Jeu vidéo : Activision-Blizzard (Candy crush, World of Warcraft, Call of Duty) fortement bousculé par un #MeToo interne
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Jonathan Alcorn
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Mercredi 17 novembre, le prix des actions d'Activision-Blizzard a chuté de 2,5%. Et pour cause : la veille, le Wall Street Journal exposait dans une longue enquête l'inaction du CEO (et actionnaire) Bobby Kotick face aux cas d'harcèlements et d'agressions sexuelles d'employés hommes contre des femmes de l'entreprise. Fourni de détails et nourri de témoignages et de documents internes, l'article révèle plusieurs nouvelles histoires d'agressions sexuelles dans différents studios de l'entreprise.
Surtout, il insiste sur le fait que Kotick, en poste depuis 30 ans, ne remontait pas les incidents dont il avait connaissance - même les plus extrêmes, comme le suicide d'une employée suite à la diffusion de photos dénudées - au conseil de direction et aux investisseurs. Le comité de direction affirme de son côté que les informations soumises au cadre réglementaire lui sont remontées.
Le jour des révélations, 150 employés du groupe ont arrêté de travailler pour exiger des réponses sur la situation. Dans la foulée, 500 salariés ont signé une pétition pour appeler le CEO à démissionner de ses fonctions, une demande également déposée par un groupe d'actionnaires.
L'article du Wall Street Journal fait suite à l'ouverture d'une enquête en Californie cet été sur des cas de de harcèlement, agressions sexuelles ou encore inégalités de paiement au sein d'Activision, alimenté par plus de 500 rapports. Face à la tempête médiatique, Bobby Kotick, payé 154 millions de dollars en 2020 (136 millions d'euros), s'était engagé à réduire sa rémunération annuelle à seulement à 62.500 dollars (près de 55.000 euros), et à introduire une politique de tolérance zéro face au harcèlement.
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Il affirmait alors qu'il n'avait pas eu vent des incidents. Au WSJ, la porte parole d'Activision-Blizzard défend qu'il "ne peut pas être raisonnablement attendu de lui qu'il soit à jour sur tous les problèmes du personnel", mais concède que parfois Activision "n'a pas réussi à s'assurer que le comportement de ses employés soient en accord avec les valeurs et les attentes de l'entreprise".
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