Fake news et élection présidentielle : Facebook et Twitter se défendent face au Sénat américain
Guillaume Renouard, à San Francisco
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Mark Zuckerberg
Reuters
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Mark Zuckerberg
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Jack Dorsey et Mark Zuckerberg, tous deux présents par visioconférence (Covid-19 oblige), ont été cuisinés durant plus de quatre heures et demie par les sénateurs américains mardi. Les dirigeants de Twitter et Facebook étaient convoqués devant le Comité judiciaire du Sénat des États-Unis pour défendre la politique adoptée par leurs plateformes respectives en matière de modération des contenus.
Un sujet que la très récente élection présidentielle américaine a contribué à rendre encore plus sensible et médiatique que d'ordinaire. Sans surprise, un grand nombre de questions se sont donc focalisées sur le scrutin et la manière dont les deux dirigeants ont dirigé leur barque durant cette échéance historique.
De nombreux élus démocrates ont pointé la façon dont Donald Trump et une partie de sa famille politique, qui refusent de reconnaître leur défaite, utilisent les réseaux sociaux pour faire circuler de fausses informations à ce sujet et inciter leurs troupes à rester mobilisées. Les nombreuses allégations de fraude (pour la grande majorité sans fondement) qui circulent sur les réseaux sociaux ont notamment suscité leur inquiétude.
Si les élus démocrates ont été nombreux à saluer les efforts déployés par Twitter et Facebook pour limiter l'impact de ces publications, tous ont également suggéré que les deux plateformes n'en faisaient pas assez, et ont contesté l'efficacité de certaines mesures adoptées jusqu'à présent.
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« Dans un contexte comme celui-ci, ce genre de messages peut s'avérer déterminant pour provoquer l'indignation d'un grand nombre de personnes, et les inciter à des actions potentiellement violentes », a renchérit sa collègue Dianne Feinstein, sénatrice de Californie.
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