LaFourchette veut conquérir les villes moyennes

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« Nous ne sommes plus une start-up », revendique-t-on chez LaFourchette. Avec dix années au compteur, la plate-forme de réservations en ligne de restaurants est la première du genre en Europe avec 16 millions de visites par mois et 45.000 restaurants partenaires. Son objectif d'ici 3 ans : se déployer dans les pays où l'entreprise est déjà implantée. La société française entend donc se renforcer dans les villes moyennes et la périphérie des agglomérations en France, en Espagne et en Italie.
Lancée en 2007 dans l'Hexagone, puis en Espagne, la jeune pousse a été avalée par le géant américain Trip Advisor en 2014. Depuis deux ans, LaFourchette est passée de 3 à 11 pays - dont la Belgique, la Suisse, l'Italie, la Suède, le Danemark, le Portugal ou encore le Brésil. Elle emploie actuellement plus de 600 employés.
La plate-forme de réservation souhaite également élargir sa clientèle. Après les dîners en amoureux et les déjeuners entre amis, LaFourchette veut s'attaquer aux repas d'affaires et de groupes. Cela passera par une nouvelle sélection de restaurants, mais aussi un développement du moteur de recherche.
Voire pour un plaisir en solitaire. Les réservations de tables pour une seule personne ont augmenté de 25% en France l'année dernière.
LaFourchette, qui refuse du communiquer sur son chiffre d'affaires, se targue d'avoir généré 1 milliard d'euros de chiffre d'affaires pour les restaurants partenaires - au nombre de 12.000 en France. Si l'inscription sur la plate-forme est gratuite pour les restaurateurs, ils se voient prélever une commission à chaque réservation sur la plate-forme, allant de 1,5 à 5 euros. En France, la commission s'établit à 2 euros par couvert. En parallèle, la société propose une version payante de son logiciel, avec un abonnement de 50 à 80 euros par mois.
Les restaurateurs reçoivent en temps réel les réservations via le logiciel. Une petite révolution depuis le lancement du site.
Conséquence : les notifications se faisaient le plus souvent par SMS - pour ceux qui en avaient - ou par téléphone fixe. Mais les pics de réservations, comme pour les soirs de Saint-Valentin, a montré les limites du système.
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Autre point sensible pour les restaurateurs : le yield management, qui permet de varier le prix en fonction de la demande afin d'augmenter le taux de remplissage. Cette technique, appliquée dans l'hôtellerie et le transport, a été déployée depuis 2009 par LaFourchette. Le restaurateur peut choisir le rabais souhaité, le nombre de couverts sur lequel appliquer la réduction, ainsi que le créneau horaire. « Au début, les restaurateurs pensaient perdre de l'argent à cause des promotions, se souvient Bertrand Jelensperger. Mais nous leur avons expliqué qu'une table vide, c'est une table de perdue. »
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