Alors que l'idée d'une récession mondiale s'installe dans les esprits, les valeurs tech sont délaissées par les investisseurs. Sur un an, le Nasdaq a ainsi perdu près de 27%, peinant à se reprendre. Une fonte inexorable, depuis le mois de juin, et qui s'est amorcée à la suite des quatre hausses consécutives des taux d'intérêt fixés par la Banque centrale américaine. Résultat, loin des bénéfices de la période Covid, les poids lourds de Wall Street ont vu leur capitalisation chuter d'une année sur l'autre : sur un an, Alphabet affiche -34%, l'action Amazon -44%, Microsoft -28% et le titre Meta a perdu 66,6%. Apple est le seul à limiter la casse (-0,19%).
En cause, les investisseurs ont tourné le dos aux valeurs tech à la suite de la publication de leurs résultats, là aussi frappés par la baisse des budgets marketing et publicitaires, en plein ralentissement mondial. Amazon a ainsi enregistré une baisse de 9% de son bénéfice net au troisième trimestre et a fait état d'un chiffre d'affaires inférieur aux attentes.
Le géant du e-commerce est même passé symboliquement sous la barre symbolique du trillion de dollars de capitalisation. Celle-ci a ainsi chuté de 245 milliards de dollars en trois semaines, soit la plus forte baisse parmi les cinq géants, selon les données de TradingPlatforms.com. Amazon détient ainsi le triste record d'être la première entreprise à perdre plus de 1.000 milliards de dollars de valorisation en Bourse.
Alphabet, la maison mère de Google, a également réalisé cet été sa plus faible croissance de son chiffre d'affaires depuis 2013, hormis le début de la pandémie de Covid.