patron Gianfranco Lanci, en avril. Selon le site Digitimes, ce dernier serait en passe d'être recruté par Samsung, afin de développer l'activité ordinateurs du groupe sud-coréen d'électroniqu. Il est vrai que, faute d'avoir su négocier le virage des tablettes, Lanci avait fait d'Acer le deuxième fabricant mondial d'ordinateurs en 2009, en lieu et place de l'américain Dell.

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Commentaires
a écrit le 26/07/2011 à 13:15 :
Le gros problème, c'est celui du positionnement. On trouve pour 300EUR des netbook largement plus performants que les iPad qui valent 2/2,5 fois plus. Mais on peut penser que le marché est "mature" en ce sens que changer pour un ordinateur plus puissant n'apporte plus rien. Sauf pour des "niches" (tablettes, geek, joueurs,...) dans lesquelles il est plus aisé de tirer les prix vers le haut. Le "cloud" (ou tout autre concept marketing aussi fumeux...) n'est rien d'autre qu'un retour aux sources. Depuis le début IBM préconisait des calculateurs centralisés. Et a été "obligé" de passer au PC. Lequel est devenu tellement puissant qu'il peut très bien faire les calculs "à la maison". De là on est parti vers les cascades de programmes/màj de Microsoft, et les virus, et tout et tout. Maintenant que les communications deviennent très performantes (au moins 10Mbps avec la fibre à l'immeuble), il redevient pertinent de ne pas encombrer son HDD avec des données à durée de vie limitée; à màj instantanée; exempte de tout virus (puisque rien (ou à peu près (et aisément nettoyable)) ne sera "résident). Le pari n'est pas idiot; mais c'est un pari...

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