Assistants vocaux : Apple et Google suspendent les écoutes de vos conversations
A.C avec AFP

Selon Apple, moins de 1% des activations quotidiennes de Siri est utilisé pour les écoutes par des humains.
Reuters
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Selon Apple, moins de 1% des activations quotidiennes de Siri est utilisé pour les écoutes par des humains.
Reuters
Période de turbulences pour les assistants vocaux. Siri (Apple), Google Assistant, Alexa (Amazon)... Ces applications, installées sur smartphone ou enceinte connectée, permettent de répondre à certaines questions ou réaliser quelques taches. Autant de précieuses requêtes écoutées par des humains pour les géants du Web.
Apple a annoncé ce vendredi 2 août suspendre son programme d'écoute. Le fabricant d'iPhone dit vouloir le relancer en permettant aux utilisateurs de Siri de participer à l'expérience en connaissance de cause. Une enquête du Guardian, publiée le 26 juillet, est à l'origine de la polémique.
Selon Apple, moins de 1% des activations quotidiennes de Siri est utilisé pour les écoutes, qui ne durent généralement que quelques secondes. Le but est d'affiner la compréhension et la diction pour améliorer l'assistant vocal. La firme de Cupertino n'est pas la seule à avoir mis en place de genre de programme. Ses concurrents - Amazon, Google ou encore Microsoft - se livrent aussi à cette pratique controversée.
Une autorité locale allemande a obtenu jeudi que Google suspende pour trois mois à compter du 1er août, dans toute l'Union européenne, l'analyse des écoutes par des employés vocaux, rapporte l'AFP. A la suite de révélations de presse à la mi-juillet, le mastodonte américain avait admis que ses employés ou des sous-traitants écoutaient des fragments d'enregistrements de conversations pour perfectionner la compréhension des différentes langues et des accents de ses logiciels d'intelligence artificielle.
La firme de Mountain View a indiqué que ses employés n'ont accès qu'à 0,2% des enregistrements et que ces derniers ne sont "pas associés aux comptes des utilisateurs". Elle rappelle aussi que les utilisateurs peuvent modifier leurs paramètres pour désactiver le stockage des données audio sur leur compte personnel Google, ou les supprimer automatiquement tous les 3 ou 18 mois. Insuffisant pour l'office de la protection des données de Hambourg (HmbBfDI).
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La période de trois mois est la durée maximale prévue par la réglementation européenne RGPD pour une telle mesure locale. Cette autorité estime aussi que les assistants en général, qu'ils soient commercialisés par Google, Amazon ou Apple présentent "un risque élevé pour la confidentialité et la protection de la vie privée des personnes concernées".
A.C avec AFP