WeWork tout près de la banqueroute, le champion déchu du coworking a-t-il encore un avenir ?
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China Stringer Network
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WeWork a -encore- besoin d'être sauvé. Après être passé tout près de la banqueroute en 2019 suite aux frasques de son fondateur Adam Neumann, le champion new-yorkais des bureaux partagés, qui a atteint la valorisation exorbitante de 47 milliards de dollars en septembre 2019, est à nouveau au bord du gouffre. Et ce sont les dirigeants eux-mêmes qui le disent dans un courrier envoyé à la Securities and Exchange Commission (SEC), le gendarme boursier américain. « Il existe un doute substantiel quant à la capacité de l'entreprise à poursuivre ses activités », explique pudiquement l'entreprise.
Le principal responsable pointé du doigt par WeWork est la dégradation de l'économie mondiale depuis le début de l'année, qui empêche WeWork à la fois de recruter de nouveaux locataires dans ses bureaux partagés à travers le monde, mais aussi de conserver une partie des locataires actuels. Séduisant essentiellement des travailleurs freelance et des entreprises, WeWork pâtit en outre de l'essor du télétravail, qui, couplé à l'inflation et aux tensions économiques, encourage une partie de ses membres à réduire leurs coûts d'hébergement.
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WeWork perd donc énormément d'argent. L'entreprise a annoncé mardi 8 août une perte nette de 397 millions de dollars (361,5 millions d'euros) pour le deuxième trimestre 2023, pour un chiffre d'affaires de 877 millions de dollars (798,5 millions d'euros. Si les revenus augmentent de 4% sur un an, le PDG par intérim de l'entreprise, David Tolley, admet une « légère baisse des adhésions » : « L'offre excédentaire dans l'immobilier commercial, la concurrence croissante dans le coworking flexible, et la volatilité macroéconomique, ont entraîné une rotation des membres plus élevée et une demande plus faible que prévu », note-t-il.