Google Cloud lance son offensive sur le marché français
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Opération séduction des entreprises françaises pour Google Cloud, qui détaillait ce 30 juin sa feuille de route sur le marché français. Solide troisième acteur mondial du cloud avec environ 10% de parts du marché, l'entreprise reste néanmoins loin derrière l'ogre Amazon Web Services (33% de parts de marché) et son dauphin Microsoft Azure (22%). Mais sa position lui permet tout de même de dégager 5,8 milliards de dollars de chiffres d'affaires (5,6 milliards d'euros) au premier trimestre 2022, affichant une croissance annuelle de 44%.
En plein boom, l'entreprise de cloud mise enfin sur la France avec l'installation de ses premiers datacenters. L'objectif est double : absorber sa propre croissance d'activité et répondre à une demande d'hébergement des données dans l'Hexagone. Google Cloud a également présenté sa coentreprise avec Thales, dénommée S3ns. Cette dernière doit répondre au modèle controversé de « cloud de confiance » impulsée par le gouvernement en 2021. Comme son offre concurrente Bleu (pilotée par Orange et Capgemini avec une technologie Microsoft Azure), S3ns n'arrivera pas sur le marché avant 2024, et même plus précisément au deuxième semestre.
Alors que Google Cloud est arrivé sur la marché français il y a plus de 10 ans, le géant de la Silicon Valley n'avait pas encore d'infrastructure sur le territoire. Aujourd'hui a été annoncée l'ouverture de « la région France », la 34e de l'entreprise américaine dans le monde. Dans son jargon, une « région » comporte au moins trois datacenters répartis à une distance relativement proche, ici en région parisienne.
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D'un côté, cette ouverture est le signe d'une accélération commerciale de l'hyperscaler dans l'Hexagone. Dans le Figaro, le PDG de Google Cloud Thomas Kurian affirme que « la France est un pays prioritaire », et le directeur général de Google Cloud France, Anthony Cirot, complète dans le Monde Informatique que « notre arrivée en France coïncide avec l'accélération du nombre de nos clients et la nécessité de lourds investissements et d'atteindre la taille critique ». Google hébergeait jusqu'ici ses clients français dans ses infrastructures en Belgique, aux Pays-Bas ou encore en Angleterre. Techniquement, le rapprochement des datacenters va permettre à ces derniers d'avoir encore moins de temps de latence (décalage entre l'envoi d'une commande informatique et sa réalisation). Mais cette latence (annoncée à 5 millisecondes en moyenne) était déjà négligeable pour une écrasante majorité d'entreprises.