Réservation de parkings : Onepark lève 15 millions d'euros pour conquérir l'Europe

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La startup française Onepark, surnommée le Booking.com des places de parking, vient de lever 15 millions d'euros auprès de AccorHotels, ADP et Keolis.
La startup française Onepark, surnommée le "Booking.com" des places de parking, vient de lever 15 millions d'euros auprès de AccorHotels, ADP et Keolis. (Crédits : Onepark)
Surnommé le "Booking.com" des places de parking, la startup française Onepark vient de boucler un troisième tour de table de 15 millions d'euros - un peu plus d'un an seulement après sa dernière levée de fonds de 12 millions d'euros. Objectif : accélérer son implantation en Europe.

Onepark passe à la vitesse supérieure. La startup spécialisée dans la réservation de places de parking en ligne vient de boucler un troisième tour de table de 15 millions d'euros auprès du groupe AccorHotels et ADP (Aéroports de Paris), qui font leur entrée au capital. Son investisseur historique, Keolis (détenu à 70% par la SNCF), ainsi que les business angels français Christophe Courtin (fondateur du groupe Santiane) et James Blouzard (co-fondateur du groupe Wonderbox) participent également à l'opération. La jeune pousse française avait déjà réalisé une levée de fonds de 12 millions d'euros en novembre 2017, après une série A de 2,5 millions d'euros en octobre 2015.

"Nous avons vocation à devenir le leader européen de la réservation de parkings en ligne. Pour dominer rapidement le marché, cela nécessite des investissements significatifs en terme d'humains, de produit et de marketing", assure David Vanden Born, Pdg et co-fondateur de Onepark.

Lancé en 2014, Onepark permet aux automobilistes de réserver des places vacantes de parking et de payer directement avec son smartphone via l'application. Sa particularité : utiliser les places vacantes de tous types d'acteurs, qu'il s'agisse d'établissements publics (gares, aéroports) mais aussi d'entreprises privées (hôtels, bureaux...). Surnommé le « Booking.com » des places de parking, la jeune pousse parisienne revendique désormais 100.000 places disponibles dans 1.500 parkings européens, dont 1.000 en France. D'ici 2023, Onepark vise 5.000 parkings référencés sur sa plateforme de réservation - soit près du triple de son inventaire actuel en Europe.

Acquérir des parkings stratégiques grâce aux grands groupes

Pour y parvenir, la startup mise sur des partenariats avec des grands groupes comme AccorHotels, partenaire depuis le lancement de la plateforme lui permettant d'accéder à des emplacements stratégiques dans les grandes agglomérations européennes.

"Nous voulons développer davantage de synergies avec de grands groupes. C'est pourquoi Onepark va accélérer le déploiement de sa plateforme dans 1.000 établissements européens appartenant à AccorHotels [ndlr : la startup est déjà déployée dans près de 250 établissements du groupe]. Cela nous permet d'avoir des garanties d'apports importants pour certains marchés, comme l'Allemagne et l'Italie", explique David Vanden Born.

"Cette levée de fonds est aussi l'occasion de se rapprocher d'ADP pour un déploiement progressif à Orly et à Roissy", étant donné que le groupe dispose de 40.000 places de parkings dans les aéroports parisiens.

Accélérer son déploiement en Europe

La plateforme revendique 750.000 utilisateurs actifs et 30.000 nouveaux inscrits tous les mois. Environ 60% de sa clientèle est constituée par des touristes (laissant leur voiture dans les gares, les aéroports, les hôtels...), 20% pour les réservations de courte durée et de dernière minute en centre-ville et enfin, 20% pour les réservations à long terme sous forme d'abonnements. Au total, près de 250.000 heures de stationnement sont vendues chaque jour sur Onepark. Grâce à cette nouvelle levée de fonds, la jeune pousse entend accélérer son implantation en Europe.

"Nous continuons de nous concentrer exclusivement sur le marché européen. Il y a deux ans, Onepark était encore une startup franco-française et nous sommes désormais présents dans 7 pays européens (France, Espagne, Belgique, Suisse, Italie, Allemagne et Pays-Bas)", liste David Vanden Born. "Nous voulons-nous déployer au Portugal au cours du premier trimestre. Nous regardons également certains pays de l'Europe de l'Est pour 2019/2020."

La startup de 55 salariés - dont 40 à Paris - va donc renforcer ses effectifs. Une centaine de recrutements seront réalisés d'ici 2019/2020, dont la moitié sera dédiée aux bureaux étrangers.

Améliorer l'application

Onepark va également améliorer sa plateforme de réservation. "Au cours du deuxième semestre 2019, nous allons investir significativement dans notre produit pour fluidifier l'expérience client, notamment sur les applications mobiles iOS et Android", précise David Vanden Born. Onepark veut affiner les critères de recherches avancées et améliorer la réservation instantanée de dernière minute. Enfin, pour satisfaire ses nouveaux marchés européens, la startup va intégrer des modes de paiements "spécifiques, mais très populaires selon les pays, ce qui devraient nous permettre d'améliorer la conversion d'utilisateurs", souligne le co-fondateur de Onepark. Ainsi, l'entreprise va proposer Sofort en Allemagne, Multibanco au Portugal et Ideal aux Pays-Bas.

Pour chaque paiement transitant par sa plateforme, Onepark prélève une commission variable d'environ 30% avant de reverser l'argent aux "fournisseurs de places", pour qui l'accès à la plateforme est gratuit. L'application est également gratuite pour les utilisateurs. La jeune pousse ne communique pas son chiffre d'affaires. Elle espère atteindre une rentabilité sur le marché français d'ici fin 2019, selon son co-fondateur. "Cela démontre la viabilité de notre modèle économique et notre capacité à s'auto-financer à terme", se félicite David Vanden Born, avant d'espère une "rentabilité globale d'ici quelques années".

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Commentaires
a écrit le 17/01/2019 à 11:41 :
Une économie ennuyante à mourir mais une énième taxe offerte aux multinationales privées et donc à leurs actionnaires.

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