Avec Tremplin, l'Etat tente de sortir la French Tech de son entre-soi
François Manens
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La Mission French Tech le reconnaît elle-même : l'écosystème des startups a besoin de plus de diversité. Les entrepreneurs restent en écrasante majorité des hommes, blancs, parisiens, issus de milieux aisés. Alors pour sortir un peu de cet entre-soi, elle a lancé en 2019 le French Tech Tremplin, un programme d'accompagnement en deux temps -une formation puis un passage en incubateur- à destination d'entrepreneurs en devenir issus de territoires ou de milieux sociaux sous-représentés. Ce Tremplin en est déjà à sa 3e saison, présentée le 15 septembre, avec une sélection encore agrandie à 434 lauréats (dont 30% de femmes) soit presque autant que les deux premières éditions réunies (470). Ces derniers sont répartis dans plus de 20 "capitales French Tech" de la France métropolitaine et de l'Outre-mer.
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Alors même que les startups nées de la première promotion n'en sont qu'à leur phase d'amorçage, le programme a déjà convaincu le ministère de l'Economie, dont dépend la French Tech. Le directeur adjoint de la Mission French Tech, Louis Fleuret, a annoncé que le budget du dispositif était désormais « sanctuarisé », c'est-à-dire intégré dans le budget de Bercy. Il provenait auparavant du Plan Investissement Avenir (connu sous l'acronyme PIA), et devait être renouvelé à intervalle régulier. Les saisons du Tremplin vont donc se succéder, avec l'ambition de le faire évoluer à chaque édition et d'ouvrir le programme à toujours plus de territoires.
François Manens